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    Évolution des perceptions des agriculteurs après 10 ans d’utilisation

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    Une équipe de chercheurs de l’Université Laval publiait les résultats d’une étude portant sur la perception des agriculteurs québécois sur les OGM. Financée par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), l’étude visait à analyser l’évolution des perceptions depuis 2003, alors qu’une étude semblable avait été réalisée. Aux fins du projet, 516 producteurs québécois de grandes cultures (maïs, soja et canola) ont répondu à un questionnaire qui leur a été envoyé par la poste.

    Le rapport est divisé en 10 sections et aborde les thèmes suivants :
    - Les aliments GM;
    - Le contrôle de l’agriculture québécoise;
    - Les cultures GM et l’agriculture biologique;
    - Les cultures GM et l’environnement;
    - Le choix des cultures à ensemencer;
    - La rotation de cultures;
    - Les pratiques de fertilisations des champs;
    - Les pratiques de gestion des ravageurs;
    - Les zones de refuge pour le maïs Bt;
    - Les enjeux financiers et de ségrégation des cultures GM.

    Dans les faits saillants de l’étude, les auteurs soulignent que :
    - Plus de la moitié des producteurs de cultures GM disaient avoir appliqué davantage de bonnes pratiques de conservation du sol depuis qu’ils utilisent ces cultures GM.
    - La tolérance de la présence des insectes nuisibles dans les champs a augmenté très significativement entre les sondages de 2003 et de 2012.
    - Les semences GM ont significativement  réduit  le nombre et la quantité d’applications d’insecticides selon presque 50 % des utilisateurs des cultures GM, ainsi que le nombre et la quantité d’applications d’herbicides selon 60 % d’eux. 
    - Parmi les producteurs de cultures GM sondés en 2012, plus de 70 % avouent qu’ils ont diminué les heures de travail aux champs depuis qu’ils sèment des cultures GM.

    Cependant, les auteurs ont aussi noté que :
    - Les producteurs sont beaucoup moins susceptibles à dire que les cultures GM nuisent au développement de l’agriculture biologique et sont beaucoup plus propices à dire qu’il est acceptable de semer une culture GM près d’une culture biologique.
    - La moitié des producteurs interrogés en 2003 et en 2012 croyaient que les cultures GM facilitent la rotation des cultures. Cependant, presque 50 % des producteurs de maïs GM et de soja GM sondés en 2011 ont avoué qu’ils avaient, entre 2010 et 2011, ressemé sur la même terre des cultures GM.
    - Parmi les producteurs qui avait déjà semé le maïs Bt avant 2012, environ 40 % déclarent qu’ils ne sont pas convaincus que les lieux de refuges pour les pyrales sont importants et presque 60 % avouent qu’ils n’aiment pas l’exigence de changer de semences en cours de travail pour ensemencer les refuges de maïs non-Bt.

    Le rapport détaillé est disponible en ligne. 
     

    Organisation : Université Laval
    Auteur(s) : Gale West
    Date de publication : 08 janvier 2015

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