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Cultures maraîchères et fruitières en serre, Avertissement No 2, 6 août 2026
06 août 2026
Baisse de luminosité à venir : prévenir les maladies avant leur apparition. Mildiou des cucurbitacées et mildiou de la pomme de terre : pas encore de cas observés, vigilance pour les prochaines semaines.   BAISSE DE LUMINOSITÉ : PRÉVENIR LES MALADIES AVANT LEUR APPARITION   À partir de la mi-août, la diminution du rayonnement et le raccourcissement des journées modifient progressivement l'équilibre climatique des cultures. Comparativement au début de l'été, les cultures disposent d'une photopériode réduite d'environ deux heures. Le rayonnement disponible, la quantité d’énergie fournie par le soleil par m2, diminue également, souvent de 20 à 25 %, en raison de cette diminution de la photopériode, mais aussi parce que les rayons solaires frappent l’hémisphère nord avec moins d’intensité. Cette transition ralentit l'assèchement du couvert végétal, prolonge les périodes d'humidité relative élevée et augmente les risques de condensation, particulièrement lors des transitions jour-nuit et des périodes nuageuses successives. Dans ce contexte, les maladies favorisées par l'humidité deviennent plus préoccupantes, notamment le blanc (oïdium) (photo 1), la moisissure grise (Botrytis) (photo 2), la moisissure olive (cladosporiose) (photo 3), ainsi que diverses maladies opportunistes associées au maintien prolongé d'un couvert végétal humide. La diminution du rayonnement solaire réduit également la consommation d'eau des cultures et raccourcit la période disponible pour le lessivage. Si la stratégie d'irrigation n'est pas ajustée, les substrats ont tendance à demeurer plus humides et moins oxygénés, ce qui peut limiter l'activité racinaire et augmenter les risques de maladies racinaires. De plus, lorsque la charge en fruits devient trop importante par rapport au rayonnement disponible, une perte de vigueur peut s'installer et accentuer les stress subis par la culture. Selon l'état des plants, un ajustement de la charge fruitière peut contribuer à maintenir Lire la suite
Cultures maraîchères et fruitières en serre, Avertissement No 1, 22 juin 2026
22 juin 2026
  PLUSIEURS CAS DE CHANCRE BACTÉRIEN EN SERRE : STRATÉGIES D’INTERVENTION INCLUANT CELLES POUR LES TOMATES DE CHAMP    Plusieurs cas de tomates en serre affectées par le chancre bactérien (Clavibacter michiganensis subsp. michiganensis) ont été signalés au sous-réseau Cultures maraîchères et fruitières en serre du RAP : des cas déclarés dans les dernières années, mais non réglés, et trois nouveaux cas, deux en Montérégie et un dans les Laurentides. La problématique n’est pas localisée dans ces régions, il s’agit d’une des maladies les plus dommageables pour la culture en serre et elle est persistante si des mesures drastiques ne sont pas entreprises rapidement dès la déclaration de la maladie.   Comme la période d’incubation (période où les symptômes ne sont pas visibles) peut durer jusqu’à 30 jours, il est essentiel de mettre en place des mesures pour éviter la propagation de la bactérie du champ vers la serre et vice-versa, même lorsque les plants ne présentent pas de symptômes.   En serre et en champ, la maladie se manifeste différemment. En tunnel chenille, les symptômes s’apparentent davantage à ceux du champ.  Symptômes en serre  En serre, un des premiers symptômes est le flétrissement de la tête du plant, suivi de l'apparition de brûlures grisâtres qui deviennent par la suite beiges sur les folioles médianes et basales. Les taches sont situées entre les nervures et peuvent être accompagnées ou non d’un flétrissement. L'épiderme des fruits montre des lignes verdâtres à blanchâtres. Symptômes typiques de chancre bactérien sur une foliole de tomate en serre Photo : LEDP (MAPAQ) Symptômes atypiques de chancre bactérien sur une foliole de tomate en serre Photo : S. Hrimech (Services-conseils Profiteausol)   Symptômes de chancre bactérien sur les fruits et les feuilles de tomate Lire la suite
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