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Retour sur la saison des annuelles 2016, partie 2.


La partie 1 du Retour sur la saison des annuelles 2016 a traité de la saison de production, des cultivars à valeur sûre, des tendances de marché et enfin, de l’achat local. Poursuivons ce retour avec d’autres tendances, les méthodes de commercialisation, les activités de l’industrie et la phytoprotection.

Un créneau porteur
Le végétal est un créneau porteur pour les prochaines années. En effet, six tendances se dessinent et elles seront la source d’opportunité d’affaires pour les entreprises. Ces tendances traversent tous les groupes d’âge susceptibles d’être sensibilisés par les plantes et un environnement vert procurant le mieux-être. Les voici :
  1. 1. Le potager de légumes et de fines herbes. Que ce soit sur une terrasse, dans un potager en sol ou sur un balcon, le potager est un espace de vie pour manger sain.
  2. 2. La phytotechnologie. Ce sont les murs végétaux, les toits verts, les plantes pour les bandes riveraines, les écrans végétaux antibruit et autres infrastructures vertes.
  3. 3. L’agriculture urbaine. Les jardins communautaires, la culture des pousses et des mini-salades en enceintes closes, le foodscaping, verdissement des ruelles et des toits et la transformation de terrains vagues en espaces verts sont parmi les projets présents dans les villes. Pour l’ensemble de l’industrie, il faudrait éviter d’associer trop souvent agriculture urbaine avec les plantes comestibles. Les parcs, les rues et les ruelles des villes ont besoin de fleurs annuelles, de vivaces, d’arbres et d’arbustes.
  4. 4. Le jardin-terrasse et les produits « prêt-à-décorer ». On parle ici de la pièce extérieure où il fait bon de recevoir sa famille et ses amis. Les balconnières et les pots de grand diamètre avec des mélanges de fleurs, de fines herbes et de légumes sont les produits « prêt-à-décorer » très tendance.
  5.  5. L’aménagement paysager en «faire faire». Les consommateurs font de plus en plus appel aux entreprises de services pour la pelouse, l’irrigation, l’aménagement paysager ornemental et comestible car ils manquent de temps.
  6. 6. La santé ou le mieux-être par les plantes. Ce point englobe les cinq précédents. Que ce soit dans la maison ou à l’extérieur, de nombreuses études montrent que les végétaux ont un effet bénéfique sur le moral et la santé.
Un mot sur la promotion
Selon un rapport du CEFRIO (www.cefrio.qc.ca) en 2016, environ 60% et 50% des foyers possèdent un téléphone intelligent et/ou une tablette respectivement.  De plus, le québécois consulte internet et les médias sociaux en moyenne 22 heures par semaine. Le consommateur est susceptible d’être plus informé sur le jardinage en général mais à l’opposé, il manque de temps pour jardiner. Chaque entreprise est un cas unique et doit décider de la façon de promotion de ses produits. Pour ceux qui opèrent un commerce de détail, la présence sur le web devient un « must ». Cette présence crée des opportunités en ce sens qu’elle peut générer des ventes et permet d’entretenir la clientèle et de la fidéliser. De plus, votre entreprise est visible en tout temps. Que ce soit sur un site web ou sur des réseaux sociaux, un internaute peut visiter votre entreprise à toute heure du jour. D’un autre coté, entretenir en informations et en nouvelles vos réseaux sociaux et votre site web demande des efforts et du temps ainsi que des coûts. Malgré la masse d’information sur le jardinage transmise par le numérique, des commerces de détail rapportent de bons résultats avec des feuillets publicitaires imprimés pour rejoindre leur clientèle au printemps, pensons ici au Publisac et les hebdos régionaux.

Afin que le jardinage demeure dans le radar du consommateur, il y a eu de nombreuses activités de promotion au printemps 2016. Elles influencent le consommateur à acheter. Certaines activités sont spécifiques alors que d’autres sont plus générales, en voici quelques unes :
  • Des feuillets imprimés pratiques traitant de l’utilisation des annuelles, des vivaces, des plantes potagères et autres. Ils étaient disponibles en centre-jardin;
  • Des conférences en centre-jardin donné par un conférencier de réputation;
  • Les dons de fleurs aux citoyens dans certaines municipalités;
  • Le Salon de l’Aménagement extérieur à Laval;
  • Le programme Les Exceptionnelles;
  • Les Fleurons du Québec;
  • Les Rendez-vous horticoles du Jardin Botanique;
  • La campagne de promotion « Mettez du jardin dans votre vie »;
  • Cultiver Montréal;
  • Le cahier spécial Aménagement extérieur de 64 pages du Journal de Montréal;
  • Les chroniques de jardinages dans les journaux comme Le Devoir et autres.
En conclusion, ces activités sont essentielles et doivent être présentes toutes les années car elles maintiennent une présence du jardinage dans l’offre globale des activités de loisir.
 
La qualité des produits
Étant dans le secteur depuis 35 ans, la qualité des produits s’est beaucoup améliorée.  Les raisons sont multiples mais voici quelques unes des plus probantes :
Les serristes gagnent en expérience année après année;
La relève est mieux formée;
Les intrants de production sont plus performants comme les végétaux et les fournitures;
Les conseillers « terrain » sont expérimentés et formés;
Les calendriers et les méthodes de productions sont généralement adaptés aux marchés visés.
 
Le comportement du consommateur est une discipline très étudiée dans les grandes écoles de gestion. Les spécialistes mentionnent que 60 % et plus des décisions d’achats se font sur le lieu d’achat. Donc, lorsqu’il quitte son domicile pour se procurer des fleurs ou des plants de légumes, le consommateur a une idée imprécise des produits qu’il désire acheter. Les produits doivent être beaux et de qualité pour créer un coup de cœur sur le lieu d’achat. L’aspect visuel est très important. Le marchandisage est aussi une composante majeure pour stimuler les ventes ainsi que le dynamisme du personnel sur le lieu de vente. L’offre de produit au consommateur doit toujours être de qualité. Évidemment, lorsque les produits quittent les serres de production, la qualité est généralement là. Si les produits se vendent rapidement et que les stocks baissent, tout est parfait. Cependant, il arrive que dans la chaîne de distribution, ces produits périssables se dégradent pour plusieurs raisons. Voyons ici quelques unes.  Une première raison est dû à de mauvaises conditions sur les aires de ventes (le vent, la pluie, trop ou pas assez d’arrosage, gel tardif, du mauvais temps non propice aux ventes). Le producteur n’est pas à blâmer dans cette situation hors de contrôle. Conséquemment, ces produits se vendent plus lentement et se dégradent encore plus car le consommateur n’est pas enclin à acheter un produit de moindre qualité. Il y aura des pertes ou des retours de marchandise. Une seconde raison pour des ventes moins réussies est que le produit n’est pas celui recherché par le consommateur. Il ne lui apporte pas de solution à son besoin ou à son problème On peut dire aujourd’hui, par rapport au 5-10 dernières années, que les serristes suivent les tendances et la grande majorité des produits sur le marché sont adaptés aux besoins des consommateurs. Une troisième raison pour de faibles ventes est causée par la livraison d’un produit de moindre qualité. Dans ce cas, les plantes peuvent être trop petites à cause d’un temps de production trop court ou, au contraire, elles sont trop matures étant étiolées et non uniformes et avec des fleurs dégradées. Dans ces cas, la qualité n’est pas au rendez-vous. L’achat n’est pas stimulé par un coup de cœur. Ces produits de moindre qualité n’aident pas l’industrie et projettent aux consommateurs une mauvaise image (photos 1 et 2). Il y aura des pertes ou des retours de marchandise. De plus, en les vendant à un coût plus bas au détail, cette stratégie de tirer les prix vers le bas n’assure pas la pérennité et la vigueur de l’industrie.





 
Photo 1. Durant la fête des Mères, plantes trop petites pour le format de pot.       Photo 2. Ces produits n’ont pas la qualité recherchée par le consommateur




















Phytoprotection
En 2016, les principaux problèmes de maladies et d’insectes en serre sur les plantes annuelles ont été les suivants :
 Maladies : blanc, pourritures de racines (Calibrachoa, dahlia, basilic, etc), moisissure grise.
 Insectes : Pucerons, thrips, tétranyques et tarsonèmes.
 
On pourrait voir sur le marché l’Impatiens walleriana en 2017. Bien que le mildiou de l’impatiens ne semble pas présent au Québec depuis 3 ans, il faut mentionner qu’il y a peu de plantation d’impatiens, que les étés et les automnes ont été relativement secs. Cependant, la présence de la maladie a été signalée en 2016 dans les états de NY, Pennsylvanie, Ohio, Delaware, Maryland. Cette plante est toujours à risque et si une épidémie se propage, les consommateurs seront très déçus de leur insuccès de fleurissement. L’industrie a appris à jardiner autrement avec des plantes autant ou sinon plus performantes et rétribuantes pour les producteurs que les impatiens walleriana. 
 
 En terminant, je souhaite aux serristes et à l'ensemble de la filière une saison extraordinaire pour 2017.
 

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Organisation : Michel Senécal, agr.
Date de publication : 14 février 2017

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