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    Vitamines, Bœuf Qualité Plus - Printemps 2001

    La ration la plus nutritive pour l’animal et la plus économique pour le producteur qui répond précisément aux besoins de l’éleveur ou celle qui produit le taux de gain le plus élevé, ne garantit pas nécessairement le meilleur rendement de l’investissement net.

    VITAMINES
      Les rations pour les bouvillons d’abattage nécessitent un apport de vitamines A, D et E.

      VITAMINE A
    • La vitamine A est importante pour la vue et est essentielle pour la croissance et la maintenance des tissus épithéliaux.
    • Les bovins n’utilisent pas la carotène de façon très efficace et ils ne convertissent en vitamine A qu’environ 25 % des équivalents en vitamine A et en carotène présents dans le fourrage. On a constaté des carences en vitamine A chez les bovins nourris à l’ensilage, même si des analyses chimiques avaient indiqué la présence de carotène en quantité suffisante pour répondre aux besoins des animaux en vitamine A.
    • Les animaux ont un besoin minimal de 30 000 UI/jour mais les standards de recommandations sont de 40 000 à 80 000 UI/jour.
    VITAMINE D
    • La vitamine D est nécessaire pour l’absorption du calcium et du phosphore ainsi que pour la formation des os.
    • La vitamine D est présente dans le foin séché au soleil mais non dans l’ensilage.
    • Les recommandations sont de 4000 UI à 6000 UI par jour.
    VITAMINE E
    • La vitamine E est un antioxydant qui travaille de très près avec le sélénium. Elle facilite l’absorption et le storage de la vitamine A.
    • Des niveaux élevés en vitamine E (400-800 UI/jour) pour les premiers 30 jours peuvent augmenter la résistance aux maladies pour les veaux stressés.
    • Pour la vitamine E, les recommandations usuelles sont de 200-300 UI/jour mais on peut monter à 500 UI/jour pour les animaux stressés ou en période de finition.
    • Un apport de 500 UI/jour pour les 100 derniers jours d’engraissement augmente la concentration de vitamine E dans la viande et ainsi, améliore sa couleur, sa stabilité et sa longévité sur les tablettes. Une prime de 3 $/animal est attribuée lorsque le producteur remplit les exigences du projet " Vitamine E ".
    • La chaleur, l’oxygène, l’humidité, le gras, les minéraux et les nitrates réduisent la stabilité de la vitamine E. La concentration de vitamine E dans les aliments diminue lors de l’entreposage et particulièrement dans des aliments humides. C’est pourquoi, l’utilisation de la vitamine E synthétique est plus appropriée.
    VITAMINE K
    • La vitamine K est nécessaire pour la coagulation du sang. Elle est rarement déficiente chez les animaux car elle est synthétisée dans le rumen. Cependant, il peut y avoir une déficience lors de la consommation de fourrage de trèfle contaminé par des moisissures.
    VITAMINE B12
    • Elle est synthétisée par les bactéries du rumen.
    • Un apport de cobalt est nécessaire pour la synthèse de la vitamine B12. Un apport de 0,1 ppm de cobalt devrait être suffisant pour satisfaire la production de la vitamine B12.
    THIAMINE
    • Une déficience de thiamine est le seul problème de carence en vitamines du complexe B connu en Alberta.
    • Les déficiences en thiamine sont rares mais elles peuvent se produire lors de rations riches en grain.
    • La thiamine est importante pour un fonctionnement normal du cerveau.
    • De la thiamine peut être ajoutée pour réduire le stress et redonner de l’appétit.
    NIACINE
    • La niacine entre dans plus de 200 réactions dans le métabolisme des hydrates de carbone, des acides gras et des acides aminés.
    • Elle augmente la synthèse protéique des microorganismes du rumen.
    • Un ajout de niacine dans une ration à base d’ensilage de maïs améliore le gain (5 %) et la conversion alimentaire (10 %).
    UTILISATION DE PRODUITS ALTERNATIFS
    • Les contraintes pour utiliser les produits alternatifs sont l’entreposage, la manipulation et la constance de l’approvisionnement.
    • Le désavantage majeur est le taux d’humidité élevé de certains d’entre eux. La haute teneur en eau en limite l’emploi à cause des difficultés d’entreposage, de manipulation et de conservation.
    • L’approvisionnement irrégulier peut devenir un désavantage en raison de réajustement fréquent de la ration et au déséquilibre créé au niveau de la digestion ruminale.
    • Pour certains produits, il est difficile d’obtenir une analyse chimique juste, d’où une mauvaise estimation de la valeur alimentaire et du potentiel d’efficacité.
    • Les rations riches en gras devront être additionnées de calcium et de magnésium pour compenser la perte due au liage entre le gras et ces deux minéraux. Le gluten de maïs et le gru de blé sont riches en phosphore et nécessiteront probablement une addition de calcium. Des aliments riches en cuivre peuvent causer une déficience en fer et en molybdène.
    • En plus de faire attention pour minimiser le gaspillage, il faut être très attentif à la contamination par des bactéries, aux toxines, aux pesticides, aux mycotoxines, aux métaux lourds et aux antibiotiques qui pourraient se retrouver dans certains produits.
    • Nourrir les animaux avec ces aliments représente une solution gagnante pour le transformateur et l’utilisateur mais seulement si les produits disponibles sont compétitifs sur une base nutritive, s’ils ont une durée de vie raisonnable, s’ils sont sans danger pour la santé et l’environnement, sans perte ni gaspillage et s’ils ne requièrent pas de supplément avec d’autres ingrédients.
    Un bon fournisseur, de bonnes analyses chimiques, un bon entreposage et de bonnes pratiques de gestion représentent la combinaison gagnante.
      Par: Eric Léonard agronome eleonard@upa.qc.ca
      Merci: FPBQ-CDAQ-MAPAQ
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    Organisation : FPBQ- CDAQ-MAPAQ
    Auteur(s) : Eric Léonard, agronome
    Date de publication : 10 octobre 2001
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