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    L’acquisition de l’AOC « Maine-Anjou » en viande bovine

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    « Dans le contexte actuel de la viande bovine, le consommateur, après avoir recherché une réassurance sanitaire sur le produit, est aujourd'hui davantage demandeur d'informations sur les conditions d'élevage de l'animal qu'il va consommer. Il est aussi preneur notamment d'informations sur l'origine géographique et plus particulièrement, sur la zone d'élevage de l'animal, associant à cette indication géographique une image sur les conditions de production de l'animal./ Dans ce contexte de consommation, les démarches d'identification géographique (Appellation d'Origine Contrôlée – AOC – en France ou Appellation d'Origine Protégée – AOP – pour l'UE, et Indication Géographique Protégée – IGP) pourraient présenter un intérêt pour les filières viande souhaitant valoriser des produits issus d'un territoire. / Le travail réalisé présente les principaux points réglementaires de ces démarches (règlement européen n° 2081/92 relatif à la protection des indications géographiques et des appellations d'origine et sa mise en application au niveau français à travers le décret n° 2000-886) et décrit les étapes importantes du processus d'obtention des AOC-AOP ou d'une IGP. La France ne compte aujourd'hui qu'une seule AOC en viande bovine : le "Taureau de Camargue" (aucune en viande ovine) et 9 IGP (3 en gros bovin, 2 en veaux et 4 en agneaux). Ce qui représente un total en viande bovine de moins de 5 000 tonnes (moins de 5 % des viandes bovines sous signe officiel de qualité). / Si un certain nombre d'autres démarches sont en cours d'instruction, l'analyse de quelques exemples fait ressortir un certain nombre de contraintes qui apparaissent comme des freins majeurs au développement des AOC ou IGP en France. Il s'agit notamment de la lourdeur de la gestion administrative de ces dossiers, de la difficulté dans le cas de l'AOC à mettre en évidence une typicité du produit face à la forte variabilité qualitative en viande bovine, des exigences fortes des différentes commissions en terme d'apport de preuves pour justifier la typicité en lien avec le terroir. Côté IGP, la lourdeur du traitement des dossiers tient en grande partie au renforcement de la réglementation française sur l'obtention de ce signe en le subordonnant à un label ou une CCP. Tout ceci entraîne des délais de traitement de ces dossiers importants, de l'ordre de plusieurs années avant l'obtention du signe.  / Ainsi, les perspectives de développement de ces signes distinctifs apparaissent relativement faibles et limitées, et devraient plutôt concerner les produits possédant déjà une certaine notoriété et une certaine réalité économique et commerciale. Les quelques exemples existants montrent qu'il est très difficile de créer une réputation et trouver un débouché sur un produit (notamment en dehors de la région concernée), quand ceux-ci n'existent pas au départ. / D'ailleurs, les filières qui souhaitent communiquer sur une provenance géographique de la viande (zone d'élevage, …) optent davantage aujourd'hui sur un étiquetage facultatif de leur produit permis par le règlement européen n° 1760/2000, plus simple et plus rapide à mettre en œuvre. Enfin, les signes AOC ou IGP n'apparaissent pas comme des voies de segmentation importantes en terme de volume et surtout pouvant être mises en œuvre assez rapidement en réponse à la question du maintien de l'ensemble du troupeau allaitant français. » « Ce communiqué provient de la liste de diffusion électronique VIGIE VIANDE, information scientifique et technique pour les filières élevage et viandes. VIGIE VIANDE est une initiative de 9 partenaires : INTERBEV, OFIVAL, INRA, ITP, ITAVI, Institut de l'Elevage, CTCPA, CTSCCV et ADIV. L’abonnement est gratuit, plus d’information : www.vigie-viande.info »
    Organisation : INRA
    Auteur(s) : J.-M. NOURY, G. de FONTGUYON, P.
    Date de publication : 06 juillet 2005
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