QUESTION : Bonjour,j’ai une question concernant la caractérisation de fumier de vache (sable) et lisier de vache. Il veut caractériser le fond de sa fosse qui est du fumier solide qui est son sable qu’il vide une fois aux trois ans. Mais, il a terminé la caractérisation de son lisier en 2025 et de ce que je comprends, lorsqu’on caractérise il faut caractériser toutes les fractions de déjections en simultané. J’aimerais savoir quelles pistes de solution je peux lui proposer. Est-ce qu’il doit recommencer sa caractérisation de son liquide l’automne prochain en même temps que son sable ou il attend de recommencer son processus du liquide dans trois ans et en même temps commencer à caractériser son sable à ce moment? Je vous rappel qu’il ne sort son sable qu’une seule fois au trois ans.
RÉPONSE : Dans le cas que vous présentez, les fumiers liquides devraient être caractérisés conformément au protocole pour les lisiers de porc, et les fumiers solides devraient être caractérisés conformément au protocole pour les fumiers solides, ce dernier ayant été validé dans la production d’œufs de consommation.
FUMIERS SOLIDES : Protocole validé - Production oeufs de consommation (mars 2013)
FUMIERS LIQUIDES : Protocole validés - Production porcine
Rappelons que la charge phosphore du lieu d'élevage doit inclure annuellement toutes les fractions des déjections produites.
La fraction solide n'étant sortie qu'une fois aux 3 ans, il ne sera pas possible de respecter la disposition du protocole qui prévoit un échantillonnage sur 2 années consécutives afin d'accomplir une caractérisation. Dans tous les cas, il ne sera pas possible de réaliser une caractérisation simultanée des 2 fractions selon les protocoles respectifs.
Nous devons préciser qu'il appartient à chaque agronome de faire valoir un argumentaire qui tient compte du contexte propre à chaque situation. Si la caractérisation de la fraction solide est souhaitée, il faudra donc détailler en quoi la démarche proposée diffère du protocole établi.
Sur ce point, le Comité effluents d'élevage ne peut se substituer au jugement de l'agronome qui est le mieux placé pour présenter tous les éléments permettant d'étoffer la dimension environnementale de ces recommandations.
Comité de coordination effluents d'élevage
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