
Poursuite des semis et plantations, bonne levée dans les deniers semis. Interventions contre les charançons. Diminution des punaises dans les céleris. Collemboles dans les céleris-branches en Montérégie. Tache cercosporéenne dans la carotte en Montérégie.
Les précipitations ont été variables et parfois sous forme d’orage; voir la carte des précipitations.
Des orages ont eu lieu dans plusieurs régions notamment le 29 et le 31 mai. Ceux-ci ont été accompagnés de grêle entre autres dans les régions de la Montérégie, de Lanaudière et de l’Estrie.
Des dommages de vent sont rapportés en Montérégie, dans des champs de carotte où l’orge était détruite et ne protégeait plus les plants. Peu de pertes de densité sont rapportées.
AVANCEMENT DES SEMIS ET DES PLANTATIONS
Carottes
Les semis se poursuivent dans toutes les régions. Dans les semis plus hâtifs, les plants manquent parfois de vigueur. Dans les semis plus tardifs, la levée est généralement bonne et uniforme.
Tableau 1 : Stade d’avancement des cultures pour les régions où l’information est disponible
|
Région |
Stades d’avancement le plus avancé |
|---|---|
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Capitale-Nationale |
Cotylédon à 1 feuille |
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Chaudière-Appalaches |
Cotylédon à 2 feuilles (bâchées) |
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Lanaudière |
2 à 3 feuilles |
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Montérégie |
Cello : 5 feuilles |
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Saguenay–Lac-Saint-Jean |
Semées |
Céleris
Les plantations de céleri-branche et de céleri-rave se poursuivent en Montérégie. Les céleris-raves les plus avancés ont 6 feuilles et les céleris-branches les plus avancés font 12 cm de hauteur. La reprise est bonne dans les plantations de la Capitale-Nationale.
Charançon de la carotte
Dans les champs avec piégeage en Montérégie-Ouest, les captures de charançons adultes sont variables. En Montérégie-Ouest et dans Lanaudière, des traitements insecticides sont réalisés dans les champs ayant atteint le stade 3 feuilles et le seuil d’intervention, ainsi que les champs à risques au stade 3 feuilles.
On rappelle que le charançon de la carotte préfère pondre sur des carottes à partir du stade 3 feuilles. Le premier traitement au novaluron (RIMON) doit donc être fait au plus tôt au stade 3 à 4 feuilles pour être efficace, puisque ce produit affecte principalement les œufs et les larves de charançon qui se trouvent sur le plant.
Veuillez consulter la fiche technique pour plus d’information.
Mouche de la carotte (première génération)
L’installation de pièges pour le suivi de la première génération de la mouche de la carotte se poursuit dans les champs à risques, où les carottes sont émergées. Les résultats seront présentés ici au cours des prochaines semaines.
Cet avertissement (pages 2 et 3) fournit davantage d’information sur la stratégie de lutte contre la mouche de la carotte.
Punaise terne
L’activité des punaises a grandement ralenti dans le céleri-branche et le céleri-rave en Montérégie. On observe peu d’insectes et peu de dommages de ponte ou de nutrition.
Dépistage
Seuils d'intervention
Le tableau suivant indique les seuils d’intervention recommandés pour la punaise terne dans le céleri-branche. Notez cependant qu’il peut être justifié d’intervenir plus rapidement si les punaises causent des nécroses et des déformations importantes en s’attaquant au point de croissance. Pour le céleri-rave dont le feuillage n’est pas récolté, la tolérance aux dommages de punaises est beaucoup plus élevée.
Tableau 2 : Seuils d'intervention en fonction du stade du céleri-branche
| Moins de 10 cm | 1 individu par plant |
| De 10 à 45 cm | 1 individu par 5 plants |
| Plus de 45 cm | 1 individu par 10 plants |
Autres insectes dans les céleris
En Montérégie, une grande quantité de collemboles est rapportée dans certaines plantations de céleri-branche. Des dommages sous forme de criblures sont observés sur les pétioles.
Stratégie d'intervention
Les collemboles sont de petits insectes noirs, bruns ou ocres, aussi gros qu’une tête d’épingle, qui sautent lorsqu’on les dérange. Ils causent généralement peu de dommages à la culture et les traitements sont rarement justifiés. Les conditions dans lesquelles il faut les surveiller sont les périodes sèches avec une forte présence sur de jeunes plantules. Même dans ces conditions, les traitements seraient rarement justifiés et il serait préférable de s’assurer de maintenir des conditions de croissance adéquates (irrigation et fertigation).
Autres insectes dans la carotte
Une faible présence de cicadelles et de pucerons a été rapportée en Montérégie. Les pucerons sont rarement problématiques dans la carotte. La cicadelle à surveiller est la cicadelle de l’aster, qui transmet le phytoplasme de la jaunisse. Au Québec, cette espèce est normalement active à partir de mi-juin.
Tache cercosporéenne (Cercospora carotae)
Les premiers symptômes de tache cercosporéenne ont été observés dans la carotte en Montérégie. Rappelons que cette maladie est favorisée par l’augmentation de volume du feuillage et les périodes de mouillure prolongée (pluie et rosées plus fréquentes). Dans les champs de carotte hâtive, des traitements contre les maladies foliaires ne sont généralement pas requis à moins que les carottes soient vendues en bottes avec le feuillage.
Stratégie d’intervention
Les traitements débutent dès l’apparition des premières taches étant donné que le marché exige un feuillage parfait.
Carottes hâtives vendues en cellophane (sans feuillage)
Il peut être justifié d’intervenir au besoin selon l’intensité de l’infestation. La plupart du temps, la maladie ne se répand pas suffisamment pour nuire à la croissance de la carotte ou à la récolte
En cas de soupçon de résistance aux herbicides, nous vous invitons à faire parvenir des échantillons au Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP), afin de confirmer la présence de résistance.
Le guide Stratégies de désherbage alternatives pour les légumes-racines en terres minérales pourra vous aider à choisir les bonnes méthodes de désherbage afin de diminuer les risques d’apparition de mauvaises herbes résistantes.
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |
Cet avertissement a été rédigé par Carl Dion-Laplante, agr. (PRISME) et Eve Abel, agr. (MAPAQ). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter l'avertisseure du sous-réseau Carotte et céleri ou le secrétariat du RAP. Édition : Amélie Picard, agr., M. Sc et Lise Bélanger (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.