Ver-gris occidental des haricots (VGOH) : augmentation des captures de papillons dans toutes les régions et début d’observation de masses d’œufs et de jeunes larves. Autres problématiques : suite d’observations de certains ravageurs, mais rien d’alarmant.VER-GRIS OCCIDENTAL DES HARICOTS (VGOH)
Les captures de papillons de VGOH sont en augmentation dans les sous-réseaux Maïs sucré et Grandes cultures. Dans le sous-réseau Maïs sucré, de 1 à 300 papillons ont été capturés dans toutes les régions. Des masses d’œufs nous sont rapportées, soyez vigilants. Sur un site hâtif de la Montérégie, on a aussi déjà observé de jeunes larves.
Depuis quelques années, le VGOH occasionne des dommages dans certains champs de maïs sucré. Pour déceler les masses d’œufs (figure plus bas), concentrez-vous sur les trois feuilles du haut. La ponte a lieu sur la face supérieure des feuilles. Un peu avant l’éclosion, la couleur des œufs passe du blanc au bleu/violet.
Des larves peuvent éventuellement être observées sur les plants de maïs, mais le dépistage des jeunes larves est très difficile, car elles sont bien cachées et elles ressemblent beaucoup aux jeunes larves d’autres espèces (ex. : pyrale du maïs et ver de l’épi). Après l’éclosion, les jeunes larves se nourrissent de la panicule et des soies, jusqu’à ce qu’elles soient assez grosses pour creuser dans l’épi et s’alimenter des grains de maïs. Donc, si le dépistage révèle la présence de ce ravageur, il est important d’intervenir pendant que les larves sont encore petites et avant qu’elles n’entrent dans les épis.
Les champs les plus à risque à cette période de l’été sont :
- Les champs qui sont présentement près du stade « sortie des croix », car la femelle préfère pondre sur des plants de maïs dont les panicules ne sont pas encore sorties;
- Les champs situés en sols légers.
Si vous avez déjà observé des dommages dans vos champs par le passé, soyez particulièrement vigilants.
Pour plus d’information sur le ravageur (identification de l’insecte, dépistage, etc.), consultez la fiche technique Le ver-gris occidental des haricots dans le maïs sucré.

1. Masse d’œufs fraîche; 2. Jeunes larves fraîchement écloses; 3. Jeunes larves dans une croix, avant son émergence
Photos : B. Duval (MAPAQ)
AUTRES PROBLÉMATIQUES
VER DE L’ÉPI
Dans la dernière semaine, quelques papillons du ver de l’épi ont été piégés dans les régions du Bas-St-Laurent, du Saguenay–Lac-St-Jean et de la Gaspésie. Aucun nouveau dommage n’a été rapporté pour l’instant. Encore une fois, le piégeage de papillons avec un piège à phéromones sur chaque ferme est fortement recommandé, puisque c’est la seule façon de surveiller l’arrivée du ravageur sur l’entreprise.
LÉGIONNAIRE D’AUTOMNE
Dans la dernière semaine, les captures de papillons de la légionnaire d’automne ont été en légère augmentation. Des captures ont été réalisées dans la plupart des régions. Au cours des prochaines semaines, la vigilance est donc de mise dans les champs à risque. Pour plus d’information sur la biologie de ce ravageur, la méthode de dépistage et la stratégie d’intervention, consultez la fiche technique Légionnaire d’automne.
PYRALE DU MAÏS
Les captures de la 2e génération de la pyrale du maïs ont débuté timidement dans la dernière semaine, mais les populations sont très faibles et un suivi champ par champ est à prioriser. Des dommages de la pyrale univoltine sont rapportés dans quelques champs de façon marginale. L’efficacité de ces interventions était satisfaisante pour les collaborateurs.
CHRYSOMÈLE DES RACINES DU MAÏS
Quelques adultes de la chrysomèle des racines du maïs ont été observés dans certains champs sans trop d’incidence pour l’instant. En se nourrissant des soies des épis de maïs, les adultes de la chrysomèle peuvent nuire à la pollinisation. Ils peuvent parfois se nourrir de grains et endommager le bout des épis. Lorsque vous dépistez les champs et que des chrysomèles sont présentes, notez si elles s’alimentent des soies. Pour plus d’information, consultez cette fiche technique.
Aussi, des collaborateurs rapportent quelques dommages aux racines du maïs causés par les larves de la chrysomèle des racines du maïs, ce qui peut entraîner de la verse ou des plants en forme de « cols d’oie ». Aucune intervention spécifique contre les larves dans le sol n’est possible. Les sols lourds et les champs de 2e et 3e années sont plus susceptibles de présenter des dommages. En prévision de la prochaine saison, rappelons que la rotation des cultures demeure le meilleur moyen pour éviter les dommages aux racines. Aussi, il est important de ne pas confondre les différentes causes de « cols d’oie » ou de maïs versé. En cas de doute, consultez les causes possibles en cliquant ici.
CHARBON
On nous rapporte de nouvelles observations de charbon commun dans certains champs de maïs sucré. La pression dans les champs de maïs est cependant faible. La maladie peut être favorisée par les averses de pluie, des forts taux d’humidité et des températures élevées. Sa présence peut aussi être favorisée là où les plants ont subi des blessures.
OISEAUX NOIRS
Peu de collaborateurs nous rapportent la présence de dommages aux épis causés par l’alimentation des oiseaux pour l’instant, mais plusieurs champs sont en effarouchement constant. Des dommages par les oiseaux sont récurrents chaque année à certains endroits. Pour en savoir plus sur cette problématique, consultez la fiche technique Oiseaux noirs : ravageurs des épis de maïs sucré. Vous y trouverez de l’information sur les espèces d’oiseaux, les types de dommages, les ennemis naturels, la surveillance phytosanitaire, les multiples types d’effarouchement ainsi que les lois et règlements applicables.
MAMMIFÈRES
Des collaborateurs nous rapportent des dommages aux épis et aux plants de maïs sucré causés par l’alimentation des mammifères tels les ratons laveurs et les chevreuils. Des dommages par ceux-ci sont récurrents chaque année à certains endroits. Pour en savoir plus sur cette problématique, consultez la fiche technique La déprédation des épis de maïs sucré par les mammifères. Vous y trouverez de l’information sur les types de dommages par espèce, les stratégies d’intervention ainsi que les lois et règlements applicables.
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |
Cet avertissement a été rédigé par Yves Auger et Brigitte Duval, agronomes (MAPAQ). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter les avertisseurs du sous-réseau Maïs sucré ou le secrétariat du RAP. Édition : Marie-Eve Bérubé, agronome, M. Sc. et Sophie Bélisle (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.
