
Poursuite des récoltes. Mouches de la carotte. Punaises dans le céleri-branche. Cercosporiose dans la carotte. Septoriose, anthracnose et tache bactérienne dans les céleris. Pourriture bactérienne dans le céleri-branche. Désordres dans le céleri-branche.
Pour la période du 19 au 25 août, les températures de jour sont restées autour des normales, souvent légèrement en dessous, et sans excès de chaleur. Les températures de nuit sont restées fraîches, autour des normales. Il y a généralement eu une nuit sous la barre des 10 °C.
Les précipitations ont été variables, quelques pluies fortes sont survenues par endroits, voir la carte des précipitations. De la grêle est aussi rapportée de façon localisée dans Chaudière-Appalaches avec des dégâts parfois importants.
L’humidité relative élevée de même que les pluies et la rosée ont occasionné des périodes de mouillure prolongées favorables aux maladies foliaires. Ces conditions risquent de se répéter dans les prochains jours.
Carottes
Tableau 1 : Stade d’avancement des cultures pour les régions où l’information est disponible
| Région | Stade d'avancement le plus avancé |
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Capitale-Nationale |
Récolte |
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Chaudière-Appalaches |
Récolte |
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Lanaudière |
8 feuilles à récolte |
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Montérégie |
Cello : rang fermé à récolte Nantaise : 3 feuilles à récolte |
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Saguenay–Lac-Saint-Jean |
ND |
ND : donnée non disponible
Céleris
En Montérégie, les plus petits céleris-branches mesurent 30 cm de hauteur et les raves des plus petits céleris-raves mesurent 6 cm de diamètre. Les récoltes se poursuivent dans les champs les plus avancés. Dans la Capitale-Nationale, le développement des céleris-branches est toujours bon.
Mouche de la carotte (première génération)
Les résultats du piégeage des adultes de la mouche de la carotte sont présentés au tableau 2.
1. Données validées par le LEDP ND : donnée non disponible
Cet avertissement (pages 2 et 3) fournit davantage d’information sur la stratégie de lutte contre la mouche de la carotte.
Punaise terne
En Montérégie, les larves de punaise terne ont nécessité un traitement dans le céleri-branche. Dans la Capitale-Nationale, les populations de punaises ternes adultes sont en augmentation, sans justifier d’intervention pour l’instant.
Dépistage
Tableau 3 : Seuils d'intervention en fonction du stade du céleri-branche
| Moins de 10 cm | 1 individu par plant |
| De 10 à 45 cm | 1 individu par 5 plants |
| Plus de 45 cm | 1 individu par 10 plants |
Autres insectes dans la carotte
Dans la Capitale-Nationale, les populations de pucerons sont en augmentation. Les interventions contre les pucerons dans la carotte sont exceptionnelles, mais le ravageur est en suivi. Les tétranyques sont aussi en augmentation sur les vieilles feuilles des panais, mais faiblement.
Dans toutes les régions, les cicadelles et les cas de jaunisse de l’aster demeurent faibles dans la carotte. L’altise à tête rouge reste présente, sans déranger.
Autres insectes dans les céleris
Dans le céleri-branche de la Capitale-Nationale, les colonies de pucerons sont en augmentation et un traitement pourrait être nécessaire. En Montérégie, des chenilles d’espèces inconnues ont justifié quelques traitements dans le céleri-branche. Autrement, la présence des altises, mineuses et thrips est tolérable.
Carotte
Tache cercosporéenne (Cercospora carotae), tache alternarienne (Alternaria dauci) et tache bactérienne (Xanthomonas sp.)
La tache cercosporéenne augmente faiblement ou reste stable près de Québec (Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches). En Montérégie et dans Lanaudière, la maladie augmente dans certains champs et la régie fongicide se poursuit. On retrouve une faible présence de tache alternarienne, en augmentation, dans Lanaudière et en Montérégie. Des foyers de tache bactérienne sont aussi soupçonnés dans Lanaudière.
Stratégie d’intervention
Les traitements débutent dès l’apparition des premières taches étant donné que le marché exige un feuillage parfait.
Carottes hâtives vendues en cellophane (sans feuillage)
Il peut être justifié d’intervenir au besoin selon l’intensité de l’infestation. La plupart du temps, la maladie ne se répand pas suffisamment pour nuire à la croissance de la carotte ou à la récolte.
Autres maladies dans la carotte et le panais
Dans Lanaudière, des traitements ont été nécessaires dans de nouveaux champs contre la pourriture sclérotique (Sclerotinia sclerotiorum). Les traitements effectués dans la dernière période semblent avoir bien fonctionné. Dans la Capitale-Nationale, la tache bactérienne augmente faiblement dans le panais.
Céleri
En Montérégie, les cas de septoriose sont stables dans le céleri-rave à la suite des traitements effectués. Des traitements ont aussi été faits contre l’anthracnose dans le céleri-branche.
Consulter cet avertissement pour plus d’information sur la maladie. Dans certains champs de céleri-branche, une incidence modérée à élevée de tache bactérienne est rapportée, tandis que la pourriture bactérienne atteint jusqu’à 8 % des plants dans des champs affectés par des excès d’eau. Finalement, la pourriture sclérotique augmente faiblement dans certains champs de céleri-rave. Aucune maladie n’a été observée dans le céleri-branche de la Capitale-Nationale.
DÉSORDRES DANS LES CÉLERIS
En Montérégie, des interventions contre la gerçure du pétiole (carence en bore) ont été effectuées dans certains champs de céleri-branche. Le cœur noir (carence en calcium) et la branche brune sont aussi présents dans cette culture.
CULTURES DE COUVERTURE
Avec l’avancement des récoltes, des champs se libèrent pour l’implantation de cultures de couverture. Celles-ci jouent plusieurs rôles importants, dont la protection contre les érosions hydriques et éoliennes, surtout en terre noire. Cette pratique permet aussi d’accumuler les éléments nutritifs qui seraient autrement perdus par lessivage, dont l’azote, et d’accroître la biodiversité et l’activité biologique du sol. Les cultures de couverture jouent ainsi un rôle dans la gestion des mauvaises herbes et la lutte contre les agents pathogènes du sol. Plus l’implantation se fait tôt dans la saison, plus il y a de choix d’espèces disponibles.
Quelques documents permettent de mieux connaître les espèces végétales à privilégier et de comprendre les bénéfices de cette pratique :
- Intégration des cultures de couverture en maraîchage de terre noire;
-
Cultures de couverture en productions maraichères;
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Optimiser les cultures de couverture en production maraichère (p. 13);
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Guide des cultures de couverture en grandes cultures;
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Cultures de couverture - Les pratiques agricoles de conservation : Habiter le sol par les racines;
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Engrais vert (Guide de gestion globale de la ferme maraîchère biologique et diversifiée);
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Légumes de champ - Agri-Réseau | Documents | Recherche : cultures de couverture.
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |
Cet avertissement a été rédigé par Carl Dion-Laplante, agr. (PRISME) et Eve Abel, agr. (MAPAQ). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter l'avertisseure du sous-réseau Carotte et céleri ou le secrétariat du RAP. Édition : Marianne St-Laurent, agr., M. Sc. et Sophie Bélisle (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.