La chrysomèle rayée du concombre dépistée dans toutes les régions. Les premiers traitements contre l’insecte ont été faits dans des champs de melons, de courgettes et de courges. En Montérégie et en Estrie, on signale la présence de punaises de la courge. Quelques foyers de tache angulaire rapportés dans le concombre sous bâche.
CONDITIONS MÉTÉO
Entre le 3 et le 9 juin, la chaleur et les faibles précipitations en début et fin de période ont permis d'avancer les semis et les plantations de cucurbitacées qui tirent maintenant à leur fin. Les précipitations, qui se sont concentrées les 6 et 7 juin, ont bien humidifié le sol, mais pas à l'excès, permettant la reprise des travaux à bien des endroits dès le 9 juin, sous le soleil.
Le sommaire agrométéorologique cucurbitacées vous présente le tableau des précipitations et des degrés-jours cumulés pour chacune des régions.
Le sommaire agrométéorologique cucurbitacées vous présente le tableau des précipitations et des degrés-jours cumulés pour chacune des régions.
AVANCEMENT DES CULTURES
Les chantiers de semis et de plantations ont bien avancé depuis une semaine. Le sol humide et le temps plus chaud des derniers jours ont favorisé une levée accélérée et uniforme des cucurbitacées. Alors que plusieurs semis de concombre, de courge d’hiver et de citrouille sont encore en germination, les plus avancés sont au stade 1-3 feuilles.
Dans les plantations récentes, on rapporte quelques bris et blessures causés par les vents parfois forts qui ont eu cours le 7 juin.
Les récoltes dans les courgettes de primeur ont commencé, tandis que celles dans le cornichon devraient débuter sous peu.
Dans les plantations récentes, on rapporte quelques bris et blessures causés par les vents parfois forts qui ont eu cours le 7 juin.
Les récoltes dans les courgettes de primeur ont commencé, tandis que celles dans le cornichon devraient débuter sous peu.
INSECTES RAVAGEURS
La chrysomèle rayée du concombre est déjà signalée dans l'ensemble des régions. Des traitements ont eu lieu cette semaine dans des plantations de melons, de courgettes, de concombres et de courges, dans les régions de Lanaudière, des Laurentides et en Montérégie. Pour connaître les seuils d’intervention ainsi que les méthodes de lutte, consultez la fiche technique Chrysomèle rayée du concombre. Vous pouvez aussi consulter le bulletin d'information N° 2 du 10 juin 2026, afin de connaître les produits biologiques et conventionnels homologués contre cet insecte.
Pour ceux et celles qui utilisent des semences traitées avec du thiamétoxame (CRUISER 5FS dans le traitement FARMORE FI400), l'efficacité de l'insecticide contre la chrysomèle rayée du concombre devrait persister jusqu'au stade 2-3 feuilles. Cependant, la durée de protection pourrait être variable selon le temps de levée de la culture et les conditions météorologiques.
Pour ceux et celles qui utilisent des semences traitées avec du thiamétoxame (CRUISER 5FS dans le traitement FARMORE FI400), l'efficacité de l'insecticide contre la chrysomèle rayée du concombre devrait persister jusqu'au stade 2-3 feuilles. Cependant, la durée de protection pourrait être variable selon le temps de levée de la culture et les conditions météorologiques.
Quelques punaises de la courge ont été observées dans des champs de courges en Montérégie et en Estrie. Les punaises occasionnent des dégâts par leurs piqûres d’alimentation. Avec son stylet, la punaise perce les tissus des plantes et interrompt le transport des nutriments via le phloème, ce qui provoque le flétrissement des feuilles, des tiges ou des vignes dans la portion au-dessus de la piqûre. Ces dommages ressemblent aux symptômes du flétrissement bactérien. De plus, la punaise de la courge peut être vectrice de la bactérie Serratia marcescens, responsable de la maladie bactérienne '' Cucurbit yellow vine disease (CYVD) ''.
Des références américaines suggèrent un seuil d'intervention pour le traitement avant la floraison, soit d'une punaise adulte à tous les deux plants dépistés (plus de 15 punaises adultes pour 30 plants dépistés). Après la floraison, le seuil d’intervention se situe à une (1) masse d’œufs par plant ET la présence de nymphes.
Des références américaines suggèrent un seuil d'intervention pour le traitement avant la floraison, soit d'une punaise adulte à tous les deux plants dépistés (plus de 15 punaises adultes pour 30 plants dépistés). Après la floraison, le seuil d’intervention se situe à une (1) masse d’œufs par plant ET la présence de nymphes.
PREMIÈRES LÉSIONS DE TACHE ANGULAIRE SUR TRANSPLANTS DE CONCOMBRE SOUS BÂCHE
En Montérégie, on signale les premiers foyers de la tache angulaire causée par la bactérie Pseudomonas syringae, dans des transplants de concombre sous bâche. La présence de la bâche réchauffe l'air et protège les plants des grands vents, mais peut aussi garder une humidité plus importante sous la couverture, favorisant le développement des bactéries. Dès que les conditions le permettent, retirer les bâches.
Pour le concombre et les courges d’hiver, lorsque les plants sont au stade végétatif, il vaut mieux traiter la tache angulaire dès l’apparition des premiers foyers, afin de garder le contrôle sur la maladie et de favoriser une bonne croissance des plants.
Consultez la fiche technique Le cuivre dans les cultures maraîchères pour connaître les stratégies d’utilisation des produits à base de cuivre.
Pour le concombre et les courges d’hiver, lorsque les plants sont au stade végétatif, il vaut mieux traiter la tache angulaire dès l’apparition des premiers foyers, afin de garder le contrôle sur la maladie et de favoriser une bonne croissance des plants.
Consultez la fiche technique Le cuivre dans les cultures maraîchères pour connaître les stratégies d’utilisation des produits à base de cuivre.
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |
Cet avertissement a été rédigé par Isabelle Couture, agr., M. Sc. (MAPAQ). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter l’avertisseure du sous-réseau Cucurbitacées ou le secrétariat du RAP. Édition : Geneviève Arsenault-Labrecque, agr., Ph. D. et Cindy Ouellet (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.
