La chaleur et l’humidité ont été au rendez-vous durant la période du 1er au 7 juillet. Aussi, il n’est tombé que très peu de pluie dans les sept derniers jours, ce qui fait que, sans irrigation, les champs sont assez secs dans l’ensemble. Par contre, la croissance des cucurbitacées a été forte et rapide durant la période. Si les prévisions météo se confirment, les précipitations annoncées, bien que faibles, seront les bienvenues.
Le sommaire agrométéorologique cucurbitacées vous présente le tableau des précipitations et des degrés-jours cumulés pour chacune des régions.
Dans les champs les plus avancés, les courges d’hiver et les citrouilles sont au stade de la floraison ou de la fructification, alors que les melons brodés et les melons d’eau sont au stade de grossissement des fruits. Les champs qui ne sont pas irrigués semblent flétris le jour, mais reprennent leur turgescence en soirée. Par contre, les réserves en eau du sol diminuent, ce qui pourrait amener des stress hydriques importants dans les prochains jours, s'il ne pleut pas.
Les lésions prennent l’apparence de taches blanchâtres. Celles-ci sporulent beaucoup et enclenchent de nombreux cycles d'infections secondaires propices à la contamination d’autres plants. Une fois la maladie installée dans un champ, le vent est très efficace pour disperser les spores sur de longues distances.
Les cucurbitacées les plus sensibles à la maladie sont les courgettes et les citrouilles. Plus récemment, la tache plectosporienne a aussi fait son apparition sur les courges butternuts, sur des cucurbitacées appartenant aux Cucurbita maxima (hubbard, buttercup, ambercup, citrouilles géantes) et sur quelques gourdes.
Pour en savoir davantage sur la tache plectosporienne, consulter la fiche technique Tache plectosporienne.
AUTRES MALADIES FOLIAIRES
La tache angulaire (Pseudomonas syringae) et la tache alternarienne (Alternaria sp.), dépistées il y a plus de 15 jours, sont généralement stables et se maintiennent sur les vieilles feuilles dans la plupart des cas. Il n'y a pas eu de progression des lésions ni de nouveaux foyers d'anthracnose (Colletotrichum orbiculare) depuis une semaine. On signale quelques lésions de tache septorienne dans la citrouille, dans la Capitale-Nationale.
NOUVELLE HOMOLOGATION DU XENTARI WG CONTRE LE PERCEUR DE LA COURGE
L'insecticide biologique à base de Bacillus thuringiensis var. aizawai, le XENTARI WG, est maintenant homologué contre le perceur de la courge dans toutes les cucurbitacées. Pour l'obtention de son homologation dans les cucurbitacées contre le perceur de la courge, des tests d'efficacité ont été réalisés de 2022 à 2024 par le sous-réseau Cucurbitacées du RAP, à la plateforme biologique de Saint-Bruno, en Montérégie, puis transmis à la Direction de la réglementation des pesticides (DRP), anciennement appelée l'ARLA.
Si vous avez eu des dommages par le passé, il est très utile d'implanter un piège Heliothis avec phéromone du perceur de la courge dans la parcelle.
En production biologique, dans la courgette ou dans les autres courges buissonnantes, si vous avez eu des dommages par le passé, nous vous suggérons de faire un traitement lorsqu'au moins 5 papillons du perceur de la courge sont capturés par semaine. Vous pourriez donc avoir à traiter une fois par semaine pendant plusieurs semaines si la pression est grande sur votre entreprise. Pour les citrouilles et autres courges qui ne sont pas buissonnantes, le seuil est de 12 papillons par semaine pour déclencher les premiers traitements. Un grand volume d'eau est nécessaire pour bien couvrir le pied du plant, où seront pondus les oeufs.
INSECTES
Le perceur de la courge (Melittia cucurbitae) est maintenant bien présent dans plusieurs régions, car les captures dans les pièges Heliothis sont en hausse en Montérégie, en Estrie, au Centre-du-Québec, en Mauricie, dans Lanaudière, dans les Laurentides et dans la région de Québec.
Pour connaître les captures hebdomadaires du réseau du perceur de la courge, consulter le tableau des captures du perceur de la courge.
Les champs de petite dimension sont plus à risque, car un plus grand nombre d’œufs sont pondus par plant et, conséquemment, les nombreuses larves qui peuvent se trouver dans la tige tuent le plant. Les courgettes sont particulièrement vulnérables aux dommages du perceur de la courge, tandis que les courges butternuts, les concombres et les melons ne sont habituellement pas attaqués.
Dans certains secteurs, la chrysomèle rayée nécessite encore des traitements dans des champs au stade végétatif. Dans le concombre et la courge, on observe davantage de flétrissement bactérien cette semaine.
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |
