Précipitations et irrigation : les précipitations demeurent insuffisantes dans plusieurs régions. Qualité de l'air et fumée des feux : la fumée des feux peut accroître le risque de coups de soleil sur les fruits et nécessiter des mesures de protection pour les travailleurs lorsque la qualité de l'air se dégrade. Mouche de la pomme : les captures sont en hausse dans l'ensemble du Québec et des dommages aux fruits sont observés jusqu'en Gaspésie. Carpocapse de la pomme : les captures sont en baisse, mais des dommages aux fruits sont toujours signalés, notamment les premiers en Gaspésie. Acariens : les populations sont variables. Scarabée japonais : le ravageur poursuit sa progression jusqu'en Mauricie.
SITUATION GÉNÉRALE
(S. Gervais)
(S. Gervais)
Précipitations et irrigation
Les précipitations demeurent insuffisantes dans plusieurs vergers et dans plusieurs régions pour combler les besoins en eau. Vérifiez l'humidité du sol avant de décider des apports d'irrigation, en portant une attention particulière aux jeunes plantations, aux plantations en haute densité et aux sols à faible capacité de rétention en eau. Consultez la fiche Irrigation pour plus d’information sur les besoins en irrigation, les outils d’aide à la décision et la réglementation.
Qualité de l’air et fumée des feux
La présence de la fumée des feux est intermittente au Québec et la qualité de l'air n'est pas aussi dégradée qu'en Ontario pour l'instant. Bien que cette fumée n'affecte pas directement les pommiers, sa dissipation rapide peut entraîner une exposition soudaine des fruits aux rayons du soleil, ce qui augmente les risques de coups de soleil. Trois types de coup de soleil sont actuellement observés : la nécrose, le brunissement et la photooxydation.
Nécrose (gauche), brunissement (centre) et photooxydation (droite)
Source : Jozsef Racsko et Lawrence E Schrader (2012), Sunburn of Apple Fruit: Historical Background, Recent Advances and Future Perspectives, Critical Reviews in Plant Sciences 31(6):455-504
Il existe des filets protecteurs permettant de réduire les coups de soleil, mais cette stratégie est plus coûteuse. La majorité des interventions réalisées aux États-Unis et en Ontario repose plutôt sur l'utilisation de protecteurs pulvérisables, comme le kaolin. Ces produits sont moins coûteux que les filets, mais nécessitent parfois plusieurs applications. Il est également recommandé d'éviter une taille d'été trop sévère, qui expose trop rapidement les fruits au soleil. Au Québec, les coups de soleil sur les fruits sont observés de plus en plus fréquemment. Toutefois, la proportion totale de fruits endommagés à la récolte demeure faible et peu d'interventions sont actuellement déployées.
En production fruitière intégrée, on s'intéresse également à la santé des travailleurs dans les vergers. Certaines mesures doivent être mises en place lorsque la qualité de l'air se dégrade. Les recommandations sont basées sur la concentration de matières particulaires de moins de 2,5 micromètres (MP2,5). Consultez la section Prévention et sécurité- feux de forêt et panaches de fumée pour plus d’information.
Extrait de la section web Prévention et sécurité-feux de forêt et panaches de fumée
Source : CNESST
Source : CNESST
Vous pouvez consulter les sites suivants pour connaître le niveau de matières particulaires dans votre région :
- Indice de la qualité de l'air (carte interactive) du gouvernement du Québec
- Accuweather
- IQair
FEU BACTÉRIEN
(V. Philion)
(V. Philion)
Les interventions phytosanitaires incluant la taille d’éradication et les traitements foliaires ne sont pas utiles quand la croissance annuelle s’achève. L’absence de cigares de croissance et le début de formation du bourgeon terminal marquent la fin de la période à risque. Même si de l’exsudat reste visible, les risques de propagation sont quasi nuls. Méfiez-vous des vendeurs très actifs qui insistent sur des produits « miracles ». N’oubliez pas de reprendre vos efforts de taille d’éradication juste après la récolte pour limiter les risques de maladie l’an prochain.
RAVAGEURS PRINCIPAUX
(S.Gervais)
(S.Gervais)
Mouche de la pomme
Une hausse générale des captures est observée dans l’ensemble des régions du Québec. Des dommages aux fruits ont été observés par les collaborateurs, du sud du Québec jusqu'à la Gaspésie. Consultez la fiche Grilles de dépistage pour les vergers section « Dépistage par pièges visuels » pour connaître le nombre de pièges requis par hectare ainsi que la position idéale du piège dans le verger et dans l’arbre. Consultez la fiche La mouche de la pomme pour l’estimation du risque et les différentes stratégies d’intervention.
Dommages sur fruits causés par la mouche de la pomme
Source : IRDA
Carpocapse de la pomme
Une baisse générale des captures est observée dans l'ensemble du Québec. Les dommages aux fruits sont variables, bien qu'une hausse soit encore signalée par quelques collaborateurs. Les premiers dommages aux fruits sont maintenant observés en Gaspésie. Consultez la fiche Grilles de dépistage pour les vergers et la fiche Le carpocapse de la pomme pour plus de détails sur le suivi et la répression du carpocapse de la pomme.
Acariens
Les observations du tétranyque rouge et du tétranyque à deux points sont variables. Les prédateurs d’acariens sont également déjà présents dans les vergers. Afin de déterminer si une intervention est nécessaire contre les acariens, consultez la section « Dépistage par observation des fruits ou du feuillage » de la fiche Grilles de dépistage pour les vergers et la fiche Stratégie globale de lutte contre les acariens pour les stratégies d’intervention en été.
Scarabée japonais
Les observations s'étendent maintenant jusqu'en Mauricie. La présence du scarabée est variable, quoique les populations semblent moins importantes cette année. Les dommages au feuillage sont toutefois davantage observés. Pour plus d’information sur les quelques stratégies de lutte disponibles contre ce ravageur, consultez la fiche Les scarabées.
FERTILISATION FOLIAIRE
(S. Gervais)
(S. Gervais)
Consultez le Calendrier de fertilisation foliaire des pommiers afin d’apporter les éléments nutritifs essentiels et d'obtenir des rendements optimaux et des fruits de qualité, sans pour autant accroître les problèmes de maladies et d’insectes.
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |
Cet avertissement a été rédigé par Stéphanie Gervais, agronome, M. Sc. et Vincent Philion, agronome, M. Sc., phytopathologiste (IRDA). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter les avertisseurs du sous-réseau Pommier ou le secrétariat du RAP. Édition : Geneviève Arsenault-Labrecque, agr., Ph.D. et Sophie Bélisle (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.