Pour la période du 12 au 18 août, les conditions ont été plutôt variables, avec des alternances de soleil et d'averses locales. Quelques orages ont été signalés, dont un plus fort le 13 août, produisant de la forte grêle par endroits. Les températures sont toutefois demeurées de saison, oscillant de chaudes à modérées.
Le sommaire agrométéorologique cucurbitacées vous présente le tableau des précipitations et des degrés-jours cumulés pour chacune des régions.
Si la maladie venait à arriver au Québec, les concombres et les melons brodés seraient les plus à risque, car les spores qui arrivent au Québec sont généralement du clade 2, c'est-à-dire le groupe de la maladie qui infecte ces cultures.
Pour en savoir davantage sur le mildiou et connaître les produits phytosanitaires reconnus efficaces contre la maladie, consulter la fiche technique Mildiou des cucurbitacées.
Vous pouvez consulter le bulletin d’information N° 2 du 10 juin 2026 pour les fongicides homologués contre cette maladie en production biologique et conventionnelle.
INSECTES ET TÉTRANYQUES
La chrysomèle rayée du concombre et la chrysomèle des racines du maïs de l'ouest sont signalées dans les fleurs de plusieurs cucurbitacées où elles s'alimentent de pollen et de nectar. À ce stade, aucune intervention n'est nécessaire. Par contre, dans les champs de melons où les fleurs se font rares à l'approche des dernières récoltes, les insectes peuvent gruger l'épiderme des fruits, les rendant invendables.
On nous rapporte la présence de foyers de tétranyques dans le concombre et le melon. Ces foyers sont souvent présents en bordure de champ, où les récoltes sont déjà passablement avancées. Détruisez ces champs dès que les récoltes sont terminées.
Des colonies de pucerons sont également observées dans le melon en Montérégie. Si les insectes auxiliaires sont trop peu nombreux et que les plants sont en début de récolte, un traitement insecticide est parfois nécessaire pour contrôler ces colonies importantes qui produisent un stress important aux plants et beaucoup de miellat.
Pour connaître les seuils d'intervention utilisés au Québec, en Ontario ou dans des États américains, consultez le Recueil des seuils d’intervention contre les insectes et les maladies en cultures maraîchères.
Vous pouvez aussi consulter le bulletin d’information N° 2 du 10 juin 2026 pour connaître les insecticides et les acaricides homologués dans les cucurbitacées, en production biologique et conventionnelle.
On ne nous signale pas de nouveaux dommages causés par le perceur de la courge (Melittia cucurbitae) en Estrie, dans les courgettes et les courges. Les captures du papillon sont toutefois en baisse pour une troisième semaine consécutive. Consulter le tableau des captures du perceur de la courge pour avoir un aperçu global des captures obtenues au sein du réseau de surveillance du perceur de la courge.
IMPLANTATION DE CULTURES DE COUVERTURE
Après la destruction des résidus de culture, il est aussi recommandé de couvrir les sols en semant des plantes de couverture (culture simple ou mélange de plusieurs espèces de plantes). En plus d'améliorer la santé et la conservation des sols, leur implantation contribue à la valorisation des éléments fertilisants et à la bonne gestion des ennemis des cultures, notamment en compétitionnant avec les mauvaises herbes et en interférant dans le cycle de développement de certains ravageurs et de certaines maladies. Il faut toutefois attendre les bonnes conditions de sol et météorologiques pour semer les cultures de couverture afin qu'elles germent rapidement et puissent croître de manière optimale. Plus l’implantation se fait tôt dans la saison, plus grand est le choix d’espèces qu'il est possible d'utiliser.
Référence utile : Cultures de couverture en productions maraichères
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |
