
Oignon : dépistage terminé par endroits, andainage et couchage sur les sites moins avancés. Thrips encore présents lorsque le feuillage est encore vert, quelques traitements. Faible activité de la teigne. Activité parfois en hausse de Botrytis, brûlure stemphylienne et mildiou bien contrôlés. Dernier avertissement de la saison.
RÉSUMÉ MÉTÉOROLOGIQUE ET RISQUES ASSOCIÉS
Pour la période du 2 au 8 septembre, les températures ont été fraîches et habituellement dans les normales saisonnières, de jour comme de nuit.
Les précipitations ont été variables et certaines stations météo ont reçu plusieurs millimètres en peu de temps. Voir la carte des précipitations. L’humidité relative est restée élevée dans la majorité des régions.
L’ensoleillement a été bon en Montérégie, mais les autres régions ont connu des jours avec un mauvais ensoleillement en début de période.
À compter de la mi-septembre, tous les champs d’oignons devraient déjà être arrachés (mis en andains) même si les oignons sont encore debout et verts. Les journées sont maintenant trop courtes pour leur permettre de compléter leur maturation. Ces oignons doivent être arrachés tels quels (le roulage est inutile, voire nuisible), séchés le plus rapidement possible, triés pour éliminer les bulbes ayant de trop gros collets, puis vendus tôt durant l’automne. En aucun cas, on ne doit destiner à un entreposage à long terme des champs d’oignons immatures.
Il faut aussi surveiller les risques de gel pour les oignons en andains au champ. Des oignons bien secs et matures peuvent endurer des températures sous le point de congélation, mais compte tenu des risques, il est habituellement préférable de sortir les oignons du champ (récolte) lorsqu’on prévoit du gel. Étant donné qu’ils peuvent dans certains cas tolérer le froid, des oignons exposés à des températures gélives au champ ne sont toutefois pas automatiquement perdus. Ces oignons ne doivent toutefois jamais être manipulés alors qu’ils sont encore gelés; il faut attendre que les températures remontent. Un oignon endommagé par le gel présente des couches de tissus mous et aqueux ayant une couleur grise à jaunâtre.
Les précipitations ont été variables et certaines stations météo ont reçu plusieurs millimètres en peu de temps. Voir la carte des précipitations. L’humidité relative est restée élevée dans la majorité des régions.
L’ensoleillement a été bon en Montérégie, mais les autres régions ont connu des jours avec un mauvais ensoleillement en début de période.
À compter de la mi-septembre, tous les champs d’oignons devraient déjà être arrachés (mis en andains) même si les oignons sont encore debout et verts. Les journées sont maintenant trop courtes pour leur permettre de compléter leur maturation. Ces oignons doivent être arrachés tels quels (le roulage est inutile, voire nuisible), séchés le plus rapidement possible, triés pour éliminer les bulbes ayant de trop gros collets, puis vendus tôt durant l’automne. En aucun cas, on ne doit destiner à un entreposage à long terme des champs d’oignons immatures.
Il faut aussi surveiller les risques de gel pour les oignons en andains au champ. Des oignons bien secs et matures peuvent endurer des températures sous le point de congélation, mais compte tenu des risques, il est habituellement préférable de sortir les oignons du champ (récolte) lorsqu’on prévoit du gel. Étant donné qu’ils peuvent dans certains cas tolérer le froid, des oignons exposés à des températures gélives au champ ne sont toutefois pas automatiquement perdus. Ces oignons ne doivent toutefois jamais être manipulés alors qu’ils sont encore gelés; il faut attendre que les températures remontent. Un oignon endommagé par le gel présente des couches de tissus mous et aqueux ayant une couleur grise à jaunâtre.
AVANCEMENT DES TRAVAUX ET DÉVELOPPEMENT DES CULTURES
Oignon et poireau
Le dépistage de l'oignon sec est terminé en Montérégie. Dans les Laurentides, quelques sites font encore l'objet de dépistage et l'andainage y est en cours pour une récolte prévue la semaine prochaine. En Estrie, les récoltes sont débutées par endroits et les autres sites sont tous couchés. Les rendements prévus y sont plus faibles qu'espéré. Dans la Capitale-Nationale et dans Chaudière-Appalaches, les champs varient de récoltés à 30 % couchés.
La récolte des poireaux se poursuit dans toutes les régions, la croissance et le calibre varient de moyens à bons.
INSECTES
Thrips
La présence de thrips est signalée dans certains sites d'oignons espagnols et de poireaux en Montérégie et est en augmentation dans l'oignon vert. Des traitements ont été justifiés.
Ils sont faiblement présents dans le poireau en Estrie et au Centre-du-Québec.
Ils sont encore présents dans l'oignon sec dans la Capitale-Nationale et dans Chaudière-Appalaches : parfois en diminution, parfois encore très actifs. Aucun traitement n'est rapporté.
Voir la fiche technique pour plus d’information.
Teigne du poireau
Quelques rares dégâts sont signalés dans la Capitale-Nationale et dans Chaudière-Appalaches et quelques larves sont encore signalées sur certains sites en Estrie (grosses larves) et en Montérégie, mais il semble s'agir de la fin de leur activité.
Les captures sont nulles à faibles sur les quelques sites encore en activité, peu importe la région. Historiquement, les captures sont rares après la première semaine de septembre.
Voir la carte des vols de la teigne du poireau.
Pour l'information (stratégie et dates de traitements) concernant la troisième génération, veuillez vous référer à l'avertissement N° 18 du 3 septembre 2026.
Pour plus d'information
- Technique de piégeage de la teigne du poireau
- La teigne du poireau : Stratégie de lutte
- La teigne du poireau : Biologie et impact sur les cultures
Autres insectes
Dans le poireau, l'activité des tétranyques est en faible hausse dans la Capitale-Nationale, mais reste sous contrôle.
MALADIES
Oignon sec, oignon vert et échalote
Brûlure de la feuille (Botrytis squamosa)
Dans l'oignon sec en Montérégie, la maladie est toujours présente et parfois en augmentation dans les quelques champs qui ne sont pas couchés, de rares traitements ont eu lieu. Dans la Capitale-Nationale, les symptômes sont en hausse par endroits sans justifier de traitement si tard en saison. La maladie n'est pas rapportée dans les quelques sites faisant encore l'objet de dépistage dans les autres régions.
L'incidence de la maladie est faible en Montérégie dans l'oignon vert et les traitements se poursuivent.
Veuillez consulter la fiche technique pour plus d’information.
Brûlure stemphylienne
En Montérégie, la maladie est encore présente dans les oignons espagnols encore verts et des traitements sont justifiés.
Dans l'oignon sec, dans la Capitale-Nationale et en Chaudière-Appalaches, la maladie est présente, mais peu active.
Pour plus d'information sur les stratégies d'intervention et les symptômes, voir la fiche technique Brûlure stemphylienne (moisissure noire des feuilles).
Mildiou
Dans l'oignon sec, aucun foyer actif n'est rapporté parmi les sites au feuillage encore vert, mais les traitements préventifs se poursuivent.
Dans l'oignon vert en Montérégie, la situation est stable et des traitements protectants sont utilisés.
Pour plus d’information, consultez la fiche technique.
Autres maladies
Des symptômes s'apparentant à ceux de la tache pourpre sont signalés en Chaudière-Appalaches et en Montérégie.
Poireau
La tache pourpre est rapportée dans la Capitale-Nationale, au Centre-du-Québec et en Montérégie.
Dans le poireau, la brûlure stemphylienne est présente, mais plutôt sous contrôle en Montérégie, et est simplement présente dans la Capitale-Nationale et en Chaudière-Appalaches. Au Centre-du-Québec, les lésions progressent davantage cette semaine, mais il y a peu de nouvelles lésions.
GESTION DE LA RÉSISTANCE AUX FONGICIDES
Le Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) du MAPAQ a mis en place, depuis 2026, un nouveau service spécialisé de détection de la résistance des champignons phytopathogènes aux fongicides reposant sur des bioessais.
Ce service vise à soutenir les producteurs et les conseillers agricoles dans l’adoption de stratégies de phytoprotection plus efficaces, durables et adaptées aux réalités du terrain.
Si vous soupçonnez un cas de résistance dans vos champs, la première chose à faire est d’en confirmer le diagnostic. Rappelons que vérifier la présence de champignons phytopathogènes résistants aux fongicides de manière à éviter les arrosages inutiles, c’est utiliser les pesticides de façon responsable!
Les analyses sont actuellement offertes dans l’oignon pour les champignons pathogènes suivants :
- Moisissure grise (Botrytis cinerea);
- Brûlure de la feuille (Botrytis squamosa);
- Brûlure stemphylienne (Stemphylium vesicarium).
CULTURES DE COUVERTURE
Avec le début des récoltes, il est temps de planifier l’implantation des cultures de couverture. Celles-ci jouent plusieurs rôles importants, dont la protection contre les érosions hydriques et éoliennes, surtout en terre noire. Cette pratique permet aussi d’accumuler les éléments nutritifs qui seraient autrement perdus par lessivage, comme l’azote, et d’accroître la biodiversité et l’activité biologique du sol. Les cultures de couverture jouent ainsi un rôle dans la gestion des mauvaises herbes et la lutte contre les agents pathogènes du sol.
Plus l’implantation se fait tôt dans la saison, plus il y a de choix d’espèces disponibles.
Quelques documents permettent de mieux connaître les espèces végétales à privilégier et de comprendre les bénéfices de cette pratique :
- Intégration des cultures de couverture en maraîchage de terre noire
- Cultures de couverture en productions maraîchères
- Optimiser les cultures de couverture en production maraîchère (p. 13)
- Guide des cultures de couverture en grandes cultures
- Cultures de couverture - Les pratiques agricoles de conservation : Habiter le sol par les racines
- Engrais vert (Guide de gestion globale de la ferme maraîchère biologique et diversifiée)
- Légumes de champ - Agri-Réseau | Documents | Recherche : cultures de couverture
Afin de bien préparer votre saison, consultez les documents suivants du sous-réseau Oignon, ail et poireau
- Brûlure stemphylienne (Moisissure noire des feuilles)
- Mildiou de l’oignon
- Brûlure de la feuille
- Utilisation des herbicides dans l'oignon semé en sol organique
À moins que des événements particuliers ne surviennent au cours des prochaines semaines, cet avertissement devrait être le dernier cette saison. Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) repose sur un vaste réseau de conseillers agricoles qui acceptent généreusement de mettre leur expertise au service de la collectivité ou de fournir des données. Les principales personnes ayant collaboré cette année au sous-réseau Oignon, ail et poireau sont présentées dans les deux listes qui suivent. La première présente les collaborateurs qui ont fourni des informations en lien avec le dépistage des cultures, tandis que la seconde présente ceux qui ont participé au réseau de piégeage de la teigne du poireau.
Principaux collaborateurs :
| Organisme | Collaborateurs |
| Bio-Action | Charlotte Coutin-Beaulieu, agronome Ariane Otis-Laperrière, agronome |
|
Groupe multiconseil agricole |
Audrey Laroche, technologue professionnelle Anne-Catherine Guay, technicienne Mathieu Parent Audrey Bouchard, agronome |
|
Réseau de lutte intégrée Bellechasse |
Denis Giroux, agronome Andrée-Anne Rochon, agronome |
| Services-conseils Profiteausol | Catherine Beaulieu Renaud Harvey, agronome Laurianne Ladouceur, agronome Sabrine Hrimech Alexander Campbell, agronome Émilie-Rose Daoust St-Jean, technicienne Sara Lemire, technicienne Mélanie Lord-Lacasse |
| DG Agri-Consultants inc. | Danielle Gardner, technologue professionnelle Mélanie G.Thériault, technologue professionnelle Orion Sessou, agronome Léontine Ndour Armand Paquin |
| Club Durasol Drummond inc. | Julie Street, agronome Karianne Forcier, agronome |
| Groupe PleineTerre inc. | Nadia Surdek, agronome Isabelle Dubé, agronome Emilie Lacoursière, agronome Dominique Turgeon, agronome Camille Fallu, agronome Lauréline Boyer, agronome Ariane Otis-Laperrière, agronome |
| Pr'Eau maraîcher conseil inc. | Katy Gaudreault, agronome Amélie Laporte, technicienne Karine Mayer, agronome Kathleen Morin, technicienne |
| Réseau de lutte intégrée Orléans | Patrice Thibault, agronome Anne-Marie Lefrançois, agronome Alexandre Pouliot, agronome |
| Club Les Productions Écolo-Max | François Demers, agronome |
| Club Agroenvirotech | Anne Leblond, technologue professionnelle Eve-Marie Cyr Isabelle Martineau, agronome Mustapha Kerdjou |
|
Club agroenvironnemental de l'Estrie |
Maggie Bolduc, agronome Myriam Bergeron-Bolduc Audrey Lavoie, agronome Francis Bernier-Blanchet, agronome |
| PRISME | Carl Dion Laplante, agronome Emma Fortin Jacinthe Ricard-Piché Mireille Morin, agronome Roxanne Letendre Samuel Tremblay |
| CETAB+ | Geneviève Labrie |
| Sophie Guimont, agronome | Sophie Guimont, agronome |
Collaborateurs au réseau de piégeage de la teigne du poireau :
Parmi les autres personnes qui collaborent à ce sous-réseau, il est aussi important de mentionner :
- les producteurs, membres de clubs ou non, qui acceptent généreusement que l’on recueille de l’information sur leur ferme;
- les conseillers reliés à la vente des produits qui fournissent de l’information utile au sous-réseau;
- le personnel du Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) (phytopathologie et entomologie) du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), dont l’expertise est essentielle pour l’identification précise des différents problèmes observés dans les cultures;
- l’équipe du secrétariat du RAP qui révise et publie tous les communiqués de ce sous-réseau avec rapidité et professionnalisme;
- l’équipe de la Direction territoriale Montérégie qui nous appuie dans notre mandat de diverses façons et particulièrement Caleb Doamba, étudiant en agronomie, qui s'est investi de plusieurs façons dans les mandats de ce sous-réseau.
Donc, nos plus sincères remerciements à tous!
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |
Cet avertissement a été rédigé par Eve Abel, agr. (MAPAQ) et Carl Dion-Laplante, agr. (PRISME), avec la collaboration de Caleb Doamba, étudiant (MAPAQ). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter les avertisseurs du sous-réseau Oignon, ail et poireau ou le secrétariat du RAP. Édition : Marianne St-Laurent, agr., M. Sc. et Cindy Ouellet (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.
