Maïs sucré, Avertissement No 11, 22 août 2018

Réseau d'avertissements phytosanitaires, RAP, réseau Maïs sucré, avertissement

Pyrale bivoltine (2e génération) : les captures de papillons se poursuivent faiblement. Les recommandations émises précédemment demeurent inchangées. Ver de l'épi : faibles captures de papillons, soyez vigilant. Ver-gris occidental des haricots : les captures de papillons ont beaucoup diminué. Maintenez le dépistage des champs à risque. Légionnaire d'automne : augmentation des captures de papillons. Dépistez les champs de maïs sucré tardif. Autres ennemis (chrysomèle des racines du maïs, pucerons, rouille et tétranyques) : soyez vigilant.
 

PYRALE BIVOLTINE (2e GÉNÉRATION)
 
Les captures de papillons de la pyrale bivoltine (2e génération) se poursuivent faiblement. Au cours de la dernière semaine, quelques papillons ont été capturés à certains sites situés parmi les régions suivantes : Capitale-Nationale, Centre-du-Québec, Mauricie, Montérégie et Outaouais. Du dépistage au champ a été effectué dans les régions suivantes : Basses-Laurentides, Capitale-Nationale, Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches, Mauricie et Montérégie. Quelques larves et/ou de faibles dommages ont été observés dans certains des champs dépistés. Pour toutes les régions, les recommandations émises précédemment demeurent inchangées.
 
Dans les régions qui ne reçoivent plus de traitements contre la pyrale du maïs, continuez à visiter vos champs à risque pour déceler la présence de jeunes larves ou de criblures, et pour intervenir au besoin. À cette période de l’été, un traitement contre la pyrale assure la protection des champs qui seront récoltés à l’intérieur d’une période d’environ 2 semaines après la pulvérisation.
 
Les larves de pyrale du maïs terminent leur développement à l’intérieur des tiges de maïs. Il est donc fortement recommandé de déchiqueter et d’enfouir les résidus de maïs sucré rapidement après la récolte. Cela diminue considérablement le nombre de larves qui réussiront à survivre.
 
 
VER DE L’ÉPI
  
De faibles captures de papillons du ver de l’épi ont été réalisées au cours de la dernière semaine. Ces captures ont été effectuées à quelques sites répartis dans les régions suivantes : Capitale-Nationale, Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches, Gaspésie, Mauricie et Montérégie. Jusqu’à maintenant, aucun collaborateur du Réseau d'avertissements phytosanitaires (RAP) n’a rapporté de dommages aux champs causés par le ver de l’épi.
 
Le piégeage de papillons « ferme par ferme » est fortement recommandé, car c’est la seule façon de surveiller l’arrivée du ver de l’épi, un papillon qui nous arrive du sud par les vents. Lorsqu’il est question du ver de l’épi, chaque ferme est différente : c’est du cas par cas. Rappelons que les champs à risque sont (1) les champs qui ont des soies fraîches au moment des captures de papillons du ver de l’épi et (2) les champs qui porteront des soies fraîches durant les 10 jours qui suivent les captures de papillons à la ferme. Consultez cette fiche technique pour tous les détails sur le piégeage du ver de l'épi du maïs, la stratégie d’intervention, etc.
 
 
VER-GRIS OCCIDENTAL DES HARICOTS
  
Les captures de papillons du ver-gris occidental des haricots (VGOH) ont beaucoup diminué. Du dépistage a été effectué dans certains champs de maïs sucré au cours de la dernière semaine. Aucun collaborateur ne rapporte la présence de masses d’œufs, mais des larves sont observées par endroits.
 
Nous vous recommandons de continuer à dépister les champs qui sont autour du stade d’émergence des panicules, car le VGOH vise des champs de maïs à ce stade pour y pondre ses œufs. Le suivi des masses d’œufs au champ et du stade du maïs est très important, car la fenêtre d’intervention contre le VGOH est restreinte et la ponte peut s’étaler sur une certaine période. Si un traitement est jugé nécessaire, il doit être fait contre les jeunes larves entre l’éclosion des œufs et l’entrée des larves dans les épis. Les panicules doivent être émergées afin que les jeunes larves soient exposées au traitement. Une fois entré dans l’épi, l’insecte ne pourra pas être contrôlé.
 
Pour de l’information détaillée sur l’identification du VGOH, les champs à risque, le dépistage et les seuils d’intervention, consultez l’avertissement N° 8 du 27 juillet 2018 ainsi que l’avertissement N° 9 du 3 août 2018.
 
 
LÉGIONNAIRE D’AUTOMNE
  
Les captures de papillons de légionnaire d’automne ont continué d’augmenter. Des captures faibles à moyennes ont été effectuées à des sites répartis parmi les régions suivantes : Bas-Saint-Laurent, Capitale-Nationale, Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches, Gaspésie, Lanaudière, Laurentides, Laval, Mauricie, Montérégie, Outaouais et Saguenay–Lac-Saint-Jean. De plus, des observations aux champs ont révélé la présence de quelques foyers d’infestation localisés dans certains champs. La vigilance est donc de mise dans les champs à risque, et ce, dans toutes les régions.
 
Il est recommandé de dépister régulièrement vos champs de maïs sucré tardifs afin de vérifier la présence de dommages et de larves sur le feuillage. Il est important d’intervenir à ce moment, puisque les jeunes larves sont encore sur le feuillage, et donc vulnérables aux insecticides. Plus tard, les larves se retrouvent dans les épis, où elles se nourrissent des grains en formation et où elles sont difficiles, voire impossibles à contrôler. Pour plus d’information notamment sur la biologie de ce ravageur, la méthode de dépistage et la stratégie d’intervention, consultez cette fiche technique.
 
 
AUTRES ENNEMIS
  
Chrysomèle des racines du maïs
Des adultes de la chrysomèle des racines du maïs sont actifs dans plusieurs champs. À cette période de l’été, ces insectes peuvent migrer des champs de maïs-grain, où les soies sont moins attirantes, vers des champs de maïs sucré aux soies plus fraîches. En se nourrissant des soies des épis de maïs, les adultes de la chrysomèle peuvent nuire à la pollinisation. Ils peuvent parfois se nourrir de grains et endommager le bout des épis. Pour plus d’information sur la chrysomèle des racines du maïs et les moyens de lutte, consultez cette fiche technique. 


Pucerons
Certains collaborateurs ont noté la présence de pucerons à de faibles niveaux (ne nécessitant pas d’intervention). Maintenez la surveillance des pucerons lors de vos dépistages au champ. Notez également la présence d’ennemis naturels (ex. : coccinelles) qui aident au contrôle des pucerons. Pour plus d’information sur les pucerons dans le maïs sucré, consultez le bulletin d’information N° 6 du 8 août 2013.
 

Rouille
Dans quelques champs, on rapporte la présence de rouille sur certaines variétés de maïs sucré, mais dans la plupart des cas, les niveaux d’infestation sont trop faibles pour justifier une intervention. Surveillez les champs qui ne sont pas encore au stade « croix » et consultez votre conseiller avant toute intervention. Vérifiez si la rouille se trouve surtout sur le feuillage ou si elle atteint également les épis.
 

Tétranyques
Des tétranyques à deux points ont été observés dans quelques champs, à des niveaux ne nécessitant pas d’intervention. Ces minuscules acariens sont favorisés par le temps chaud et sec. Peu de cas nécessitent une intervention dans le maïs sucré, mais la vigilance est tout de même de mise. Surveillez également la présence d’ennemis naturels qui aident au contrôle des tétranyques. Les infestations de tétranyques débutent souvent par les bordures de champs et par le bas des plants de maïs. Au besoin, un traitement localisé peut être effectué. Pour consulter la liste des traitements homologués contre le tétranyque à deux points dans le maïs sucré, cliquez ici.
 

Pour plus d’information
  • Fiche technique Pyrale du maïs
  • Fiche technique Le ver de l’épi du maïs
  • Fiche technique Légionnaire d’automne
  • Fiche technique Chrysomèles des racines du maïs
  • Bulletin d’information Les pucerons dans le maïs sucré
  • Vidéo Le piégeage d’insectes dans le maïs sucré
  • Bulletin d’information Bio-insecticides, insecticides et fongicides homologués dans la culture du maïs sucré en 2018 


Cet avertissement a été rédigé par Brigitte Duval, agronome. Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter l’avertisseure du réseau Maïs sucré ou le secrétariat du RAP. La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.
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