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Les lâchers d’insectes stériles comme méthode de lutte biologique contre la drosophile à ailes tachetées

La drosophile à ailes tachetées est un ravageur exotique particulièrement dommageable pour les cultures de petits fruits puisqu’elle s’attaque aux fruits en murissement. Depuis son invasion sur les continents américain et européen en 2008, ses populations sont contrôlées majoritairement avec des insecticides chimiques. L’objectif de cette étude était d’explorer le potentiel de la technique des insectes stériles comme approche de lutte à la drosophile à ailes tachetées, d’abord en irradiant des pupes à différentes doses pour identifier la dose optimale pour la stérilisation des mâles et, par la suite, en évaluant les capacités reproductives de ces mâles irradiés en laboratoire et en condition semi-naturelle (lâchers d’individus en cage avec deux pots de framboisier). En premier lieu, il a été observé que l’irradiation n’avait pas d’effet significatif sur l’émergence, la malformation et la longévité des adultes à chacune des doses testées. Suite à l’accouplement de mâles irradiés avec des femelles saines, deux équations ont été obtenues permettant d’établir une relation entre la dose d’irradiation et le taux d’éclosion des oeufs et la survie des individus jusqu’au stade adulte. Les capacités reproductives des mâles irradiés à la plus haute dose testée (120 Gy) ont ensuite été comparées à celles des mâles non-irradiés. Les mâles irradiés se sont révélés aussi efficaces que les mâles non-irradiés pour accoupler et transmettre du sperme aux femelles en absence de compétition. En conditions de compétition, le succès d’accouplement des mâles irradiés a été de 37,5% et de 62,5% par les mâles non-irradiés. Une expérience sur le ré-accouplement des femelles a conclu que celui-ci était peu fréquent et n’était pas influencé par l’irradiation des mâles. Lors de lâchers en cage en situation de compétition en laboratoire, les quatre doses d’irradiation (80, 90,100, 120 Gy) se sont avérés équivalentes alors que lors de lâchers en condition semi-naturelle, ce sont les doses de 80 et 120 Gy qui ont générés les mâles irradiés les plus compétitifs.
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Organisation : Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA)
Auteur(s) : Firlej. A., J. Brodeur, F. Fournier et V. Martel
Date de publication : 19 décembre 2017

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