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    ACPA- Rapport sur la mortalité de colonies d'abeilles au Canada (2017)

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    Résumé L’Association canadienne des professionnels de l’apiculture (ACPA) a coordonné la production du rapport annuel sur la mortalité de colonies d’abeilles mellifères pendant l’hivernage 2016-2017 au Canada. Comme lors des années précédentes, des questions harmonisées basées sur les profils du secteur apicole national ont été utilisées pour l’enquête. Les responsables provinciaux de l’apiculture de chaque province ont recueilli les données de l’enquête. Les apiculteurs ayant répondu à l’enquête exploitaient 413 342 colonies d’abeilles mellifères disséminées dans tout le Canada. Cela représentait 53,8 % de toutes les colonies exploitées et hivernées au Canada en 2016-2017. Le pourcentage national de pertes hivernales de colonies d’abeilles était de 25,1 %, les pourcentages provinciaux variant de 13,2 à 41,8 %. À l’échelle nationale, les pertes globales déclarées en 2017 se situent à un niveau moyen lorsque comparées aux pertes enregistrées depuis 2006-2007. En dépit de pertes hivernales plus élevées que la normale au cours des dernières années, les apiculteurs ont été en mesure de remplacer leurs colonies mortes et d’en accroître le nombre. Le nombre de colonies d’abeilles est passé de 589 254 en 2007 à 750 155 en 2016, pour une augmentation totale de 27,3 % au cours de cette période au Canada. Les répondants ont rapporté des variations considérables dans l’identification et le classement des quatre principales causes possibles de pertes de colonies à travers le pays. Les causes les plus fréquemment évoquées, par ordre de fréquence, sont les suivantes : mauvaise qualité des reines, mauvaises conditions météorologiques en hiver et au printemps, mesures inefficaces de lutte contre le varroa et faiblesse des colonies à l’automne. Les apiculteurs ont répondu à des questions concernant la gestion de trois maladies graves de l’abeille : le varroa, la nosémose et la loque américaine. Dans la majorité des provinces, la plupart des apiculteurs ont déclaré qu’ils effectuaient un dépistage de l’infestation par les varroas. La plupart des apiculteurs ont indiqué qu’ils avaient employé Apivar® au printemps, de l’acide formique (Mite Away Quick Strip® (MAQS), traitements répétés à 40ml d’acide formique (traitements « flash »)) au cours de l’été ou de l’automne et de l’acide oxalique à la fin de l’automne pour la lutte contre le varroa. Étant donné la longueur de la saison 2016, de nombreux apiculteurs ont eu recours, au printemps et à l’automne, à Apivar® ou à une combinaison de ce produit et d’acide formique pour contenir les acariens. Pour la prévention et le traitement de la nosémose et de la loque américaine, de nombreux apiculteurs à travers le pays ont régulièrement utilisé des antibiotiques homologués, mais les méthodes et le calendrier d’application variaient largement d’une province à l’autre. De façon générale, les réponses à l’enquête indiquent que les responsables provinciaux de l’apiculture, les conseillers techniques et les chercheurs réussissent à travailler avec les apiculteurs à la grandeur du pays pour les inciter à surveiller les organismes nuisibles aux abeilles, en particulier le varroa et la nosémose, et à adopter des pratiques de lutte intégrée afin de contrôler ces organismes. Les membres de l’ACPA continuent de travailler à développer des options de gestion pour les apiculteurs et à les améliorer afin de préserver la santé des abeilles par le biais de divers groupes de travail au sein de l’association et avec différents intervenants. En outre, ils contribuent activement à la Table ronde fédérale sur la santé des abeilles afin d’élaborer des stratégies qui permettent de répondre aux risques et de saisir les occasions de développer un secteur durable.

    Organisation : ACPA
    Auteur(s) : Association canadienne des professionnels de l'apiculture (ACPA)
    Date de publication : 07 septembre 2017

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