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Amarante tuberculée : le plan d'intervention phytosanitaire du Québec

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Le Plan d’intervention phytosanitaire pour lutter contre l'amarante tuberculée vise principalement à offrir, aux producteurs touchés par la présence d’amarante tuberculée (AT), un encadrement agronomique, assurant une réponse rapide et efficace contre cette mauvaise herbe envahissante.


L’encadrement de la ferme, réalisé par un(e) agronome, permettra d’établir une stratégie de lutte sur l’entreprise en tenant compte des cultures et des différents moyens de contrôle disponibles sur l’entreprise. Cette aide ponctuelle a pour objectif de faciliter la prise en charge de la problématique par l’entreprise. Un encadrement agronomique sera également apporté au sujet des mesures de biosécurité à appliquer sur l’entreprise afin d’éviter de disséminer l’AT.


Si vous suspectez la présence d’amarante tuberculée sur votre ferme, demandez à votre conseiller agricole de vous inscrire au Plan d’intervention phytosanitaire pour lutter contre l'amarante tuberculée au Québec. Veuillez prendre connaissance de l'infographie ci-dessous pour comprendre les étapes à suivre.

Faites une demande  



Veuillez cliquer ici pour disposer de la version imprimable du texte de l'infographie.



L’amarante tuberculée (AT) constitue une problématique en devenir, depuis le premier constat de sa présence au Québec en 2017, sur le territoire agricole de la Montérégie. Cette population a été confirmée résistante aux herbicides des groupes 2, 5 et 9.
Par la suite, sept nouveaux foyers d’amarante tuberculée ont été identifiés en Montérégie et un au Centre-du-Québec, pour un total de huit populations connues au Québec en 2019. Ces populations ont présenté de la résistance aux herbicides des groupes 2, 5, 9, 14 et 27.
L’année 2020 constituait la première année du Plan et, au courant de l’été, 20 nouveaux foyers d’infestations par l’amarante tuberculée ont été découverts. Cela mène donc le total à 29 populations d’AT connues et réparties dans 4 régions administratives du Québec (Chaudière-Appalaches, Laurentides, Montérégie et Centre-du-Québec).

Pour plus de détails sur la répartition de l’AT sur le territoire québécois, consultez le document Bilan de l’amarante tuberculée au Québec, 2017-2020.

Pour plus de détails, l’amarante tuberculée est considérée comme l’une des pires mauvaises herbes pouvant s’installer dans un champ. Il s’agit d’un envahisseur important et redoutable à cause de ces caractéristiques :
  • Espèce très compétitive, elle peut causer des pertes de rendements jusqu’à 84 % dans la culture du maïs et 93 % dans celle du soya;
  • Grande variabilité génétique, elle développe rapidement de la résistance aux herbicides. Ainsi, au Québec, presque toutes les populations retrouvées sont résistantes à au moins deux groupes d’herbicides à la fois;
  • Grande prolificité, un plant femelle produit en moyenne 300 000 graines, mais jusqu’à quelques millions peuvent être produites dans certains cas. Les graines sont très petites et peuvent facilement être transportées par la machinerie agricole, les bottes, etc.
  • Graines germant tard en saison, soit à partir de la mi-juin, et elles continuent de germer tout au long de la saison de croissance;
  • Croissance rapide, dans des conditions favorables, la plante croît de 2,5 cm à 3 cm par jour.

Pour plus d’informations sur la plante, vous pouvez consulter la fiche technique sur l’amarante tuberculée, IRIIS phytoprotection ainsi que la fiche synthèse de l’amarante tuberculée.  

Il importe de mentionner que cette mauvaise herbe n’est pas régie par l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA), ce qui n’oblige en rien les producteurs à signaler sa présence.

Une intervention d’urgence, menée sur l’ensemble du territoire agricole québécois, s’avère nécessaire afin de :
  • Offrir un encadrement agronomique à tout producteur agricole concerné par la présence de l’AT sur son entreprise, et ce, dans toutes les régions agricoles du Québec.
  • Éviter la prolifération de l’AT, où qu’elle puisse se trouver.
  • Diffuser massivement les renseignements nécessaires au contrôle de l’AT.
  • Bonifier l’état des connaissances sur l’AT afin d’en améliorer la gestion sur le territoire québécois.

L’amarante tuberculée est une espèce annuelle et indigène en Amérique du Nord. Sa tige est dressée et glabre (sans poils). Les plants peuvent mesurer jusqu’à 2 m de hauteur. Les feuilles sont de forme rhombique (forme d’un losange) à allongée, de couleur verte et la surface de la feuille est luisante. L’amarante tuberculée est une espèce dioïque, c’est-à-dire que les fleurs femelles et mâles sont présentes sur des plants différents. Les fleurs sont très petites, elles mesurent de 1 à 3 mm et sont réunies en épis allongés qui forment une panicule lâche au sommet de la tige. La graine qui est produite est très petite, elle mesure au plus 1 mm de diamètre, est noire et luisante.

 
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Figure 1. Amarante tuberculée aux stades plantule, végétatif et floraison

Photos : LEDP, MAPAQ



Pour plus de détails et pour visualiser de nombreuses images, vous pouvez consulter IRIIS phytoprotection.


L’amarante tuberculée peut être confondue avec les autres amarantes présentes au Québec, soit l’amarante à racine rouge et l’amarante de Powell. Cependant, l’amarante tuberculée se distingue par sa tige glabre, ses feuilles plus allongées et son inflorescence lâche qui comprend uniquement des fleurs mâles ou femelles.
 
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Figure 2. Inflorescence des amarantes

Photos : LEDP, MAPAQ et Gilles Ayotte, Université Laval


Pour plus de détails et des images aidant à la comparaison des espèces, vous pouvez consulter la fiche technique sur la différenciation des amarantes.

Nous vous invitons à vous abonner au RAP – Malherbologie ainsi qu’au RAP – Grandes cultures. De l’information est publiée régulièrement concernant cette mauvaise herbe.
 




Vidéo explicative du Plan d'intervention phytosanitaire de l'amarante tuberculée. L’amarante tuberculée est une mauvaise herbe très envahissante et souvent résistante. Depuis 2017, elle cause de sérieux problèmes à plusieurs entreprises agricoles du Québec. Sauriez-vous la reconnaître?



N’hésitez pas à communiquer avec Audrey Lebrun, chargée de projet pour le Plan d'intervention phytosanitaire pour lutter contre l'amarante tuberculée à la Coordination services-conseils, si vous avez des questions.

Ce projet a été financé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation dans le cadre du volet 2 du programme Prime-Vert.
 

Ce billet a été rédigé par le comité de coordination du Plan d'intervention phytosanitaire pour lutter contre l'amarante tuberculée composé de Brigitte Duval, Stéphanie Mathieu, David Miville et Amélie Picard (MAPAQ), David Girardville (Club agroenvironnemental du Suroît inc.), Marie-Claude Lapierre et Audrey Lebrun (CSC).

Image de l'entête : Infestation d'amarante tuberculée dans un champ de soya. Crédit photo : LEDP, MAPAQ

 
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Organisation : Coordination services-conseils
Collaborateur(s) : Comité de coordination du Plan d'intervention phytosanitaire pour lutter contre l'amarante tuberculée composé de Brigitte Duval, Stéphanie Mathieu, David Miville et Amélie Picard (MAPAQ), David Girardville (Club agroenvironnemental du Suroît inc.), Marie-Claude Lapierre, Audrey Lebrun (CSC)
Date de publication : 03 juin 2020

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