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    Portrait de la main-d'oeuvre agricole au Québec

    La main-d’œuvre est devenue un enjeu majeur en agriculture au cours des dernières années et la quantité de manchettes à ce sujet le démontre. Son impact sur la rentabilité financière des entreprises dans un contexte de compétitivité ne se dément pas.

    Une analyse des données des études de coûts de production des dernières années confirme que c’est sur le travail des exploitants-propriétaire [1] que reposent d’abord les entreprises. Ces dernières comptent en moyenne 1,7 exploitant-propriétaire consacrant chaque année 2 388 heures à leur entreprise. Ceci représente 59 % du travail effectué.

    Un écart est constaté entre les productions animales et végétales. Un exploitant-propriétaire en production animale consacre en moyenne 2 481 heures alors que la moyenne est de 1 857 heures en production végétale.

    La main-d’œuvre familiale, regroupant les membres de la famille incluant les propriétaires possédant moins de 20 % des parts de l’entreprise, s’acquitte quant à elle 22 % du travail de l’entreprise. Sa rémunération, souvent nulle ou sous la forme d’avantages, est l’une de ses particularités. Il a été déterminé qu’elle est bénévole ou rémunérée partiellement dans 60 % des cas.
    Finalement, les salariés composent la dernière catégorie de travailleurs. Les salariés exécutent 19 % du travail. Toutefois, cette proportion varie grandement selon les productions. Certaines comme le bouvillon d’abattage, la pomme et la pomme de terre emploient plus de salariés. La figure ci-contre illustre la variabilité observée au sein des entreprises.

    Figure 1. Distribution du salaire moyen payé ($/heure)

    Le salaire moyen varie de 13,19 $ pour le secteur Agneaux à 18,80 $ pour celui du porc. La rémunération est tributaire de la demande pour la région en main-d’œuvre agricole, des avantages sociaux offerts, de la spécialisation des ouvriers et du type de production.
     



    Un portrait complet de la variabilité et les besoins en main-d’œuvre de ces productions ainsi que de nombreuses autres a été dressé. Consultez l’analyse réalisée par le Centre d’études sur les coûts de production en agriculture (CECPA) en partenariat avec le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ), disponible sur le site du CRAAQ.


    Cet article a été publié également dans le Bulletin des agriculteurs.


    [1] Définis ici comme toute personne majeure détenant plus de 20 % des parts de l’entreprise.


    Auteur : Jean-François Drouin, chargé de projets au CECPA


     
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    Organisation : Centre d'études sur les coûts de production en agriculture (CECPA)
    Collaborateur(s) : Jean-François Drouin, chargé de projets
    Date de publication : 18 octobre 2017

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