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Septembre, le mois des semis



L’été est presque fini, c’est le temps des semis. Quelle hérésie diront certains! Pourtant, les céréales d’automne, fort populaires en Ontario, commencent à être en vogue au Québec, particulièrement le blé et les nouveaux seigles hybrides qui sont maintenant bien visibles dans les champs avant l’arrivée de la neige. L’hiver 2020 surpassera-t-il tous les records, d’autant plus que la Financière agricole offrira pour la première fois cette année une protection contre la mortalité hivernale ?


Les céréales d’automne s’adaptent au froid pour survivre à l’hiver et sont récoltées une vingtaine de jours avant les céréales de printemps. Tout dépendant des régions du Québec, il est temps de semer et de profiter des nombreux avantages qu’elles procurent :
  • Elles offrent notamment 25 % à 40 % plus de rendement que les céréales de printemps.
  • Elles freinent l’érosion causée par les fortes pluies automnales et printanières.
  • Elles présentent tous les avantages d’un engrais verts, mais le producteur en tire un revenu important.
  • Elles réduisent le recours aux herbicides, car, déjà bien implantées au printemps, elles compétitionnent les mauvaises herbes.
  • L’effet de rotation augmente les rendements des cultures subséquentes.
De plus, semer des superficies à l’automne réduit la charge de travail pendant le « boom » du printemps.



Le défi, la survie à l’hiver
Les producteurs ayant tenté l’expérience des céréales d’automne il y a une trentaine d’années le confirmeront, le défi réside à ne pas subir de pertes hivernales en raison des aléas météorologiques, particulièrement les redoux, la glace et les froids extrêmes malgré la formation d’un couvert de neige qui protège les plants. La donne a cependant changé avec les hivers plus doux, le meilleur drainage des champs et, surtout, l’entrée en vigueur cette année du nouveau programme d’assurance contre la mortalité hivernale de la Financière agricole du Québec. Si les pertes sont trop élevées, il est toujours temps de semer une culture de printemps et d’avoir malgré tout profité d’avantages agronomiques tels une activité biologique accrue jusqu’aux neiges et une structure du sol bonifiée qui facilite le travail au printemps.

Un grand projet provincial se met en branle
Le potentiel de productivité des céréales d’automne est indéniablement supérieur à celui des céréales de printemps. Afin de démontrer ce fait dans l’ensemble du Québec, l’IRDA vient de lancer un grand projet provincial de trois ans chez plusieurs producteurs de 10 régions ainsi que sur ses sites expérimentaux de Saint-Lambert-de-Lauzon et de Saint-Bruno-de-Montarville.

Bien que la plupart des producteurs participant au projet aient été identifiés, l’IRDA est toujours à la recherche de fermes pour implanter des vitrines dans les régions de la Mauricie et de l’Abitibi-Témiscamingue. Profitez de cette occasion pour partciper à démontrer les gains de productivité, les avantages économiques, les bénéfices pour la santé des sols ainsi que la réduction de l’usage des pesticides que procurent les céréales d’automne.

Pour plus d'informations :  https://www.irda.qc.ca/fr/ equipe-r-d/francis-allard/

Ce contenu a été publié initialement sur le site de l'IRDA.



 
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Organisation : Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA)
Collaborateur(s) : Francis Allard, professionnel de recherche en grandes cultures
Date de publication : 10 septembre 2019

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