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La laitue urbaine se verticalise

Verte, frisée, pommée, rouge, en barquette, en mélange, la laitue se décline sous de multiples variétés dans nos épiceries. C’est le légume frais le plus consommé par les Canadiens : près de 9,6 kg par personne annuellement. Chef de file dans la production de laitue, le Québec produit 87 % des ventes du pays. Malgré cette dominance, il demeure que le Québec a importé en 2020 une valeur de 17 M$ de laitue pour la province. C’est à cette part d’importation que l’entreprise Aquaverti désire s’attaquer. Comme ces nouvelles « fermes urbaines » établies à Montréal, elle se donne pour mission de nourrir la population locale en occupant une superficie moindre que la production en pleine terre, mais en exploitant tout le volume d’un bâtiment… en longueur, en largeur et en hauteur! En conférence au colloque maraîcher en serre du CRAAQ en novembre 2020, son fondateur, George Aczam, a présenté les étapes de démarrage de cette entreprise vouée à l’agriculture verticale, un domaine qui offre bien des défis pour ces maraîchers nouvelle génération !

Que dissimulent les murs de ces bâtiments fermés, sans fenestration et situés dans un environnement généralement hostile à la culture de légumes ? De l’innovation, de la recherche et de l’ingéniosité : hydroponie, aéroponie, plateaux rotatifs, bassins multiétages, tour pivotante, système de récupération de chaleur et luminaires DEL, entre autres. La production dans un environnement contrôlé permet de reproduire les meilleures conditions pour la plante, et ce, tous les jours. Mais encore faut-il déterminer ces conditions optimales, dans ce milieu qui est bien différent du champ…

À titre d’exemple, chaque culture - que ce soit la roquette, la mâche ou bien la laitue frisée - a ses propres besoins en lumière. Le recours aux diodes électroluminescentes (DEL) est un atout pour la culture en environnement contrôlé, autant pour l’efficacité énergétique qu’elles offrent que pour la possibilité de les personnaliser. En effet, les fabricants les produisent selon les exigences du client. Comme elles émettent une lumière d’un spectre (couleur) très spécifique, on peut combiner plusieurs couleurs dans un éclairage à DEL pour fournir une lumière performante aux cultures. Le défi est donc de trouver la formule la plus efficace, du point de vue du spectre lumineux, de l’intensité et de la durée. Également, dans ce type de système, on va régler finement le taux de fertilisation, la température de l’eau, la vitesse de recirculation, le taux d’humidité, l’ajout de CO2, etc. pour chaque culture.

La « R et D » est donc au cœur de ces entreprises. Et cette innovation à un prix. Les investissements initiaux pour démarrer un tel projet sont substantiels, ne serait-ce que pour tout l’équipement nécessaire à l’automatisation, le temps investi en recherche et développement et pour l’acquisition de terrain en zone urbaine.

L’agriculture verticale en est à ses balbutiements et de nombreux défis attendent les entrepreneurs, mais force est de constater que c’est une tendance prometteuse.

Pour en aprendre plus sur l'agriculture verticale ou l'agriculture urbaine, consulter la section Agriculture urbaine.

Ce texte a été publié originalement dans le magazine Primeurs maraîchères en mars 2021.


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Organisation : Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ)
Date de publication : 27 juillet 2022

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