Ajouté à Mes favoris.

Logo Agri-Réseau
S'informerLe savoir et l'expertise du réseau agricole et agroalimentaire
Logo Agri-Réseau
S'informerLe savoir et l'expertise du réseau agricole et agroalimentaire

S'informer

Le savoir et l'expertise du réseau agricole et agroalimentaire

Chargement en cours

Filtrer la recherche
  • Sujet(s) :
  • Production(s) :

Acétonémie au Québec : le portrait 2015


L’acétonémie… on en entend parler depuis des années, on a plusieurs outils pour la détecter, mais est-ce qu’on la contrôle?
 

Depuis octobre 2011, Valacta offre le service Cétolab pour détecter l’hypercétonémie (gros mot pour dire BHB élevé). Depuis 4 ans, nous avons recueilli les données de plus de 530 000 vaches fraîches (5 à 35 jours en lait)! On a des données pour s’amuser longtemps, mais pour aujourd’hui, je vous propose de jeter un coup d’œil au portrait que ça donne.

 

 
Plus d’acétonémie chez les vaches ou chez les taures?

En général, la prévalence est plus élevée chez les vaches si on considère la moyenne pour les 35 premiers JEL. Par contre, les taures fraîches gagnent haut la main pour la première semaine après vêlage!! Stress lié au vêlage, changement de place, traite, nouvelle expérience? Probablement! Mauvaise préparation avant vêlage? Peut-être… Fait intéressant, il y a encore environ 15% de vaches positives à 35 JEL, bien que l’acétonémie soit habituellement reconnue comme une maladie de vache fraîche.

Quels sont les impacts économiques importants?
En comparant les données des vaches positives et négatives à Cétolab on obtient :
  • Moins de lait au jour du test (30.1 vs 32.5 kg/j)
  • Plus de jours ouverts (154 vs 131)
  • Plus de réforme (42.8 vs 30.3 %)
Même en énumérant juste ceux-ci, on voit bien que l’impact est grand pour nos vaches et pour le portefeuille du producteur.
 
D’un troupeau à l’autre, ça varie beaucoup?
Pas mal, oui! Environ 10% des troupeaux ont 10% de prévalence ou moins ; on peut donc considérer que l’acétonémie est contrôlée dans ces troupeaux. Par contre, 40% des troupeaux ont plus de 25% de prévalence. Ça ne semble pas tant que ça 25% sur un rapport Cétolab… mais considérant qu’on fait le contrôle une fois par mois et qu’un cas d’acétonémie dure en moyenne 5 à 7 jours selon la littérature scientifique, il faudrait considérer que l’incidence réelle est environ 4 fois la prévalence affichée sur le rapport Cétolab. Donc si en testant une fois par mois on détecte que 25% des vaches sont en hypercétonémie, en réalité ce sont probablement toutes les vaches qui en font à un moment ou l’autre dans le mois. Ok, peut-être que certaines vaches n’en font pas… mais il y a surement d’autres vaches qui ont plus d’un épisode entre deux contrôles.
 
 
Alors comment est-ce qu’on peut contrôler l’acétonémie?
La réponse est dans la prévention! Avant le vêlage, il faut porter une attention particulière aux excès d’énergie et de protéine dans les rations. Après le vêlage, s’assurer de fournir une ration bien équilibrée qui répond aux besoins de la vache.  
 

 Actions clés pendant la période de transition

  1. Valider la consommation des vaches
  2. Maximiser le confort
  3. Minimiser le stress et la compétition!
Commentaires (0)
Me connecter

Organisation : Valacta
Date de publication : 08 décembre 2015

Ceci est la version du site en développement. Pour la version en production, visitez ce lien.