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    Vaccination génétique pour prévenir la mammite causée par le Staphylococcus aureus

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    Jusqu’à présent, les antibiotiques ont constitué l’arme de choix contre la mammite. Cependant, on remarque l’apparition de plus en plus fréquente de bactéries résistantes aux antibiotiques. Bien que de nombreux microorganismes soient impliqués dans cette maladie, Staphylococcus aureus est devenu la bactérie pathogène mammaire la plus fréquente, présent dans plus de 90 % des troupeaux laitiers. L’idée de développer un vaccin contre Staphylococcus aureus suscite de l’intérêt depuis plusieurs années déjà, mais tous les vaccins classiques testés jusqu’ici n’ont pas donné les résultats escomptés, possiblement à cause du type de réponse immunitaire qu’ils induisent. Nous avons produit et testé plusieurs vaccins et plusieurs stratégies d’immunisation chez la souris et la vache. La plupart de ces vaccins ont induit des réponses immunitaires significatives. Parmi nos formulations, nous avons observé qu’un vaccin, contre le facteur d’agglutination A (ClfA), induit une protection partielle chez la souris. Un deuxième vaccin, qui inclut une combinaison de trois facteurs de virulence, a montré une protection impressionnante contre la mort septicémique chez les souris. Chez la vache, nos résultats indiquent que ce type de vaccin induit des réponses immunitaires humorale (anticorps) et cellulaire. Bien que la vaccination n’ait pu prévenir l’infection lors d’une infection expérimentale par Staphylococcus aureus, les vaches vaccinées ont montré une meilleure aptitude à élimer les bactéries. Nous avons noté une grande variabilité de la réponse immunitaire à nos vaccins d’un animal à l’autre. Afin de réduire la variabilité et augmenter de la réponse immunitaire, nous avons évalué différentes approches. Certaines d’entre elles, notamment la coadministration de la cytokine GM-CSF ont effectivement réduit la variabilité de la réponse. Cependant, afin d’augmenter la réponse humorale, l’approche la plus efficace a été d’effectuer un rappel avec l’antigène protéique correspondant. Globalement, ces résultats suggèrent que le développement d’un vaccin contre le Staphylococcus aureus est possible, mais nécessitera de développer une technologie permettant d’améliorer la réponse immunitaire chez les vaches.
    Organisation : Novalait
    Auteur(s) : Brian Talbot
    Date de publication : 30 mai 2006
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