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    Développement de stratégies pour diminuer les spores butyriques dans le lait cru obtenu de vaches nourries à l’ensilage

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     La contamination du lait par les spores butyriques résistantes à la pasteurisation peut entraîner des pertes économiques de près de 10 millions de dollars/année pour l’industrie fromagère au Québec. Des recherches indiquent que ce type de contamination est en étroite relation avec l’utilisation d’ensilage dans l’alimentation des troupeaux. L’approche proposée est d’étudier l’écologie des Clostridium dans la chaîne de production du lait à la ferme. Parallèlement à ces essais, différentes stratégies sont explorées pour inhiber le développement des spores. La diminution des spores dans l’environnement de l’étable devrait se traduire par une meilleure qualité microbiologique du lait permettant ainsi de réduire les pertes à l’usine. Les résultats ont permis de démontrer qu’il y a deux profils spécifiques aux Clostridium pour le lait cru sur les fermes. Ces profils ne sont pas constants pour une même ferme d’une année à l’autre. Les résultats de dénombrement pour les ensilages de maïs indiquent qu’ils contiennent en moyenne 100 fois plus de spores de Clostridium que les ensilages d’herbe. Par ailleurs, dans les ensilages de maïs, la production d’acide butyrique caractéristique du développement des Clostridium est très faible. Dans les silos expérimentaux préparés à partir de parcelles fertilisées par différentes fumures organiques, les clostridies se sont développées de façon plus importante dans les ensilages de fléole des prés que dans les ensilages avec un mélange luzerne/fléole, et ce, malgré le faible nombre de Clostridium lors de l’entrée au silo. Une bactérie lactique produisant une substance ayant une activité anti-clostridiale a été identifiée. L’efficacité de cette bactérie a été comparée en silos expérimentaux à un inoculant commercial ainsi qu’à un produit acidifiant additionné de nitrites. Cette bactérie n’est pas assez compétitive face aux bactéries lactiques naturelles des plantes. Elle ne pourrait pas être utilisée pour développer un inoculant efficace.
    Organisation : Novalait
    Auteur(s) : Carole Lafrenière
    Date de publication : 20 octobre 2008
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