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Malherbologie, Avertissement No 5, 15 juin 2021

Réseau d'avertissements phytosanitaires Avertissement - Malherbologie
Suivi de la croissance de l'amarante tuberculée. Mise à jour sur la résistance de l'amarante tuberculée aux herbicides des groupes 5 et 27. 


SUIVI DE LA CROISSANCE DE L'AMARANTE TUBERCULÉE
En collaboration avec Brigitte Duval, agr.; Stéphanie Mathieu, agr.; Véronique Samson, agr.; Karine Fortier-Brunelle, agr. (MAPAQ); Sandra Flores-Mejia, Ph. D. (CÉROM) et Fairouz Dif, agr. (Club Conseil Profit-eau-sol)
 
L’amarante tuberculée (AT) poursuit sa croissance au Québec. En Montérégie notamment, elle a atteint 10 cm de hauteur. À partir de ce stade critique, les traitements herbicides ne sont plus efficaces contre cette mauvaise herbe.
 
Amarante tuberculée observée dans un champ de soya des Laurentides

Plusieurs plantules d'amarante tuberculée observées dans un champ de soya le 10 juin 2021 dans les Laurentides

Photo : Fairouz Dif (Club Conseil Profit-eau-sol)

 
L’AT germe au courant de toute la saison de croissance. Son émergence peut se produire à partir de la fin du mois de mai jusqu’au mois d’août. De fait, alors qu’elle a atteint une hauteur de 10 cm à un site en Montérégie, son émergence vient tout juste d’être observée à un autre site de la même région.
 
Cette caractéristique rend le contrôle de l’AT plus ardu, car elle est souvent présente au champ à plusieurs stades de croissance. Ainsi, il importe de combiner les différents moyens de lutte afin de diminuer les populations le plus rapidement possible et aussi d’abaisser la banque de semences présente dans le sol.
 
Si vous trouvez de l’AT sur votre entreprise pour la première fois, n’hésitez pas à vous inscrire au Plan d'intervention phytosanitaire pour lutter contre l'amarante tuberculée au amarantetuberculee.ca.


Pour plus d'information

Pour confirmer l'identification de l'AT, vous pouvez envoyer des photos par courriel à l'adresse mauvaiseherbe@mapaq.gouv.qc.ca. En cas de doute, le Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) du MAPAQ vous indiquera s'il est nécessaire d'envoyer un échantillon pour effectuer un test moléculaire. Pour connaître la procédure d'envoi d'un échantillon, vous pouvez consulter le document Envoi des échantillons au LEDP aux pages 7 et 8.

 
MISE À JOUR SUR LA RÉSISTANCE DE L'AMARANTE TUBERCULÉE AUX HERBICIDES DES GROUPES 5 ET 27 AU QUÉBEC
Sandra Flores-Mejia, Ph. D. (CÉROM)
 
Au courant de l’été 2020, de nouvelles populations d’amarante tuberculée (AT) ont été trouvées au Québec. Des tests moléculaires de détection de la résistance aux herbicides ont été effectués sur ces populations au Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP). Pour complémenter ces tests, les graines de 12 de ces populations ont été envoyées au CÉROM afin de détecter la résistance aux herbicides du groupe 5 (atrazine et métribuzine) et du groupe 27 (mésotrione et tolpyralate). La synergie entre l’atrazine et la mésotrione, rapportée dans quelques essais aux champs, a aussi été testée.

Concernant les herbicides du groupe 5 (inhibiteurs du photosystème II, site A), les résultats montrent que la résistance à l’atrazine est très généralisée. Elle a été observée chez 11 des 12 populations testées, c’est-à-dire que 92 % des populations testées se sont avérées résistantes à l’atrazine. Le degré de résistance varie selon la population, mais des populations hautement résistantes, dont 92,6 % et 74 % des individus ayant survécu à une fois et à deux fois la dose d’atrazine respectivement, ont été repérées.

En comparaison, la métribuzine demeure une option efficace pour le contrôle de l’AT dans le soya. Des 9 populations testées, seulement une population (11 %) a été déterminée résistante. Parmi les populations sensibles, aucun individu n’a survécu à une fois et à deux fois la dose. Ces résultats permettent de conclure que le test moléculaire pour la métribuzine, disponible au LEDP, s’avère très efficace pour détecter la présence ou l’absence de la mutation conférant la résistance à cette matière active. Effectivement, les 8 populations classées sensibles par le test classique avaient aussi reçu au préalable un résultat négatif par le test moléculaire (absence de la mutation).

Concernant les herbicides du groupe 27 (inhibiteurs de l’enzyme 4-hydroxyphenylpyruvate dioxygénase [HPPD], intervenant dans la synthèse des plastoquinones), la résistance à la mésotrione est plus répandue qu’on ne le croyait au départ. En effet, les 10 populations testées ont été classées comme résistantes à la mésotrione. Comme observé avec l’atrazine, le degré de résistance varie selon la population, mais des populations hautement résistantes ont été identifiées, incluant deux populations dont 100 % des individus ont survécu à une fois la dose.

Une population a été testée au tolpyralate et elle a été classée résistante à cette matière active du groupe 27. En moyenne, 26 % et 11 % des individus testés ont survécu au traitement à une fois et deux fois la dose respectivement. Ceci est la première mention de la résistance au tolpyralate au Canada.

Une population a été testée avec le mélange atrazine + mésotrione, et elle a été classée résistante, avec 37 % des individus qui ont survécu à une fois la dose et 39 % à deux fois la dose. Cette population avait également été classée hautement résistante à l’atrazine et à la mésotrione (résistance multiple) ainsi que résistante au tolpyralate (résistance croisée). Ces résultats suggèrent que la résistance au groupe 27 pourrait inclure l’ensemble de matières actives appartenant à ce groupe. Des essais supplémentaires sont à prévoir afin de vérifier cette hypothèse.

La présence répandue de la résistance aux groupes 2, 5, 9, 14 et 27 chez les populations d'amarante tuberculée au Québec limite les options de contrôle pour cette espèce. La combinaison de différents moyens de lutte est donc à privilégier en tout temps avec cette mauvaise herbe.
 
Test de résistance aux herbicides pour l'amarante tuberculée

Tests de résistance aux herbicides chez l'amarante tuberculée

Photo : Sandra Flores-Mejia (CÉROM)

 
Toute intervention de contrôle d’un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des risques associés à l’utilisation des pesticides.


 
Cet avertissement a été rédigé par l’Équipe de malherbologie du Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) du MAPAQ et révisé par Louise Thériault, agr. (MAPAQ). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter l’équipe de malherbologie ou le secrétariat du RAP. La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d’en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite. 
mapaq
 

Organisation : Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ)
Auteur(s) : RAP - Réseau Malherbologie
Date de publication : 15 juin 2021

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