
Dommages de gel hivernal et de gel tardif. Autres observations : brûlure bactérienne sur Malus et taches foliaires de l’hémérocalle.
DOMMAGES DE GEL
Gel tardif
La semaine dernière, des nuits froides frôlant le point de congélation ont été enregistrées dans certaines régions du Québec, notamment en Montérégie.
Des dommages à certains végétaux ont été notés. Il s’agit de plantes qui avaient démarré leur croissance hâtivement en serre ou qui avaient été récemment livrées en provenance de régions plus chaudes. En effet, les pousses et le feuillage tendre issus de la croissance du printemps sont les plus vulnérables au froid.
Selon l’expérience de certains conseillers, les dommages provoqués aux végétaux par le gel tardif peuvent créer des portes d’entrée pour des maladies. Il sera possible d’appliquer des fongicides préventifs pour les espèces sensibles, avant l’apparition des symptômes. Privilégier des produits à faible risque pour la santé et l’environnement.
AUTRES OBSERVATIONS
Brûlure bactérienne dans les Malus
On nous rapporte que des arrivages de Malus sp. étaient affectés par la brûlure bactérienne des rosacées (Erwinia amylovora). Un dépistage à la réception est conseillé. Il est recommandé de tailler au moins 30 cm sous la zone où les symptômes sont visibles, ce qui équivaut bien souvent à la destruction des jeunes plants atteints en pépinière. Il faut également brûler le bois à éliminer pour ne pas contaminer d’autres arbres.
Il est judicieux de confirmer le diagnostic par un envoi au laboratoire. En effet, certains symptômes comme des chancres à la teinte orangée peuvent être confondus avec la coulure bactérienne provoquée par Pseudomonas syringae. Le cas échéant, la même taille sera recommandée, mais le brûlage ne sera pas requis. Cette maladie, moins commune, a été détectée ce printemps dans un lot hiverné sous des couvertures.
Aureobasidium dans l’hémérocalle
Les toutes premières taches foliaires causées par Aureobasidium microstictum ont été observées dans des hémérocalles (Hemerocallis sp.) en Montérégie cette semaine. Pour l’instant, le problème semble limité.
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |
Cet avertissement a été rédigé par Marie-Édith Tousignant, agr., en collaboration avec Philippe Roch, M. Sc., agr. et Marc Légaré, dta (IQDHO). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter l'avertisseure du sous-réseau Pépinières ornementales ou le secrétariat du RAP. Édition : Marianne St-Laurent, agr., M. Sc. et Cindy Ouellet (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.

