
Puceron du soya : vigilance dans certains champs qui n’ont pas encore atteint le stade R5. Pourriture à sclérotes : comment évaluer l'importance de la maladie dans le soya et quoi faire en cas d'infection? Ver-gris occidental du haricot : les captures de papillons sont en baisse, surveillez les épis avant la récolte. Chrysomèles des racines du maïs : des populations élevées dans quelques champs non-Bt. Grêle tardive dans le maïs et le soya : que faire?
PUCERON DU SOYA : VIGILANCE DANS CERTAINS CHAMPS QUI N’ONT PAS ENCORE ATTEINT LE STADE R5
M.-E. Cuerrier1, B. Duval1, J. Saguez2, V. Samson1 et J. Breault1
1.Agronome (MAPAQ); 2. Chercheur (CÉROM)
M.-E. Cuerrier1, B. Duval1, J. Saguez2, V. Samson1 et J. Breault1
1.Agronome (MAPAQ); 2. Chercheur (CÉROM)
Cette semaine, les populations de pucerons du soya ont continué d’augmenter dans la majorité des sites dépistés par le RAP Grandes cultures. La moyenne provinciale atteint 260 pucerons par plant. Toutefois, la plupart des champs de soya sont maintenant à un stade avancé (R5 ou R6), ce qui les rend moins vulnérables aux dommages causés par le puceron. Cliquez ici pour consulter les données détaillées par région.
Selon le graphique ci-dessous, l’augmentation des populations en 2026 survient relativement tard dans la saison. Les populations demeurent généralement inférieures à celles observées lors des années où de fortes populations de pucerons ont été rapportées.
Au total, 32 % des champs dépistés par le RAP ont atteint le seuil d’alerte de 250 pucerons par plant. Ces champs sont situés en Montérégie-Est, en Montérégie-Ouest, au Centre-du-Québec, dans Lanaudière, dans les Laurentides et en Estrie. Ce seuil n’indique pas qu’un traitement est nécessaire, mais que les champs doivent être suivis tous les trois à sept jours, particulièrement ceux qui ont été semés tardivement ou encore à un stade sensible (R1 à R4). Ce dépistage permet de suivre l’évolution des populations de pucerons et d’ennemis naturels, d’évaluer le stade physiologique du soya et d’observer les signes de stress chez les plants.
Cette semaine, les ennemis naturels sont encore bien présents. Leur présence dans les champs joue un rôle important dans la régulation des populations de pucerons. Pour faciliter leur identification, consultez le Carnet de champ du dépisteur du RAP Grandes cultures et la brochure Lutte intégrée contre le puceron du soya. Pour vous guider dans la décision d’appliquer ou non un insecticide, consultez la Stratégie d’intervention recommandée au Québec contre le puceron du soya ainsi que SAgE pesticides afin d’identifier les produits homologués.
POURRITURE À SCLÉROTES : COMMENT ÉVALUER L'IMPORTANCE DE LA MALADIE DANS LE SOYA ET QUOI FAIRE EN CAS D'INFECTION?
Publication originale (2023) : T. Copley1, Y. Faucher2, V. Samson2 et B. Duval2
Mise à jour 2026 : M.-E. Cuerrier2, B. Duval2 et V. Samson2
1. Chercheuse (CÉROM); 2. Agronome (MAPAQ)
Publication originale (2023) : T. Copley1, Y. Faucher2, V. Samson2 et B. Duval2
Mise à jour 2026 : M.-E. Cuerrier2, B. Duval2 et V. Samson2
1. Chercheuse (CÉROM); 2. Agronome (MAPAQ)
Des symptômes de la pourriture à sclérotes sont actuellement observés dans certains champs de soya. On note la présence de pourriture accompagnée d’un mycélium blanc cotonneux sur les parties infectées, ainsi qu’un flétrissement et un dessèchement du feuillage.
Une fois ces signes visibles, une intervention au moyen d’un fongicide est inefficace, puisqu’elle ne permettra pas de freiner la progression de la maladie. L’application de fongicides est uniquement recommandée à titre préventif, lorsque le soya se trouve à un stade sensible, soit entre R1 et R3. Selon les observations actuelles du RAP, les champs de soya sont majoritairement aux stades R5 et R6.
Bien que cette maladie puisse causer des pertes de rendement, ce n’est pas toujours le cas, même lorsqu’elle est répandue dans le champ. Il est donc recommandé d’évaluer la sévérité de la maladie au stade R7 du soya (début de la maturité), en calculant le DSI (Disease severity index ou indice de sévérité de la maladie). Selon la valeur de l’indice obtenue, des méthodes de lutte préventives pourront être recommandées afin de limiter les dommages occasionnés par la maladie lors des prochaines saisons de culture.
Voici comment calculer le DSI :
- L’évaluation devrait être réalisée dans 5 à 10 stations réparties aléatoirement dans le champ, de façon à bien représenter l’état général du champ et à ne pas cibler uniquement les foyers symptomatiques.
- Évaluer la sévérité de la maladie sur un minimum de 10 plants par station, soit 5 plants sur 2 rangs. Compter le nombre de plants dans chacune des catégories suivantes (voir les photos plus bas) :
- 0 - Aucun symptôme de la pourriture à sclérotes;
- 1 - Maladie présente uniquement sur les branches latérales;
- 2 - Maladie présente sur la tige principale, mais les gousses sont saines et ne présentent pas de symptômes;
- 3 - Maladie présente sur la tige principale et les gousses sont atteintes, ou les plants symptomatiques sont flétris ou morts.
- Calculer le DSI selon la formule suivante :
Le DSI permet de déterminer si le seuil de dommages économiques a été atteint, c’est-à-dire si une application de fongicide foliaire aurait potentiellement été rentable. Aux États-Unis, un DSI de 20 % correspond au seuil de dommages économiques. Entre 15 et 20 %, la rentabilité d’une intervention fongicide peut varier selon différents facteurs, notamment le coût des intrants et le prix du soya.
Pratiques recommandées dans les champs où la pourriture à sclérotes a causé des dommages importants :
- Effectuer une rotation de deux à trois ans avec des cultures non-hôtes, comme le maïs ou, idéalement, les céréales ou les plantes fourragères. Ces dernières, grâce à leur canopée plus dense, favorisent la fructification des sclérotes, ce qui contribue à réduire davantage la quantité d’inoculum au champ comparativement au maïs.
- Choisir un cultivar de soya résistant à la pourriture à sclérotes. Les cotes de résistance des cultivars sont disponibles dans les résultats du Réseau des Grandes Cultures du Québec (RGCQ) ainsi que dans les catalogues de certains semenciers.
- Adopter un espacement entre les rangs de 76 cm (30 po) ou, au minimum, de 38 cm (15 po) et réduire le taux de semis afin de favoriser le séchage de la surface du sol. Une canopée trop dense maintient l'humidité, ce qui favorise le développement des apothécies. Un espacement accru et une densité de semis réduite permettent un assèchement plus rapide du sol entre les épisodes de pluies, diminuant ainsi les risques d'infection.
- Éviter la surfertilisation. Un apport excessif peut entraîner une croissance végétative trop vigoureuse, créant une canopée dense qui retient l'humidité et favorise l’apparition des apothécies.
- Appliquer les fongicides de manière optimale lorsqu’une intervention est justifiée. L’efficacité des fongicides dépend du moment et de la qualité de l'intervention. Il est recommandé d’intervenir lorsque le soya est aux stades sensibles (R1 à R3) en assurant une couverture uniforme, notamment des fleurs, pour maximiser l'effet du traitement.
- Privilégier le semis direct, car les sclérotes laissés en surface sont plus exposés aux conditions défavorables, telles que le gel, les insectes ou les maladies, ce qui limite leur survie.
- La réalisation d’un essai comparant des zones traitées à des zones non traitées peut aussi aider à mieux évaluer la rentabilité d’une intervention fongicide dans les conditions propres au champ.
- À la récolte, limiter la dispersion des sclérotes par la machinerie. Si possible, récolter les champs affectés en dernier et, dans un champ touché, terminer par les zones les plus affectées. Nettoyer l’équipement avant de passer d’un champ affecté à un champ sain.
Pour plus d’information sur la maladie et les différentes méthodes de prévention et de lutte, consultez la fiche technique La pourriture à sclérotes chez le soya.
VER-GRIS OCCIDENTAL DU HARICOT : LES CAPTURES DE PAPILLONS SONT EN BAISSE, SURVEILLEZ LES ÉPIS AVANT LA RÉCOLTE
J. Saguez1, J. Breault2, M.-E. Cuerrier2, B. Duval2 et V. Samson2
1. Chercheur (CÉROM); 2. Agronome (MAPAQ)
J. Saguez1, J. Breault2, M.-E. Cuerrier2, B. Duval2 et V. Samson2
1. Chercheur (CÉROM); 2. Agronome (MAPAQ)
Les captures de papillons du ver-gris occidental du haricot (VGOH) sont maintenant en baisse. Des masses d’œufs ont été observées dans quelques champs dépistés dans le cadre du RAP Grandes cultures. Toutefois, le seuil d’intervention (5 % des plants infestés) n’a été atteint que dans 4 champs, dont 1 dans les Laurentides, 2 en Lanaudière et 1 en Estrie.
À ce moment-ci de l’année, les larves ont généralement atteint les épis. Il est donc trop tard pour effectuer une intervention insecticide. Les larves de VGOH poursuivront leur développement pendant quelques semaines en creusant des trous et des galeries dans les épis, ce qui peut créer des portes d’entrée pour d’autres ravageurs (nitidules, chrysomèles, oiseaux, etc.) et favoriser le développement de moisissures de l’épi, dont certaines peuvent produire des mycotoxines nocives pour les animaux et les humains.
La présence de VGOH dans les épis devrait être prise en compte dans les décisions relatives à la récolte, à la conservation de l’ensilage ou du grain, de même qu’au choix des hybrides pour la prochaine saison. Il sera important d’effectuer, d'ici la récolte, une évaluation des dommages causés par le VGOH, pour déterminer le pourcentage d’épis affectés par ce dernier et pour repérer les signes de moisissures de l’épi, notamment associées aux Fusarium. Cette évaluation consiste à observer 10 épis dans 10 stations réparties aléatoirement dans le champ, pour un total de 100 épis.
Pour plus d’information, consultez la fiche technique Ver-gris occidental des haricots dans le maïs (grain et ensilage).
CHRYSOMÈLES DES RACINES DU MAÏS :
DES POPULATIONS ÉLEVÉES DANS QUELQUES CHAMPS NON-BT
J. Saguez1, J. Breault2, M.-E. Cuerrier2, B. Duval2 et V. Samson2
1. Chercheur (CÉROM); 2. Agronome (MAPAQ)
DES POPULATIONS ÉLEVÉES DANS QUELQUES CHAMPS NON-BT
J. Saguez1, J. Breault2, M.-E. Cuerrier2, B. Duval2 et V. Samson2
1. Chercheur (CÉROM); 2. Agronome (MAPAQ)
Le RAP Grandes cultures suit les populations de chrysomèles des racines du maïs (CRM) dans plusieurs champs de maïs à l’aide de pièges collants jaunes installés à la fin de juillet. Jusqu’à maintenant, le seuil de 4 CRM/jour/piège a été atteint dans 7 champs (2 en Montérégie Ouest, 3 en Estrie, 1 en Mauricie et 1 en Chaudière Appalaches), tous semés avec du maïs non-Bt chrysomèles.
Lorsque les CRM sont abondantes dans les champs de maïs, elles peuvent causer des dommages au feuillage, couper les soies et s’introduire dans les épis, ce qui peut affecter la pollinisation et la qualité du grain.
Rappelons que la rotation des cultures est la méthode la plus efficace pour réduire les populations de chrysomèles dans les champs. Comme les larves de CRM se nourrissent presque exclusivement des racines du maïs, celles-ci sont essentielles à leur développement. Une seule année de rotation, notamment avec du soya, une céréale ou une culture fourragère, permet donc de réduire les populations de CRM les années suivantes.
S’il n’est pas possible de faire de rotation, les hybrides exprimant des protéines Bt de la famille des Cry3 ou la technologie ARNi DvSnf7 peuvent être utilisés l’année suivant une infestation pour contrôler les populations au stade larvaire. Ces hybrides ne devraient être utilisés que lorsque c’est nécessaire, puisqu’une utilisation répétée pourrait accentuer la pression de sélection et favoriser le développement de populations résistantes. Des cas de résistance ont été observés dans plusieurs États américains et dans des provinces canadiennes, dont le Québec.
Pour plus d’information :
- Fiche technique Les chrysomèles des racines du maïs en grandes cultures;
- Tableau Maïs exprimant des protéines insecticides disponibles au Canada et statut de la résistance.
GRÊLE TARDIVE DANS LE MAÏS ET LE SOYA : QUE FAIRE?
M.-E. Cuerrier1, B. Duval1, C. Rieux1 et V. Samson1
1. Agronome (MAPAQ)
M.-E. Cuerrier1, B. Duval1, C. Rieux1 et V. Samson1
1. Agronome (MAPAQ)
Des épisodes de grêle ont eu lieu récemment dans certaines localités, avec des dommages particulièrement importants dans certains secteurs, notamment dans la MRC du Pontiac, en Outaouais. Si des dommages aux cultures sont constatés, contactez d’abord votre bureau régional de la Financière agricole du Québec. Il est recommandé d’attendre 5 à 7 jours avant d’évaluer l’état des plants. Ce délai permet aux tissus fortement endommagés de se dessécher ou de tomber et facilite ainsi l’évaluation des tissus sains restants. L’ampleur des pertes de rendement possibles dépend surtout du stade de développement de la culture, de l’intensité de la défoliation, et des dommages directs aux plants (tiges, épis et gousses, selon le cas).
Maïs
Les pertes de rendement causées par la grêle sont généralement maximales autour de la floraison du maïs (stade VT ou sortie des croix). Elles diminuent à mesure que les grains se développent et que la culture approche de la maturité. Toutefois, à des stades de développement avancés, des dommages directs aux épis, aux grains et/ou aux tiges peuvent également contribuer aux pertes. Le maïs est actuellement aux stades du développement et du remplissage des grains (R2 et plus) dans la majorité des régions du Québec.
Soya
Le soya possède une bonne capacité à compenser les dommages au feuillage, mais les pertes de rendement causées par la grêle dépendent du stade de la culture au moment de l’événement ainsi que de la nature et de l’intensité des dommages.
Le soya est surtout vulnérable à la grêle pendant la floraison et le remplissage des gousses (R1 à R4), et ce, particulièrement si des tiges sont cassées entraînant une diminution du nombre de gousses et de la taille des grains. Un retard dans la maturité peut également être observé.
Plusieurs champs de soya au Québec ont maintenant atteint les stades R5 et R6.
Évaluation des pertes de rendement
L’estimation des pertes totales de rendement doit tenir compte de l’ensemble des dommages observés à la culture et non seulement de l’ampleur de la défoliation.
Évaluez d’abord les pertes directes, notamment les plants cassés ou les tiges sévèrement affaiblies ainsi que les dommages directs aux épis (grains) et aux gousses. Examinez plusieurs plants représentatifs du champ afin d’estimer l’importance et la répartition de ces dommages.
Évaluez ensuite les pertes attribuables à la défoliation, en tenant compte du stade de la culture au moment de l’événement. Par exemple, une défoliation de 75 % au stade laiteux du maïs pourrait entraîner une perte de rendement d’environ 32 %. En contrepartie, un pourcentage de défoliation de 70 % au stade R6 du soya pourrait entraîner une perte de rendement de 23 %.
Des tableaux couramment utilisés aux États-Unis permettent d’estimer les pertes de rendement associées à différents degrés de défoliation selon le stade de développement du maïs (ici, tableau 1-28, p. 42) et du soya (ici, tableau 2-21, p. 74).
Combinez les différentes sources de pertes pour obtenir une estimation globale. Soustrayez d’abord la proportion des pertes directes au plein potentiel de rendement (100). Appliquez ensuite au potentiel restant le pourcentage de pertes attribuables à la défoliation pour avoir une idée du rendement projeté. Pour des exemples de calculs des pertes de rendement associées à la grêle, consulter l’article suivant.
Impact sur le plan de récolte et la gestion des mauvaises herbes
Lorsque les dommages causés par la grêle sont importants, le plan de récolte peut devoir être ajusté.
Dans le maïs, une récolte plus hâtive peut être envisagée afin de limiter les pertes associées à la verse, au bris des tiges ou à la détérioration des épis par les moisissures. La récolte en ensilage peut être plus avantageuse que la récolte en grain dans certains cas (stade approprié pour l’ensilage, teneur en humidité des plants, etc.). Les blessures aux épis peuvent également accroître les risques de maladies et de problèmes de conservation, ce qui peut justifier une récolte et un séchage plus rapides. Dans les cas de dommages sévères du maïs, une réflexion est de mise pour gérer la biomasse de maïs afin de réduire l’inoculum de champignons au champ dans la prochaine année.
Dans le soya, les dommages importants peuvent nécessiter de devancer la récolte ou de prioriser certains champs afin de réduire les pertes liées à la verse ou aux gousses endommagées. Des ajustements à la vitesse d'avancement et à la hauteur de coupe peuvent aussi être requis pour maximiser la récupération de la récolte. Dans les cas de dommages plus prononcés du soya, la récolte en ensilage peut être envisagée si les conditions sont adéquates (stade R6). Dans les cas plus sévères, une destruction du soya pour profiter d’un semis hâtif de céréale d’automne ou de travaux correctifs au champ est à considérer.
La dessication des grains peut aussi être affectée selon l’ampleur de la défoliation de la canopée. Pour le maïs, la dessication des grains peut être accélérée si la canopée est plus ouverte en raison de la défoliation. Cependant, si la grêle a engendré la mortalité des plants, la dessication pourrait être ralentie. Pour le soya, un épisode de grêle à des stades plus hâtifs (R1) peut augmenter la teneur en humidité des grains comparativement à un épisode à des stades plus tardifs (R4).
Les mauvaises herbes peuvent être plus abondantes si la canopée est suffisamment ouverte, laissant passer davantage de lumière qu’il y en aurait habituellement à ce temps-ci de l’année. Une gestion des mauvaises herbes pourrait être nécessaire pour éviter d’augmenter la banque de semences dans le champ. Avant d’appliquer un herbicide, le niveau de stress de la culture, le respect du délai de récolte sur l’étiquette et les restrictions quant aux rotations des familles d’herbicides devraient être pris en compte.
Dois-je appliquer un fongicide?
L’application d’un fongicide après un épisode de grêle n’est généralement pas justifiée par les dommages de grêle à eux seuls. Les blessures peuvent favoriser certaines maladies, notamment des pourritures de tiges ou d’épis de maïs, mais plusieurs maladies favorisées par les blessures ne sont pas contrôlées par les fongicides foliaires. De plus, les principales maladies foliaires contre lesquelles ces fongicides sont utilisés ne nécessitent généralement pas de blessures pour infecter le maïs ou le soya. Enfin, une application de fongicide ne permet pas de récupérer les pertes de rendement déjà causées par la grêle.
La recherche ne démontre pas qu’une application de fongicide à la suite d’un épisode de grêle améliore le rendement en l’absence d’un risque de maladie qui justifierait autrement une intervention.
La décision d’appliquer un fongicide devrait donc reposer sur la présence de maladies et sur les facteurs de risque habituels (historique du champ, sensibilité de l’hybride et conditions météorologiques) et sur le respect de l’usage homologué du produit.
À cette période, portez une attention au délai avant récolte ainsi qu’au stade de la culture pour lequel le fongicide est homologué.
Pour en savoir plus, consultez :
- La fiche technique Maladies, mycotoxines et fongicides appliqués au champ dans le maïs grain et le maïs ensilage : que savons-nous?;
- La fiche technique Avons-nous besoin de fongicides pour le soya au Québec?;
- Hail on corn in Iowa;
- Hail on soybean in Iowa.
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |
Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter l’avertisseure du sous-réseau Grandes cultures ou le secrétariat du RAP. Édition : Sophie Bélisle (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.



