Ajouté à Mes favoris.

Logo Agri-Réseau
S'informerLe savoir et l'expertise du réseau agricole et agroalimentaire
Logo Agri-Réseau
S'informerLe savoir et l'expertise du réseau agricole et agroalimentaire

S'informer

Le savoir et l'expertise du réseau agricole et agroalimentaire

Chargement en cours

Filtrer la recherche 
  • Sujet(s) :
  • Production(s) :
Format
Type de contenu
Date de début
Date de fin
Régions

Crucifères, Avertissement No 21, 17 septembre 2026

Réseau d'avertissements phytosanitaires Avertissement - Crucifères
Dernier avertissement de la saison, merci à nos précieux collaborateurs! Les conditions fraîches et humides favorisent le développement de plusieurs maladies. Les ravageurs sont généralement sous contrôle. Opérations postrécolte. 

 
DERNIER AVERTISSEMENT
 
Cet avertissement devrait être le dernier communiqué régulier de la saison 2026. Cependant, comme les visites au champ se poursuivent jusqu'aux récoltes, un avertissement serait émis rapidement si un problème particulier survenait.
 
Nous tenons à remercier tous les collaborateurs du sous-réseau Crucifères du RAP qui, chaque semaine, nous ont fait part de leurs observations afin de produire des communiqués qui, nous l'espérons, reflètent la réalité des différentes régions. Merci également au personnel du Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) du MAPAQ ainsi qu'à celui du secrétariat du RAP qui nous permettent de vous acheminer de l'information dans les meilleurs délais.
 
Si vous avez des commentaires et/ou des suggestions concernant les communiqués que nous publions chaque semaine, n'hésitez pas à nous en faire part à rapcruciferes@ciel-cvp.ca

Bonnes récoltes et bonne fin de saison à tous!


MALADIES


Les conditions fraîches et humides ont favorisé le développement de plusieurs maladies. La pression du mildiou est notamment en augmentation dans le sud de la province. Par endroits, du blanc est observé dans des champs de navets (rabiole) et de rutabagas. Il est important de ne pas le confondre avec la rouille blanche ou le mildiou. Les lésions du blanc sont généralement en forme d’étoile et donnent une apparence poudreuse et blanchâtre aux tissus végétaux. Le mildiou et la rouille blanche peuvent, quant à eux, produire des taches jaunes, souvent angulaires, sur la face supérieure des feuilles. Ils se distinguent davantage par les symptômes observés sur la face inférieure : le mildiou produit un mycélium blanc et duveteux, tandis que la rouille blanche forme des pustules blanches, souvent disposées en cercle.
 

Image Agri-Réseau
Lésions de blanc sur les tiges d'un plant de navet (rabiole)
Photo : CIEL

 

Image Agri-RéseauLésions de mildiou sur la face inférieure d'une feuille de navet (rabiole)

Photo : CIEL

Image Agri-RéseauLésions de rouille blanche sur la face inférieure d'une feuille de navet (rabiole)

Photo : CIEL


L’humidité élevée des sols a été propice aux infections et au développement de certaines maladies racinaires, notamment la hernie des crucifères, la fonte des semis et la fusariose vasculaire

Les épisodes de pluie et les rosées persistantes ont maintenu une présence prolongée d’eau libre sur le feuillage et les inflorescences, favorisant les taches alternariennes, la nervation noire et la pourriture molle bactérienne. L’intensité des symptômes demeure variable selon les sites, allant de faible à élevée. 

Une attention particulière doit être portée à la nervation noire au moment de la récolte. Un noircissement du système vasculaire visible sur la coupe de la tige indique que l’infection a atteint les tissus internes. Les légumes présentant ces symptômes devraient être écartés afin de limiter la dissémination de la bactérie lors de la coupe, de la manutention et en entrepôt. Il est également important de bien nettoyer les équipements et les outils de travail afin de limiter la dissémination de la maladie.
 

Image Agri-Réseau

Noircissement du système vasculaire à la coupe d'un chou occasionné par la nervation noire
Photo : CIEL


À titre préventif, on ne devrait entreposer que des légumes sains et exempts de symptômes de maladie. Certaines maladies, notamment la pourriture sclérotique, la moisissure grise et les maladies bactériennes, peuvent continuer d’évoluer en entrepôt. Il importe également de limiter les blessures lors de la récolte et de la manutention, puisqu’elles peuvent favoriser l’entrée de plusieurs agents pathogènes qui pourront se développer durant la période de conservation.



INSECTES RAVAGEURS


La pression de la plupart des insectes ravageurs est réduite par les températures plus fraîches. L'activité des chenilles défoliatrices varie d'une région à l'autre. La pression de fausse-arpenteuse du chou varie de moyenne à élevée dans plusieurs régions, justifiant, par endroits, une intervention. La fausse-teigne des crucifères et la piéride du chou sont généralement sous contrôle.

Les populations de thrips se maintiennent et sont relativement faibles, mais les interventions préventives se poursuivent afin de les contrôler avant qu'ils ne se cachent dans les pommes de chou destinées à l'entreposage. 

Bien qu'ils soient encore présents, on rapporte une baisse de l’activité des pucerons.

L'activité des altises (des navetsdes crucifères et à tête rouge) est généralement sous contrôle. 

Dans les crucifères asiatiques, l'activité des punaises ternes se maintient.

Au sud de la province, on rapporte toujours la présence de larves de mouche du chou et des semis creusant des galeries dans le coeur des choux chinois. 

La pression de la cécidomyie du chou-fleur demeure variable et atteint des niveaux élevés dans certains champs, particulièrement dans les secteurs ayant un historique de fortes infestations. Quelques dommages aux points de croissance sont rapportés. La destruction des résidus après la récolte constitue un moyen de contrôle préventif des populations.



DESTRUCTION DES RÉSIDUS ET IMPLANTATION DE CULTURES DE COUVERTURE


Après la récolte de vos cultures ou l'abandon d'un champ, il est recommandé de déchiqueter et d’enfouir les résidus. Cette opération permet d'empêcher les ravageurs et les maladies de se développer et/ou de compléter leur cycle, ce qui constitue une stratégie efficace pour limiter leur impact sur les crucifères de la saison, mais également sur celles qui seront cultivées dans les années à venir. D'ailleurs, parmi les stratégies préventives de lutte contre la nervation noire, il est recommandé d'enfouir rapidement les résidus de culture pour accélérer leur décomposition.

Après la destruction des résidus de culture, il est aussi recommandé de couvrir les sols en semant des cultures de couverture (une seule espèce ou un mélange de plusieurs espèces). D'ailleurs, les conditions météorologiques actuelles plus fraîches et humides devraient aider à la germination des semences et à l'implantation des cultures de couverture. En plus d'améliorer la santé et la conservation des sols, leur implantation (travail du sol) et leur développement contribuent à la valorisation des éléments fertilisants et à la bonne gestion des ennemis des cultures, notamment en faisant compétition aux mauvaises herbes et en nuisant au cycle de développement de certains ravageurs et de certaines maladies. Il faut toutefois attendre que les conditions de sol et la météo soient idéales pour semer les cultures de couverture afin qu'elles germent rapidement et puissent croître de manière optimale. 

Plus l’implantation se fait tôt dans la saison, plus grand est le choix d’espèces qu'il est possible d'utiliser. Voici quelques documents permettant de mieux connaître les cultures de couverture à privilégier et de comprendre les bénéfices de cette pratique : 
 

 

 
Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.




Cet avertissement a été rédigé par Marilou Ratté, agr. et Isabel Lefebvre, M. Sc. (CIEL), et Mélissa Gagnon, agr. (MAPAQ). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter les avertisseures du sous-réseau Crucifères ou le secrétariat du RAP. Édition : Marianne St-Laurent, agr., M. Sc. et Cindy Ouellet (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.


Organisation : Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ)
Auteur(s) : RAP - Crucifères
Date de publication : 17 septembre 2026

En cliquant sur « Accepter tous les cookies », vous acceptez le stockage de ces témoins de connexion sur votre appareil. Ceux-ci permettent au CRAAQ de générer des statistiques et d'améliorer votre expérience utilisateur. Vous pourrez les désactiver en tout temps dans votre fureteur Web.

Ceci est la version du site en développement. Pour la version en production, visitez ce lien.