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Vitrines de régie à moindre risques dans la fraise d’automne.

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Au Québec, la période de culture de la fraise à jours neutres s’étend jusqu’à l’automne. Elle reçoit donc un nombre important d’applications de pesticides visant à lutter contre les ennemis des cultures. L’utilisation des pesticides et les risques pour la santé et l’environnement qui y sont associés préoccupent la population. Des techniques de gestion intégrée de ces ravageurs, éprouvées ou très prometteuses, sont disponibles et peuvent contribuer à réduire les risques associés à l’utilisation des pesticides. Cependant, par manque d’informations, de diffusion ou de confiance sur ces nouvelles techniques, elles sont encore peu utilisées par les producteurs. Afin de faire connaitre et promouvoir ces méthodes, le CIEL s’est engagé à coordonner la mise en place de vitrines de démonstration à la ferme dans la culture de la fraise à jours neutres à l’échelle provinciale et pour une durée de 4 ans. Pour chaque site de démonstration, ces vitrines offrent la comparaison entre une régie à moindres risques et la régie habituellement utilisée par l’entreprise agricole participante. Trois régions étaient ciblées au départ : Laurentides, Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches. Une quatrième région s’est ajoutée à l’étude en 2020 : la Mauricie. À l’équipe du CIEL se sont joints de nombreux collaborateurs, notamment les professionnels du MAPAQ, l’APFFQ, les conseillers des clubs et les producteurs de fraises, pour la planification et la préparation du projet. Sur chacun des sites, un ensemble de techniques tenant compte des méthodes préventives, du dépistage des champs et des méthodes d’intervention a été proposé pour les ennemis suivants : drosophile à ailes tachetées, blanc du fraisier, punaise terne, moisissure grise, tétranyque à deux points et anthracnose. L’ensemble des données sur l’efficacité des méthodes, le contrôle des insectes et des maladies, les rendements et la qualité des fruits, les coûts, etc. ont été notées et analysées. À l’accoutumée, des journées de démonstration à la ferme ont lieu en septembre sur chacun des sites. Ce projet a également été mentionné dans plusieurs conférences réalisées au cours des quatre dernières années.

Plusieurs techniques de lutte alternatives ont été utilisées pendant les quatre années du projet sur les différents sites, tel que le piégeage de masse, l’introduction de prédateurs, l’utilisation de paille stérilisée ou encore l’utilisation de filets anti-insectes. Cependant, ce qui a permis de faire des gains d’IRS et d’IRE de façon simple et continuelle a été l’alternance d’utilisation de produits phytosanitaires conventionnels avec des produits à moindres risques, notamment les fongicides. Ainsi, nous avons observé des diminutions des indices de risques pour la santé (IRS) allant jusqu’à 60,4% et des diminutions des indices de risques pour l’environnement (IRE) allant jusqu’à 56,2%. Quel que soit l’année climatique, le site, les habitudes du producteur, le type de marché visé ou l’ordre de grandeur des IRS ou IRE de la partie conventionnelle, il a été possible de faire des gains pour la santé et l’environnement impressionnants, tout en gardant une régie simple et gérable pour le producteur. Aussi, les résultats des suivis des populations, des rendements commercialisables et non commercialisables montrent que sur les quatre années du projet et les quatre régions, il n’y a eu aucune perte de contrôle avec la régie à moindres risques au niveau du rendement, aussi bien en qualité qu’en quantité. Les producteurs ont réussi à produire avec la régie à moindres risques un rendement similaire à ce qu’ils font normalement sur leur ferme, avec des déclassements dus aux ravageurs, maladies et causes abiotiques très semblables et surtout aussi bas qu’à la normale.

Organisation : Carrefour industriel et expérimental de Lanaudière (CIEL)
Auteur(s) : Roxane Pusnel, biol. M. Sc., Julien Brière, agr. et Pierre Lafontaine, agr. Ph.D.
Date de publication : 15 septembre 2022
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