Ajouté à Mes favoris.

Logo Agri-Réseau
S'informerLe savoir et l'expertise du réseau agricole et agroalimentaire
Logo Agri-Réseau
S'informerLe savoir et l'expertise du réseau agricole et agroalimentaire

S'informer

Le savoir et l'expertise du réseau agricole et agroalimentaire

Chargement en cours

Filtrer la recherche 
  • Sujet(s) :
  • Production(s) :
Format
Type de contenu
Date de début
Date de fin
Régions

Cucurbitacées, Avertissement No 8, 18 juillet 2018



Il y a quelques cas de flétrissement bactérien dans le concombre et les courges d’hiver. On signale l’apparition du blanc dans les courgettes. On observe quelques plants virosés dans la courgette et les courges d’hiver. Dans l’ensemble, les taches foliaires sont stables et la pression des insectes est variable.


Du 11 au 17 juillet, les températures ont encore été chaudes, mais moins que la période précédente. Les précipitations ont été faibles et le sol reste sec. Les cucurbitacées se développent néanmoins assez bien dans l’ensemble. Quelques cas de mauvaise pollinisation et de coulure de fleurs sont toutefois observés, principalement dans la courgette.

Le sommaire agrométéorologique cucurbitacées vous présente le tableau des précipitations et des degrés-jours cumulés pour chacune des régions.

 

FLÉTRISSEMENT BACTÉRIEN

 

Le flétrissement bactérien commence à être visible en Montérégie et en Estrie dans les champs de courges d’hiver et de concombres. Il est important de rappeler que la lutte contre la chrysomèle rayée du concombre, lorsque les plants ont moins de 5 feuilles, est le seul moyen pour éviter cette maladie. La chrysomèle rayée du concombre est l’agent principal de dissémination de la bactérie Erwinia tracheiphila, qui cause le flétrissement bactérien. Cette bactérie survit à l’hiver en se logeant dans le corps de la chrysomèle. Erwinia tracheiphila est par la suite transmise de plant en plant par contamination fécale ou par les blessures d’alimentation engendrées par les chrysomèles.

Image Agri-Réseau

Flétrissement bactérien dans le concombre

Photo : Isabelle Couture, agr. (MAPAQ)

 

 
LE BLANC FAIT SON APPARITION DANS LA COURGETTE

Le blanc (Podosphaera xanthii et Erysiphe cichoracearum) a fait son apparition en Montérégie et dans Lanaudière dans des champs de courgettes en cours de récolte.
 
Image Agri-Réseau

Blanc sur les vieilles feuilles de plants de courgettes en cours de récolte

Photo : Isabelle Couture, agr. (MAPAQ)



En agriculture biologique, plusieurs produits sont en vente pour lutter contre le blanc. ACTINOVATE SP, BURAN, HUILE DE PULVÉRISATION 13E, RHAPSODY ASO, REGALIA MAXX, SERENADE OPTI et TIVANO/LACTO-SAN (même matière active) sont homologués, en plus de MILSTOP/SIROCCO (même matière active), de SERENADE MAX et de DOUBLE NICKEL LC.

En 2015, nous avons testé des biofongicides contre le blanc dans le melon. ACTINOVATE SP et SERENADE OPTI ont montré une bonne efficacité contre la maladie. Vous pouvez consulter ce rapport sur le site d’Agri-réseau.

Vous pouvez consulter le bulletin d’information N° 2 du 30 mai 2018 (mis à jour le 20 juin 2018) pour voir tous les fongicides homologués contre le blanc.
 

QUELQUES PLANTS VIROSÉS OBSERVÉS

En Montérégie et en Estrie, on observe quelques plants virosés dans les champs de courgettes et de courges. Les principaux virus des cucurbitacées font partie de la famille des potyvirus. Ce sont les pucerons ailés qui sont les vecteurs des potyvirus ainsi que du virus de la mosaïque du concombre (CMV). On retouve aussi le virus de la mosaïque de la courge (SqMV), un virus beaucoup moins abondant, qui peut être transmis par la semence ou par la chrysomèle rayée du concombre.

Lorsque les virus apparaissent tôt dans le développement de la plante, il est rare que le plant puisse exprimer son potentiel de rendement. Il vaut mieux alors l’arracher pour qu’il ne devienne pas un réservoir à virus.
 
Image Agri-Réseau

Les plants virosés sont rabougris et les jeunes feuilles sont gaufrées avec souvent des motifs jaunâtres

Photo : Isabelle Couture, agr. (MAPAQ)

 

INSECTES

On signale la présence de chrysomèles rayées du concombre dans les fleurs de cucurbitacées. À ce stade, les traitements ne sont généralement plus nécessaires.

On observe davantage de masses d’œufs, de nymphes et d’adultes de la punaise de la courge dans les champs de courges et de citrouilles en Montérégie. Des traitements spécifiquement contre cet insecte sont rarement nécessaires, car le seuil d’intervention se situe à une masse d’œufs par plant.
 
Le temps chaud et sec est favorable au développement des acariens. Aussi, de nombreux collaborateurs nous rapportent des foyers de tétranyques à deux points dans le concombre, les cantaloups, les melons et les courgettes.
 
Pour connaître les produits de phytoprotection homologués contre les acariens, consultez le bulletin d’information N° 2 du 30 mai 2018 (mis à jour le 20 juin 2018).


 

Cet avertissement a été rédigé par Isabelle Couture, agronome, M. Sc. Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter l'avertisseure du réseau Cucurbitacées ou le secrétariat du RAP. La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.
Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, MAPAQ, Réseau d'avertissements phytosanitaires, RAP


Organisation : Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ)
Auteur(s) : RAP - Réseau Cucurbitacées
Date de publication : 18 juillet 2018
Infolettre Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP)

M'abonner au RAP

En cliquant sur « Accepter tous les cookies », vous acceptez le stockage de ces témoins de connexion sur votre appareil. Ceux-ci permettent au CRAAQ de générer des statistiques et d'améliorer votre expérience utilisateur. Vous pourrez les désactiver en tout temps dans votre fureteur Web.

Ceci est la version du site en développement. Pour la version en production, visitez ce lien.