SEMIS ET PLANTATIONS
Le réchauffement progressif de la dernière période a permis de poursuivre les semis et les plantations pour rattraper le retard accumulé et être à jour dans le calendrier des implantations. Les conditions ont également été marquées par des vents soutenus. Bien qu’aucun dommage n’ait été rapporté jusqu’à présent, les vents forts peuvent occasionner de l’étranglement au collet des plants. Lorsque les plantations sont réalisées dans des conditions asséchantes (chaleur et vent), les jeunes feuilles peuvent présenter des anomalies de coloration qui peuvent être confondues avec des carences minérales. Les plants nouvellement mis en terre peuvent également présenter des symptômes de carence puisque l'enracinement n'est pas encore ou vient tout juste de débuter, ce qui limite l’absorption des éléments nutritifs. Avant d’envisager une fertilisation, il est recommandé d’effectuer un bon arrosage afin de favoriser l’absorption des nutriments par les racines.
La mouche du chou est active jusqu’en Chaudière-Appalaches, tandis que la barbarée vulgaire a amorcé sa floraison dans la Capitale-Nationale. La pression de ponte demeure toutefois faible pour le moment.
Les crucifères-feuilles et fleurs sont moins sensibles aux dégâts de la mouche du chou lorsque la culture atteint le stade 10 à 12 feuilles, tandis que les crucifères-racines sont sensibles aux dégâts jusqu’à la récolte. Pendant leurs périodes de vulnérabilité, il est important d'assurer la protection des crucifères grâce aux filets anti-insectes installés dès l'implantation des cultures ou par l'application d'insecticides homologués.
Par endroits, les œufs de la mouche du chou peuvent être confondus avec ceux des mouches des semis (D. platura, D. florilega), dont des larves ont été observées en Montérégie. Ces espèces généralistes apparaissent plus tôt en saison que la mouche du chou. Leur identification à l’œil nu est impossible et nécessite l’utilisation d’un binoculaire. Elles sont attirées par la matière organique en décomposition et peuvent donc être plus abondantes dans les champs contenant beaucoup de résidus de culture ou ayant reçu des apports de compost et de fumier.
Le sous-réseau Grandes Cultures a fait une mise à jour le 20 mai 2026 du modèle prévisionnel du pic d'émergence printanier des adultes de la mouche des semis; pour connaître les dates de pic prévues dans les différentes régions, consultez l'avertissement N° 4.
La pression des altises (des navets et des crucifères) est faible dans la plupart des régions.
Dans le sud de la province, on observe néanmoins des criblures d'altises sur le feuillage, ainsi que des adultes de punaise terne et des individus aptères et ailés de pucerons.
Les premiers œufs et adultes de piéride du chou ont également été observés au sud-ouest de la province.
Aucune capture de cécidomyie du chou-fleur n'a été rapportée. Nos activités de surveillance menées depuis quelques années montrent que les premiers adultes de la génération hibernante émergent généralement du sol à partir de la fin mai, de la Montérégie jusqu’au Saguenay—Lac-Saint-Jean.
MALADIES ET DÉSORDRES
On rapporte la présence de symptômes de tache bactérienne sur de jeunes transplants. Les infections associées à cette bactérie proviennent généralement de la serre. Le réchauffement graduel des derniers jours pourrait ralentir le développement de la maladie.
Si vous avez des doutes sur les symptômes que vous observez, votre conseiller ou les experts du Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) du MAPAQ pourront vous aider. D'ailleurs, afin d'encourager le secteur de l'agriculture biologique et la relève agricole à faire appel à ses services, le LEDP offre gratuitement des analyses à ces clientèles.
Pour toute information concernant les produits phytosanitaires homologués dans les crucifères, consultez les bulletins d'information 2025 N° 1 (herbicides), N° 2 (insecticides) et N° 3 (fongicides). Les bulletins 2026 seront disponibles sous peu.
Avant d’utiliser un pesticide, il est important de lire attentivement l’étiquette du produit et de suivre les recommandations qui y sont indiquées. En tout temps, si l’information de ce communiqué diffère de celle de l'étiquette, cette dernière prime.
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |
Cet avertissement a été rédigé par Isabel Lefebvre, M. Sc. et Marilou Ratté, agr. (CIEL), et Mélissa Gagnon, agr. (MAPAQ). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter les avertisseures du sous-réseau Crucifères ou le secrétariat du RAP. Édition : Marie-Eve Bérubé, agr., M. Sc. et Cindy Ouellet (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.


