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Grandes cultures, Avertissement No 15, 23 août 2019

Réseau d'avertissements phytosanitaires, RAP, réseau Grandes cultures, avertissement
Chrysomèle du haricot : surveiller les gousses. Ver-gris occidental du haricot : captures de papillons en baisse. Chrysomèle des racines du maïs : éliminer le maïs spontané dans les champs de soya. Malherbologie : échantillonnage des mauvaises herbes soupçonnées résistantes. Maladies dans le soya : envisager un suivi prochainement.

 
CHRYSOMÈLE DU HARICOT : SURVEILLANCE DES GOUSSES ET RAPPEL SUR LES SEUILS D’INTERVENTION
Julien Saguez, Chercheur (CÉROM), Sébastien Boquel (Chercheur (CÉROM) et Yvan Faucher, agr. (MAPAQ)

Plusieurs populations de chrysomèles du haricot ont été observées dans des champs à St-Denis-sur-Richelieu (Montérégie). L’insecte a également été observé dans une moindre mesure dans d’autres sites à travers la province. Les adultes de la chrysomèle du haricot s’alimentent sur le feuillage des plants de soya et peuvent également s’attaquer aux gousses pendant leur remplissage. L’insecte peut être observé dans les champs, jusqu’à la sénescence des plants. Les chrysomèles du haricot pourraient indirectement affecter la qualité des grains lors de la récolte (ex : apparition de tache) et affecter les rendements.
 
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Impact de la chrysomèle du haricot dans le soya : chrysomèle s'alimentant sur une gousse (à gauche); gousses endommagées par les chrysomèles (au centre); dommage observé sur un grain (à droite)

Photos : Julien Saguez - CÉROM

 
Actuellement, le soya est aux stades R5 ou R6, dans la plupart des régions. À ces stades, le seuil d’intervention est de 25 % de défoliation. Il faut aussi évaluer le pourcentage de gousses endommagées ou coupées. Un traitement pourrait être justifié si le seuil de défoliation est atteint ou si 10 % des gousses sont affectées par l’insecte. Enfin, il faut aussi tenir compte du nombre et de l’activité des chrysomèles (s’alimentant sur les gousses).

Le dépistage doit être réalisé à 10 stations bien réparties dans le champ. L’évaluation de la défoliation se fait sur 5 plants par station, et celle des dommages aux gousses se fait sur 2 plants par station. Pour déterminer le pourcentage de gousses endommagées, on doit compter le nombre de gousses totales sur les plants v/s le nombre de gousses présentant des dommages.

Bien qu’il n’existe pas de tels seuils d’intervention au Québec, le site internet de l'Université Purdue propose un tableau d’intervention en fonction des dommages aux gousses, du nombre de chrysomèles actives (collectées en effectuant du filet fauchoir) dans le champ, et de la maturité des plants.

 

 

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Source : Université Purdue 



Afin de ne pas surestimer le pourcentage de défoliation, vous pouvez vous référer au Guide sur les stades de croissance du soya ainsi qu’au bulletin d'information N° 10 du 8 juillet 2016 pour en savoir davantage sur la méthode à utiliser.

 
VER-GRIS OCCIDENTAL DU HARICOT : CAPTURES DE PAPILLONS EN BAISSE CETTE SEMAINE ET PEU DE MASSES D’ŒUFS OBSERVÉES
Julien Saguez, Chercheur (CÉROM), Brigitte Duval, agr. (MAPAQ) et Stéphanie Mathieu, agr. (MAPAQ)

Les captures de papillons du ver-gris occidental du haricot (VGOH) pour cette semaine indiquent que les populations commencent à diminuer. Le pic de captures a probablement été atteint la semaine dernière. Le maximum des captures observées cette semaine est de 353 papillons à Tingwick (Centre-du-Québec), comparativement à 867 papillons capturés dans un seul piège à Shawville, la semaine précédente. On dénombre encore 31 sites/119 dans lesquels le nombre de captures dépasse 100 papillons capturés. Cliquez ici pour accéder à toutes les données des captures. En revanche, très peu de masses d’œufs ont été observées dans la dernière semaine; et celles qui ont été observées l’ont surtout été dans quelques champs de maïs sucré, dont la sortie des panicules s’étend sur plusieurs semaines. Des masses d’œufs pourraient donc encore être pondues dans ces champs.

Malgré le faible nombre de masses d’œufs observées cette année, des larves (environ 1,5 cm de long) ont toutefois été observées, cette semaine, dans des soies. Dans un tel cas, il est cependant trop tard pour intervenir.
 
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Aspect des larves de VGOH pouvant être observées dans les soies

Photo : Julien Saguez



Entre la fin août et la mi-septembre, il sera possible de commencer le dépistage des larves matures et d’évaluer les dommages liés à cet insecte. Advenant la présence de maladies sur les épis telles que la fusariose, des précautions liées à la récolte et à l’entreposage du grain devraient être envisagées.

Pour plus d’informations, consultez la fiche technique Ver-gris occidental des haricots dans le maïs (grain et ensilage).

 
CHRYSOMÈLE DES RACINES DU MAÏS : IMPACT POTENTIEL DU MAÏS SPONTANÉ
Julien Saguez, Chercheur (CÉROM), Brigitte Duval, agr. (MAPAQ) et Stéphanie Mathieu, agr. (MAPAQ)
 
La rotation des cultures est la méthode de lutte la plus efficace contre la chrysomèle des racines du maïs. Une alternance maïs-soya brise le cycle de développement de l’insecte. Toutefois, la présence de maïs spontané (repousses de grains de maïs tombés au sol l’année précédente) peut, dans une certaine mesure, entretenir une population de chrysomèles des racines du maïs. Cela est d’autant plus vrai si le maïs de l’année précédente n’était pas Bt-chrysomèle. Il est donc important de réduire le plus possible les risques de maïs spontané pouvant être favorisé par la verse, par exemple. Si le maïs spontané est présent l’année suivante dans le soya, il devrait être contrôlé le plus tôt possible en saison. Si le maïs spontané a proliféré dans le soya, que du maïs est prévu dans ce champ l’année suivante et qu’il s’agit d’un champ à risque pour la chrysomèle des racines du maïs, il serait judicieux d’en tenir compte lors du choix de la culture et de l’hybride l’année suivante.
 
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Maïs spontané dans un champ de soya

Photo : Julien Saguez


 
ÉCHANTILLONNAGE DES MAUVAISES HERBES SOUPÇONNÉES DE RÉSISTANCE AUX HERBICIDES
Sandra Flores-Mejia, Ph.D. (CÉROM), David Miville, M.Sc., agr. (MAPAQ), Brigitte Duval, agr. (MAPAQ), Véronique Samson, agr. (MAPAQ)
 
Les graines de plusieurs mauvaises herbes deviendront matures dans les prochaines semaines. Ce sera donc bientôt le temps de procéder à l’échantillonnage de graines pour la détection de la résistance aux herbicides. Au Québec, plusieurs espèces de mauvaises herbes ont déjà été diagnostiquées résistantes à certains herbicides : la petite herbe à poux, la morelle noire de l’Est, l’amarante à racine rouge, le chénopode blanc, la sétaire verte et la vergerette du Canada. Cliquez ici pour consulter les résultats du Service de détection.

Une mauvaise herbe non réprimée n’est pas nécessairement résistante à l’herbicide utilisé. Toutefois, certains éléments renforcent l’hypothèse de la résistance aux herbicides : une seule espèce de mauvaise herbe a survécu au traitement, la mauvaise herbe est distribuée aléatoirement dans le champ, le niveau de dommage dû à l’herbicide varie d’une plante à l’autre, etc. Consultez la trousse  « Résistance des mauvaises herbes pour 2019 » pour en avoir plus des détails.

Si vous soupçonnez être en présence de mauvaises herbes résistantes, des tests de détection de la résistance sont disponibles gratuitement. À partir de maintenant, tous les échantillons doivent être envoyés au Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection, incluant ceux pour le test classique. Cliquez ici pour connaître la procédure simplifiée pour l’envoi de l’échantillon.

Premièrement, des tests moléculaires de détection de la résistance de mauvaises herbes sont disponibles pour certaines combinaisons de mauvaises herbes et de groupes d’herbicides (cliquez ici pour la liste de tests moléculaires disponibles). Un échantillon de dix feuilles provenant de dix plants différents est nécessaire pour ces tests.

Deuxièmement, si le test moléculaire n’est pas disponible pour l’espèce de mauvaise herbe et le groupe d’herbicides que vous visez, un test classique peut être effectué. Pour le test classique, il est nécessaire d’avoir des graines matures issues des plantes soupçonnées d’être résistantes aux herbicides (cliquez ici pour la méthode d’échantillonnage des graines). La date limite pour la réception des échantillons pour le test classique est le 29 novembre 2019. Il n’y a toutefois pas de date limite pour les tests moléculaires.

Comme les graines de plusieurs mauvaises herbes deviendront matures bientôt et que les plants seront ensuite en sénescence, il est recommandé d’envoyer des feuilles et des graines pour les tests moléculaires. En effet, ces tests vérifient la présence de certaines mutations, mais d’autres mutations sont parfois possibles. Dans le cas d’un test moléculaire négatif, un test classique pourra alors être effectué sur votre échantillon

Il est aussi important de prendre des mesures pour éviter que les graines matures des mauvaises herbes tombent au sol et augmentent ainsi la banque de semences du sol. Pour plus d’information sur les différentes mesures de prévention et de gestion de la résistance, nous vous invitons à consulter la fiche technique produite à cet effet.
 
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Amarante à racine rouge

Photo : LEDP (MAPAQ)

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Chénopode blanc

Photo : LEDP (MAPAQ)

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Morelle noire de l'Est

Photo : LEDP (MAPAQ)

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Sétaire verte

Photo : LEDP (MAPAQ)


Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter le Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection.

 
MALADIES DANS LE SOYA : LA SURVEILLANCE SERA DE MISE CES PROCHAINES SEMAINES
Tanya Coplay, Chercheuse (CÉROM), Sylvie Rioux, Chercheuse (CÉROM), Yves Dion, agr. (MAPAQ), Yvan Faucher, agr. (MAPAQ), Brigitte Duval, agr. (MAPAQ) et Julien Saguez, Chercheur (CÉROM)

Pour le moment, peu de maladies sont observées dans les champs de soya. Faisons d’abord le point sur la pourriture à sclérotes. En Montérégie et au Centre-du-Québec, on ne rapporte que des signes de pourriture à sclérotes sur quelques plants isolés. Les conditions dans ces régions ont été plutôt sèches et peu favorables au développement d’apothécies portant les spores infectieuses.

Les suivis menés sur 20 sites dans les principales régions productrices de soya ont montré la quasi-absence d’apothécies pendant les périodes de la floraison du soya, à l’exception d’un cas dans les Laurentides. Le soya est actuellement aux stades R5-R6, ayant dépassé les stades d’infection (R1 à R3). Bien qu’il soit encore un peu tôt pour constater l’étendue réelle de la situation, nous pouvons nous attendre à l’absence ou à de faibles niveaux d’infection de cette maladie.

D’autres maladies peuvent affecter le feuillage du soya en fin de saison, telles que la graisse bactérienne à halo (Pseudomonas syringae pv. glycinea), le mildiou (Peronospora manshurica) et la tache brune (Septoria glycines). Ces maladies ne causent pas de pertes de rendement, mais la graisse bactérienne et le mildiou peuvent affecter la qualité du grain. D’autres maladies, comme l’oïdium (blanc) et les cercosporoses, peuvent apparaître tard en saison, mais elles sont peu fréquentes.

Nous vous invitons donc à surveiller vos champs et les prochains avertissements pour être informé de l’évolution de la situation.

 

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Maladies foliaires pouvant être observées dans le soya.

Photo : Bulletin d’information du RAP Grandes cultures du 17 juillet 2017




Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter l’avertisseure du réseau Grandes cultures ou le secrétariat du RAP. La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.
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Organisation : Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ)
Auteur(s) : RAP - Réseau Grandes cultures
Date de publication : 23 août 2019

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