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Malherbologie, Avertissement No 13, 8 octobre 2021

Réseau d'avertissements phytosanitaires Avertissement - Malherbologie
Croissance de l'amarante tuberculée après la récolte d'une céréale.
 

REPRISE DE LA CROISSANCE DE L'AMARANTE TUBERCULÉE APRÈS LA RÉCOLTE D'UNE CÉRÉALE DANS CHAUDIÈRE-APPALACHES
 
Des plants adultes d’amarante tuberculée (AT) ont été observés dans un champ à la suite de la récolte de l’avoine dans la région de la Chaudière-Appalaches, alors qu’aucun plant d'AT n’avait été observé durant la croissance de la céréale. En fait, le 1er octobre, soit six semaines après la récolte de la céréale, des plants d’amarante tuberculée ont été observés au stade de la floraison. Ces plants risquent, encore à ce moment, de produire des graines viables avant la fin de la saison de croissance1 et ainsi contribuer à regarnir la banque de semences dans le sol. Cela démontre l’importance d’être vigilant tout au long de la saison de croissance pour l’amarante tuberculée, même après les récoltes.

La saison de croissance se définit par la période durant laquelle les conditions météorologiques sont propices à la croissance des végétaux.
 
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Plants d'amarante tuberculée (1er octobre 2021)
Véronique Samson (MAPAQ)

Historique
À l’été 2020, une population d’amarante tuberculée a été découverte dans un champ de soya de la MCR de Lotbinière de la région de la Chaudière-Appalaches. Cette population présente de la résistance aux herbicides des groupes 2, 9 et 14. Des tests classiques devront être faits pour déterminer la résistance aux herbicides des groupes 5 et 27. En 2020, avec l’aide du Plan d’intervention sanitaire pour lutter contre l’amarante tuberculée, le principal moyen de lutte utilisé a été l’arrachage des plants trouvés. Pour plus d’information : Amarante tuberculée : un premier cas en Chaudière-Appalaches.

Au printemps 2021, toujours dans le même champ, quelques plants d’AT ont été observés et ces derniers ont été arrachés. Par la suite, de l‘avoine a été semée dans ce champ et un traitement comprenant des herbicides des groupes 4 et 6 a été utilisé afin de maîtriser les mauvaises herbes. Aucun plant d’AT n’a été observé durant la croissance de la céréale. À la suite de la récolte, une application de glyphosate a été faite afin de maîtriser les mauvaises herbes persistantes. Six semaines après la récolte, des plants adultes d’AT ont été observés et arrachés afin d’éviter la production de graines et l’enrichissement de la banque de graines.

Recommandations
La céréale demeure un excellent moyen pour maîtriser les populations d’amarante tuberculée au courant de l’été. Cependant, comme l’AT a la capacité de germer en continu tout au long de la saison de croissance et de produire rapidement des graines, un sol laissé à nu suivant la récolte représente une condition propice pour sa croissance à l’automne. Il est donc recommandé de poursuivre les dépistages de ces champs, même après la récolte, afin de s’assurer qu’aucun plant d’amarante tuberculée ne reprend sa croissance. La tolérance zéro concernant la production de graines de cette adventice est de mise.

Idéalement, puisque l’amarante tuberculée tolère mal l’ombrage, semer une culture qui couvrira le sol après la récolte (ex. : engrais vert) représente un très bon moyen pour nuire à la croissance de l’AT.

Si vous soupçonnez la présence de populations d’amarante tuberculée, n’hésitez pas à envoyer un échantillon de feuilles au Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) du MAPAQ afin de confirmer l’identification et de procéder aux tests de détermination de la résistance. De plus, il est recommandé de s’inscrire au Plan de lutte contre l’amarante tuberculée au lien suivant : amarantetuberculee.ca afin de pouvoir bénéficier d’une aide financière pour l’établissement d’une stratégie de lutte contre l’AT adaptée à votre entreprise et le dépistage de vos champs.
 

 
Toute intervention de contrôle d’un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des risques associés à l’utilisation des pesticides.


 
Cet avertissement a été rédigé par l’Équipe de malherbologie du Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) du MAPAQ, en collaboration avec Véronique Samson agr. (MAPAQ). Il a été révisé par Marianne St-Laurent, agr. M. Sc. (MAPAQ). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter l’équipe de malherbologie ou le secrétariat du RAP. La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d’en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite. 
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Organisation : Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ)
Auteur(s) : RAP - Réseau Malherbologie
Date de publication : 08 octobre 2021
Infolettre Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP)

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