Sur l'ensemble de la province, la dernière période a été marquée par des températures variables, parfois très fraîches, avec des épisodes de pluie et de gel nocturne, en plus de vents soutenus. Ces conditions de stress ont occasionné plusieurs dommages sur les cultures, notamment de l’étranglement au collet, des anomalies de coloration et des brûlures sur le feuillage.
La mouche du chou est active jusqu’en Chaudière-Appalaches, tandis que la barbarée vulgaire est en floraison dans plusieurs secteurs jusque dans la Capitale-Nationale. La pression de ponte demeure faible pour les régions plus au nord. Elle commence à s'intensifier au sud de la province et les premières larves y ont été observées dans les crucifères-feuilles et fleurs, qui sont encore à un stade de croissance vulnérable de 7 à 8 feuilles. Toutefois, les traitements faits au semis ou à la plantation pour protéger les cultures des attaques de larves semblent, pour la plupart, toujours efficaces.
La pression des altises (des navets et des crucifères) est faible dans les régions plus au nord, mais elle tend à augmenter dans les régions au sud, où on observe des dommages (criblures) par endroits.
On rapporte également la présence d'adultes de punaise terne et des pucerons, particulièrement dans les crucifères asiatiques.
Des adultes de piéride du chou et de fausse-teigne des crucifères en vol sont observés jusqu'en Chaudière-Appalaches.
On retrouve aussi quelques noctuidés (ex. : vers gris) par endroits. En début de saison, il est plus fréquent d'observer des vers gris faucheurs qui se nourrissent des plants en les coupants au collet. Ils se tiennent généralement en bordure de champ, alors qu'ils s'alimentent la nuit et se dissimulent à la base des plants le jour. En grattant autour d'un plant fraîchement coupé, on retrouve souvent la larve responsable du dommage.
Finalement, aucune capture de cécidomyie du chou-fleur n'a été rapportée. D'après les données historiques, un début d'activité est attendu prochainement dans le sud de la province.
MALADIES ET DÉSORDRES
On rapporte la présence de symptômes de tache bactérienne sur de jeunes transplants. Les infections associées à cette bactérie proviennent généralement de la serre.
Par endroits, on observe également des symptômes de fonte des semis. Les conditions météorologiques annoncées pour la prochaine période pourraient d'ailleurs favoriser le développement des maladies du sol.
En septembre prochain, AgriRÉCUP vous offre de vous départir de vos pesticides et de vos semences enrobées de pesticides périmés ou non désirés gratuitement et de façon sécuritaire. Si vous possédez de tels pesticides ou encore des pesticides que vous n’êtes pas autorisés à utiliser, cette collecte de septembre 2026 sera le bon moment de vous en défaire. Pour plus de détails.
Si vous avez des doutes sur les symptômes que vous observez, votre conseiller ou les experts du Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) du MAPAQ pourront vous aider. D'ailleurs, afin d'encourager le secteur de l'agriculture biologique et la relève agricole à faire appel à ses services, le LEDP offre gratuitement des analyses à ces clientèles.
Pour toute information concernant les produits phytosanitaires homologués dans les crucifères, consultez les bulletins d'information 2025 N° 1 (herbicides), N° 2 (insecticides) et N° 3 (fongicides). Les bulletins 2026 seront disponibles sous peu.
Avant d’utiliser un pesticide, il est important de lire attentivement l’étiquette du produit et de suivre les recommandations qui y sont indiquées. En tout temps, si l’information de ce communiqué diffère de celle de l'étiquette, cette dernière prime.
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |
Cet avertissement a été rédigé par Marilou Ratté, agr. et Isabel Lefebvre, M. Sc. (CIEL), et Mélissa Gagnon, agr. (MAPAQ). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter les avertisseures du sous-réseau Crucifères ou le secrétariat du RAP. Édition : Mathieu Côté, agr. et Cindy Ouellet (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.


