Ajouté à Mes favoris.

Logo Agri-Réseau
S'informerLe savoir et l'expertise du réseau agricole et agroalimentaire
Logo Agri-Réseau
S'informerLe savoir et l'expertise du réseau agricole et agroalimentaire

S'informer

Le savoir et l'expertise du réseau agricole et agroalimentaire

Chargement en cours

Filtrer la recherche 
  • Sujet(s) :
  • Production(s) :
Format
Type de contenu
Date de début
Date de fin
Régions

Grandes cultures, Avertissement No 16, 17 juillet 2026


Pourriture à sclérotes du soya : évaluer le risque en fonction de la floraison et des conditions du champ. Puceron du soya : populations faibles dans les champs suivis par le RAP. Ver-gris occidental du haricot : premières captures de papillons, dépistage des masses d’œufs à prévoir dans les champs de maïs. Verse dans les champs de céréales : à quoi s’attendre? Cicadelle de la pomme de terre : surveillance des luzernières en implantation suggérée en Estrie et dans les Laurentides. Le dépistage et le désherbage des mauvaises herbes en prérécolte et en postrécolte des céréales d’automne. Le nettoyage des batteuses : un véritable outil de lutte contre les mauvaises herbes.
 
 
POURRITURE À SCLÉROTES DU SOYA : ÉVALUER LE RISQUE EN FONCTION DE LA FLORAISON ET DES CONDITIONS DU CHAMP
T. Copley1, B. Duval2, M.-E. Cuerrier2 et V. Samson2
1. Chercheuse (CÉROM); 2. Agronome (MAPAQ)

Les modèles prévisionnels de la pourriture à sclérotes du soya indiquent un risque élevé d’apparition d’apothécies dans les MRC suivantes : Papineau, Témiscamingue, Vallée-de-l’Or et Rouyn-Noranda (Abitibi-Témiscamingue); Rimouski-Neigette, Témiscouata, La Mitis, La Matapédia, Kamouraska et Rivière-du-Loup (Bas-Saint-Laurent); Charlevoix, Québec et La Jacques-Cartier (Capitale-Nationale); Nicolet-Yamaska et Bécancour (Centre-du-Québec); Bellechasse, La Nouvelle-Beauce, Montmagny et Appalaches (Chaudière-Appalaches); Stanstead (Estrie); Bonaventure (Gaspésie); Montcalm (Lanaudière); Laurentides, Antoine-Labelle et Thérèse-de Blainville (Laurentides); de Mékinac (Mauricie); Brome-Missisquoi, La Haute-Yamaska et Saint-Paul-d’Abbotsford (Montérégie-Est); Jardins-de-Napierville (Montérégie-Ouest); Pontiac et Papineau (Outaouais); et Fjord-du-Saguenay, Lac-Saint-Jean-Est, Maria-Chapdelaine et dans la ville de Saguenay (Saguenay–Lac-Saint-Jean).

Dans plusieurs autres régions, les températures élevées et les sols secs en surface créent des conditions défavorables à l'apparition des apothécies. Ces secteurs ne sont donc pas considérés à risque, même lorsque le soya est en floraison.

Les prévisions de risque sont basées sur les modèles disponibles en date du 17 juillet 2026, qui intègrent les prévisions météorologiques jusqu'au 22 juillet 2026.

Les spores infectent le soya à travers les fleurs flétrissantes. Une application de fongicide peut être envisagée aux stades de la floraison (R1 à R3), lorsque les conditions sont favorables à la maladie. Même si le risque est élevé dans certaines régions, aucune intervention n'est justifiée si le champ n’est pas encore en floraison. Selon les observations recueillies dans le cadre du réseau de surveillance, la floraison est en cours pour l’ensemble des régions au Québec, et tire à sa fin en Montérégie et en Outaouais.

Comment déterminer si vos champs sont à risque et si une application de fongicide est réellement justifiée? Plusieurs facteurs favorisent l’apparition et le développement de la maladie, notamment :
 
  • Un historique de la maladie dans le champ;
  • Un sol humide dans les cinq premiers centimètres;
  • Le stade de développement du soya (seuls les champs en floraison [R1 à R3] sont à risque);
  • Le niveau de résistance du cultivar;
  • Des rangs fermés à plus de 50 %, ce qui favorise le maintien d'une humidité élevée à la surface du sol;
  • Des températures fraîches (< 22 °C);
  • Une forte densité de peuplement, qui favorise également le maintien d'une humidité élevée.

Rappelons que les sclérotes doivent demeurer dans un sol humide pendant au moins dix jours, dans les cinq premiers centimètres du sol, pour produire des apothécies. À l'inverse, des températures élevées et des vents soutenus favorisent l'assèchement de la surface du sol, particulièrement lorsque les rangs ne sont pas encore fermés.

Il est donc important de suivre l’évolution des champs en portant une attention particulière : 
 
Pour plus d’information, consultez la fiche technique La pourriture à sclérotes chez le soya.
 
Image Agri-Réseau

Apothécies de la pourriture à sclérotes dans un entre-rang de soya
Source : T. Copley (CÉROM)

   
 
PUCERON DU SOYA : POPULATIONS FAIBLES DANS LES CHAMPS SUIVIS PAR LE RAP
S. Boquel1, J. Saguez1, S. Mathieu2, B. Duval2, V. Samson2 et C. Rieux2
1. Chercheur (CÉROM); 2. Agronome (MAPAQ)
 
En date du 16 juillet, les populations de pucerons du soya demeurent très faibles dans les champs suivis par le RAP Grandes cultures. Des pucerons ont été observés dans 39 des 55 champs suivis, répartis dans toutes les régions productrices de soya, avec une moyenne provinciale de cinq pucerons par plant. Le nombre moyen le plus élevé observé était de 98,4 pucerons par plant à Gatineau, en Outaouais. Des nymphes et des adultes de coccinelles, ainsi que d’autres ennemis naturels ont également été observés dans 45 % des champs. Cliquez ici pour visualiser les données du RAP.

Compte tenu des faibles populations de pucerons et de la présence des ennemis naturels, il n’y a donc aucune inquiétude à avoir pour le moment puisque ces valeurs sont bien en dessous du seuil d’alerte de 250 pucerons par plant par semaine. Lorsque ce seuil est atteint, un dépistage plus intensif du champ est recommandé à tous les trois jours. Le seuil d’intervention est quant à lui fixé entre 650 et 700 pucerons par plant par semaine. Puisque les populations de pucerons varient d’un champ à l’autre, il est important de dépister chacun d’eux.

Pour identifier les insectes, ravageurs ou ennemis naturels, actuellement actifs dans les champs de soya, consultez la brochure Lutte intégrée contre le puceron du soya.

Pour en savoir plus : 
   
 
VER-GRIS OCCIDENTAL DU HARICOT : PREMIÈRES CAPTURES DE PAPILLONS, DÉPISTAGE DES MASSES D’ŒUFS À PRÉVOIR DANS LES CHAMPS DE MAÏS
 J. Saguez1, M.-E. Cuerrier2, B. Duval2, C. Rieux2 et V. Samson2
1. Chercheur (CÉROM); 2. Agronome (MAPAQ)


Le RAP Grandes cultures surveille les populations de papillons de ver-gris occidental du haricot (VGOH) depuis quelques semaines, en capturant les mâles à l’aide de pièges à phéromones. Les premières captures ont été effectuées au cours des derniers jours (tableau). Les femelles de VGOH pondent généralement leurs œufs sur les plants de maïs lorsque les panicules (croix) pointent à l’extérieur du verticille (stade VT2) ou lorsqu’elles sont fraîchement émergées en entier du verticille (VT3).

Le début du dépistage des masses d'œufs et des jeunes larves du VGOH est donc déclenché à partir du moment où le maïs atteint ces stades et que des papillons sont capturés. Dans quelques régions, notamment en Outaouais, en Montérégie et dans le Centre-du-Québec, plusieurs champs ont déjà atteint ces stades. Ce sont ces champs qu’il faut cibler prioritairement pour commencer le dépistage. Un dépistage avant l'atteinte de ces stades est à déconseiller puisqu’une ponte sur du maïs à un plus jeune stade n'entraîne généralement pas de dommages aux épis.

Le dépistage des masses d’œufs de VGOH pourra être effectué une fois par semaine pendant 4 à 5 semaines consécutives pendant la période d’activité des papillons de VGOH. Il faut inspecter 100 plants par semaine, répartis aléatoirement dans 10 stations dans le champ (10 plants par station). Les masses d’œufs sont généralement pondues sur les feuilles supérieures des plants et près des panicules. Les jeunes larves se nourrissent du pollen sur les panicules ou sur les feuilles, avant de se diriger quelques jours plus tard vers les épis. Consultez les prochains avertissements pour suivre l’évolution de ce ravageur.

Pour plus de renseignements :
 
  • Fiche technique sur le VGOH dans le maïs grain et ensilage;
  • Vidéo sur la biologie, le dépistage et les stratégies d’intervention.
 
 
VERSE DANS LES CHAMPS DE CÉRÉALES : À QUOI S’ATTENDRE?
Auteurs 2023 : Y. Faucher1, S. Mathieu1, B. Duval1, H. Brassard1 et T. Copley2
Mise à jour 2026 : B. Duval1 et V. Samson1
1. Agronome (MAPAQ); 2. Chercheur (CÉROM)

Les pluies abondantes et les forts vents ont causé de la verse dans des champs de céréales de certaines régions, notamment en Capitale-Nationale et en Chaudière-Appalaches. La verse peut causer une baisse de rendement selon le stade de croissance de la plante lorsqu'elle se produit.

Avant la floraison, les tiges versées devraient se redresser. Cependant, une verse importante au début du stade remplissage des grains (stades Z70 et plus) peut compromettre le rendement et affecter la qualité du grain. Une étude a démontré qu’une verse ayant eu lieu dans les 20 premiers jours suivant la floraison diminue le rendement en grain de 7 à 35 %. Cette perte de rendement dépend de la sévérité de la verse; un plant complètement versé à 90 degrés sera donc plus affecté qu’un plant versé à 45 degrés.

À l’intérieur de la canopée, la végétation couchée demeure plus humide et contribue à la perte de qualité du grain. Les risques de germination des grains sur l’épi et de développement de moisissures augmentent. Dans le cas de la fusariose de l’épi, que les conditions aient été favorables ou non à l’infection lors de la floraison, des champignons pourraient se développer, contribuant ainsi à augmenter les teneurs en mycotoxines dans les grains. Une application de fongicide à ce stade serait probablement inutile puisque le produit ne parviendrait pas à atteindre l’ensemble de la canopée ainsi que les épis. Les délais d’application avant la récolte, inscrits à l’étiquette des produits, doivent également être pris en compte.

Puisque le blé d’automne se retrouve à un stade plus avancé, la verse risque moins d'affecter le remplissage du grain. Cependant, elle pourrait occasionner des pertes lors du battage.

Lorsqu’un champ est versé, il est préférable de récolter le grain plus tôt, donc plus humide, et de bien le sécher pour ramener le taux d’humidité ente 13 et 14 %. Dans le cas du blé d’alimentation humaine, le grain doit être séché à faible température pour ne pas altérer la qualité de la protéine du grain, un des éléments importants pouvant affecter les propriétés du pain lors de sa fabrication.

Les plants rabattus au sol, avec des épis immatures, exigeront que les couteaux de la batteuse soient positionnés plus près du sol et que la vitesse de battage soit réduite. Malgré ces ajustements, les risques de laisser des épis non battus seront accrus. L’andainage peut permettre de réduire les pertes à la récolte.
 
Image Agri-Réseau

Champ de blé de printemps versé

Source : V. Samson, agr. (MAPAQ)

 
 
CICADELLE DE LA POMME DE TERRE : SURVEILLANCE DES LUZERNIÈRES EN IMPLANTATION SUGGÉRÉE EN ESTRIE ET DANS LES LAURENTIDES
J. Saguez1, M.-E. Cuerrier2, C. Rieux2 et V. Samson2
1. Chercheur (CÉROM); 2. Agronome (MAPAQ)

Des dépassements de seuils dans les secteurs de Compton (Estrie) et de Mirabel (Laurentides) ont été atteints lors des dépistages de la cicadelle de la pomme de terre dans les luzernières, cette semaine. Dans ces régions, il est suggéré de surveiller la présence de dommages sur le feuillage (bout des feuilles présentant des décolorations jaunes en forme de V) et de faire un suivi des populations de cicadelles à l’aide d’un filet fauchoir jusqu’en début août. 

Privilégiez la surveillance des luzernières en implantation qui sont plus sensibles aux cicadelles. Pour déterminer s’il faut intervenir, il est nécessaire de tenir compte de la taille des plants, du nombre de cicadelles par coup de filet fauchoir et du niveau de tolérance à la cicadelle de la variété en place (voir l'avertissement N° 14 du 3 juillet 2026). Si la taille de la luzerne est suffisante, il peut être suggéré d’effectuer une fauche. Cela permet généralement de réduire les populations de cicadelles. En revanche, comme les adultes peuvent migrer vers d'autres champs pour s’alimenter, la surveillance des autres champs de luzerne à proximité est recommandée. Les insecticides devraient être considérés qu’en dernier recours.

Pour en savoir plus sur la méthode de dépistage et les stratégies d’intervention, consultez les documents suivants :
   
Image Agri-Réseau

Dommages caractéristiques de cicadelles dans la luzerne, en forme de "V"

Source : N. Hallé (MAPAQ)

 
LE DÉPISTAGE ET LE DÉSHERBAGE DES MAUVAISES HERBES EN PRÉRÉCOLTE ET EN POSTRÉCOLTE DES CÉRÉALES D’AUTOMNE
Auteurs 2023 : V. Samson1, S. Mathieu1, B. Duval1, J. Breault1 et M.-E. Cuerrier1
Mise à jour 2026 : M.-E. Cuerrier1 et B. Duval1
1. Agronome (MAPAQ)

La récolte des céréales d’automne est sur le point de débuter dans certaines régions. Les semaines qui suivront seront donc propices pour réprimer efficacement les mauvaises herbes annuelles (chénopode blanc), annuelles hivernantes (bourse-à-pasteur, vergerette du Canada), bisannuelles (armoise bisannuelle, petite bardane) et vivaces (laiteron des champs, pissenlit, plantain).

Qu’on opte pour le travail du sol ou l’emploi d’herbicides pour le contrôle des mauvaises herbes, le suivi des champs et le dépistage des espèces présentes sont primordiaux. L’identification des mauvaises herbes et l’observation de leur système racinaire permettent, par exemple, d’ajuster la profondeur du travail de sol en fonction des espèces à réprimer. La fiche Répression du laiteron des champs, du chardon des champs et du tussilage fournit de l’information à cet effet.

Les applications d’herbicides effectuées en postrécolte offrent souvent une meilleure efficacité pour le contrôle des mauvaises herbes, comparativement aux applications en prérécolte. En effet, les applications en prérécolte de la culture principale permettent la répression (contrôle partiel) de certaines mauvaises herbes annuelles, bisannuelles et vivaces, et non leur suppression. L’application d’un herbicide de type dessiccant en prérécolte (ex. : carfentrazone-éthyl) a pour objectif de détruire la partie aérienne des mauvaises herbes, ce qui facilite la récolte, mais n’assure aucune suppression des mauvaises herbes vivaces.

À cette période de l’année ou plus tard à l’automne, comparativement au printemps, l’efficacité des herbicides en postrécolte est augmentée, puisque la surface foliaire des mauvaises herbes est plus importante et que la translocation des hydrates de carbone vers les racines leur permet d’atteindre ces parties de la plante. Les mauvaises herbes doivent cependant être en croissance active ou avoir produit une repousse suffisante suite à la récolte et ne pas avoir été affectées par un gel mortel (pour les interventions automnales), par le travail du sol ou par un autre stress. Si la répartition des mauvaises herbes est en foyer, les traitements localisés sont un moyen efficace pour diminuer les quantités de pesticides utilisées.

Le contrôle d’automne des mauvaises herbes, comme le pissenlit, permettra d’éviter, dans plusieurs cas, l’étape du brûlage au printemps suivant et ainsi de gagner du temps sur le désherbage de début de saison. Vous pouvez consulter le tableau présentant les différentes options de désherbage en prérécolte dans la culture du blé d'automne, incluant certaines mises en garde en lien notamment avec les marchés, l’effet résiduel de certains produits et l’homologation pour certains usages seulement. La liste des produits de ce tableau n’est pas exhaustive et des mélanges sont aussi possibles. Consultez les étiquettes des fabricants en ce qui concerne les cultures, les doses, les modes d’application et les renseignements supplémentaires afin d’éviter, entre autres, un dépassement de la limite maximale de résidus (LMR) autorisée dans le grain. Notez, par ailleurs, que le glyphosate peut être utilisé en prérécolte dans le blé, mais son action systémique qui demande du temps pour circuler dans la plante n’offre pas le desséchement rapide d’un dessiccant. Aucun des herbicides mentionnés dans le tableau n’est homologué en traitement de prérécolte dans la culture du seigle.

La paille des céréales traitées avec du glyphosate ne doit pas servir au paillage des champs, par exemple de fraises, car cela peut endommager les fraisiers et ralentir leur croissance.

Le respect du stade de la culture au moment d’un traitement en prérécolte, s’il y a lieu, est important et les étiquettes des herbicides doivent être consultées à cet effet. Un bon indicateur de la maturité des grains de céréale est lorsque le pédoncule, c’est-à-dire l’entre-nœud supérieur de la tige qui supporte l’épi, passe du vert au jaune.
 
Les cultures de couverture sont un moyen à privilégier pour couvrir les sols et faire compétition aux mauvaises herbes de fin de saison et de la saison suivante. Le Guide des cultures de couverture en grandes cultures contient des informations pratiques sur le choix des espèces, les avantages et inconvénients de celles-ci, les taux de semis, etc. La page Facebook Cultures de couverture Québec est une source d’information et d’échanges très dynamique. L’application mobile Cultivert permet d’élaborer des stratégies d’implantation de cultures de couverture selon des objectifs spécifiques. Vous pouvez la télécharger sur Google Play ou l’App Store en recherchant le nom.
 
Pour plus d’information sur les stratégies de contrôle des mauvaises herbes en fin de saison, consultez la fiche technique Le dépistage des mauvaises herbes et le désherbage de fin de saison.
 
Image Agri-Réseau

Champ de céréales approchant la maturité avec présence de mauvaises herbes

Source : M.-E. Cuerrier, agr. (MAPAQ)

 
 
LE NETTOYAGE DES BATTEUSES : UN VÉRITABLE OUTIL DE LUTTE CONTRE LES MAUVAISES HERBES
S. Flores-Mejia1, S. Mathieu2 et V. Samson2
1. Chercheuse (CÉROM); 2. Agronome (MAPAQ)

La récolte des céréales d’automne approche. C’est donc un bon moment pour s’assurer que les batteuses sont bien nettoyées. En grandes cultures, la batteuse est l’un des équipements les plus à risque pour la propagation des mauvaises herbes, en particulier pour celles qui conservent leurs graines tardivement, comme les amarantes, les chénopodes et la petite herbe à poux.  

D’ailleurs, dans le cadre d'un projet mené au Québec visant à nettoyer une batteuse usagée, ces espèces étaient parmi les 10 espèces les plus retrouvées. Un total de 34 kg de déchets ont été collectés à la suite d'un nettoyage, incluant 4175 graines viables de mauvaises herbes, dont une semence de chénopode blanc résistant aux herbicides du groupe 5. Les résultats complets du projet sont présentés dans Le nettoyage d'une batteuse, c'est important!
 
Image Agri-Réseau

Quantité de résidus collectés et de graines viables de mauvaises herbes selon la partie de la batteuse après deux cycles de germination
Source : Le nettoyage d'une batteuse, c'est important!


 
Considérant que la dispersion des graines des mauvaises herbes et la création des nouveaux foyers peuvent avoir des conséquences significatives pour les producteurs, spécialement si les espèces ont de la résistance aux herbicides, il est conseillé d’adopter certaines pratiques préventives comme
 
  • Éliminer les mauvaises herbes ayant produit des graines matures avant la récolte;
  • Commencer à récolter les champs les plus propres;
  • Nettoyer complètement la batteuse lors de l'achat d'une batteuse usagée et entre chaque saison de culture;
  • Nettoyer la batteuse avant toute utilisation dans des champs appartenant à différents producteurs.
 
Si le temps manque, effectuer au minimum un nettoyage rapide de la batteuse avant de quitter un champ contaminé.

Pour plus d'information, consulter les fiches Nettoyage de la moissonneuse-batteuse-Biosécurité dans les grains et Nettoyage rapide d'une moissonneuse-batteuse entre les champs et biosécurité en 3 points.
 
Image Agri-Réseau

Le nettoyage de la batteuse (à gauche) permet de minimiser le risque de création de nouveaux foyers des mauvaises herbes, incluant le maïs volontaire (à droite)
Source : Sandra Flores-Mejia (CÉROM)

   
 
Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.



Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter l’avertisseure du sous-réseau Grandes cultures ou le secrétariat du RAP. Édition : Marianne St-Laurent, agr., M. Sc. et Sophie Bélisle (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.

Organisation : Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ)
Auteur(s) : RAP - Grandes cultures
Date de publication : 17 juillet 2026
Infolettre Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP)

M'abonner au RAP

En cliquant sur « Accepter tous les cookies », vous acceptez le stockage de ces témoins de connexion sur votre appareil. Ceux-ci permettent au CRAAQ de générer des statistiques et d'améliorer votre expérience utilisateur. Vous pourrez les désactiver en tout temps dans votre fureteur Web.

Ceci est la version du site en développement. Pour la version en production, visitez ce lien.