Lorsque les fraisiers recommencent leur croissance au printemps, on remarque à l’occasion des plants brunis qui ne montrent aucun signe de débourrement ou encore des plants qui peinent à démarrer. Est-ce dû au gel hivernal ou à des maladies? En coupant le cœur de certains plants, afin d’évaluer le brunissement des tissus du collet, divers symptômes sont observables. Pour savoir comment procéder et voir des photos des divers symptômes, consulter la fiche technique Évaluation visuelle du gel hivernal dans les fraisières ainsi que la publication Identifier le cœur rouge du collet dans le fraisier (Phytophthora cactorum).
MALADIE À SURVEILLER : LE NEOPESTALOTIOPSIS
Au Québec, les premiers cas ont été détectés à l’automne 2022. Quelques autres cas ont également été détectés à l’automne 2023 et, en août 2024, plusieurs plants mottes en implantation se sont avérés infectés.
Tout au long de la saison 2025, un suivi des champs infectés à travers le Québec a été réalisé et il n'y a pas eu de grande progression de la maladie, car les conditions favorables à son développement n'ont pas été présentes. Pour en savoir plus sur le suivi réalisé et les connaissances sur cette maladie, vous pouvez consulter Qu’en est-il de Neopestalotiopsis pour la saison 2025?
TRAITEMENT À LA CHAUX SOUFRÉE CONTRE LA MOISISSURE GRISE ET LE BLANC
La CHAUX SOUFRÉE (LIME SULPHUR) est homologuée dans la fraise contre le blanc et la moisissure grise, pour une application au début de la croissance, après l’enlèvement de la paille. Dans les champs de 2e et 3e année de production qui ont connu un niveau élevé de ces maladies en 2025, ce traitement peut être intéressant.
En ce qui concerne le blanc, sous nos conditions, les premières infections sont causées par des ascospores libérées des structures de survie (cléistothèces), très résistantes au froid. Les jeunes feuilles de fraisiers, ainsi que les fleurs, sont très sensibles aux infections par les ascospores.
Après avoir dépaillé ou avant l’implantation d’une fraisière, il est important de réaliser un contrôle des mauvaises herbes. Puisque les fraisières en rangs nattés sont établies pour deux à trois ans, il est essentiel, avant la plantation, de se débarrasser des vivaces et autres mauvaises herbes problématiques (souchet, prêle, chiendent, vesce jargeau, linaire, pensée sauvage, potentille, etc.). Des traitements mécaniques (« Reigi », stérilisation de la paille, etc.) et des méthodes culturales (rotations, engrais verts, etc.) aident à réprimer les mauvaises herbes ou à diminuer l’introduction de mauvaises herbes sur les futurs sites d’implantation des fraisières. De l'information sur plusieurs techniques permettant de lutter contre les mauvaises herbes, sans recours aux herbicides est disponible : Étapes de ma transition biologique dans la fraise d'été et à jour neutre. En complément des interventions culturales et mécaniques réalisées, des herbicides peuvent être appliqués tôt au printemps, avant la levée des mauvaises herbes. Pour obtenir plus de détails sur les herbicides pouvant être utilisés au printemps dans les fraisières, consultez le bulletin d'information Les applications printanières d’herbicides dans les fraisières.
AVEZ-VOUS CALIBRÉ VOTRE PULVÉRISATEUR?
Pour que les traitements phytosanitaires atteignent bien leur cible, la calibration du pulvérisateur est importante. Ceci permet des pulvérisations efficaces et sécuritaires. Consultez votre conseiller ou trouvez une personne accréditée via le site Web d'Action-Réglage. Des informations techniques sur la calibration des pulvérisateurs sont également disponibles dans ce document : pulvérisateur à rampe.
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |


