La chaleur et l’humidité ont encore été au rendez-vous durant la période du 8 au 14 juillet. Selon les secteurs, un peu de pluie est tombée le 9 juillet et d'autres régions en ont reçu davantage les 13 et 14 juillet. On ne rapporte pas, heureusement, d'orage violent dans les sept derniers jours.
Le sommaire agrométéorologique cucurbitacées vous présente le tableau des précipitations et des degrés-jours cumulés pour chacune des régions.
Dans les champs les plus avancés, les courges d’hiver et les citrouilles sont au stade début fructification, alors que les melons brodés et les melons d’eau sont au stade de grossissement des fruits avancé.
Le programme de détection des spores de mildiou, de l'Université d'État du Michigan, continue de signaler des échantillons d'air positifs dans plusieurs de ses comtés. Toutefois, aucune infection active en plein champ n'a été signalée à ce jour. Pour qu’il y ait infection, les spores doivent d’abord tomber sur une plante hôte, puis, pour germer, elles nécessitent un temps de mouillure de feuille suffisant pour pouvoir pénétrer dans la feuille et débuter le cycle de la maladie.
Selon le site Web IPMPipe website for CDM, consacré à la surveillance du mildiou dans les cucurbitacées aux États-Unis, le dernier cas de la maladie a été détecté en Géorgie sur des cantaloups et des concombres, le 25 juin.
Si la maladie venait à arriver au Québec, ce sont les concombres et les melons brodés qui sont les plus à risque, car les spores qui arrivent au Québec sont généralement du clade 2, c'est-à-dire le groupe de la maladie qui infecte le concombre et le melon brodé. Nous gardons l'oeil ouvert!
Pour en savoir davantage sur le mildiou et connaître les produits phytosanitaires reconnus efficaces contre la maladie, consulter la fiche technique Mildiou des cucurbitacées.
On nous signale un nouveau cas de tache plectosporienne (Plectosphaerella cucumerina/Plectosporium tabacinum) cette semaine dans la courgette en Montérégie. La maladie est particulièrement à surveiller dans la courgette et la citrouille.
Pour en savoir davantage sur la tache plectosporienne, consulter la fiche technique Tache plectosporienne.
La tache alternarienne (Alternaria sp.), l'anthracnose (Colletotrichum orbiculare) et la tache septorienne, signalées dans les avertissements précédents, sont stables.
INSECTES ET ACARIENS
Surveillez les tétranyques à deux points, on commence à signaler leur présence en Montérégie, dans Lanaudière et en Chaudière-Appalaches dans les concombres et les melons. Le développement des tétranyques est très rapide et les générations se succèdent à un rythme élevé par temps chaud.
Pour connaître les seuils d'intervention utilisés au Québec, en Ontario ou dans des États américains, consultez le Recueil des seuils d’intervention contre les insectes et les maladies en cultures maraîchères.
Vous pouvez aussi consulter le bulletin d’information N° 2 du 10 juin 2026 pour connaître les insecticides et les acaricides homologués dans les cucurbitacées en production biologique et conventionnelle.
Les captures de papillons du perceur de la courge (Melittia cucurbitae) sont en hausse dans plusieurs régions. Consulter le tableau des captures du perceur de la courge pour avoir un aperçu global des captures obtenues au sein du réseau de surveillance du perceur de la courge.
Les courgettes sont particulièrement vulnérables aux dommages du perceur de la courge, tandis que les courges butternuts, les concombres et les melons ne sont habituellement pas attaqués.
L'insecticide biologique à base de Bacillus thuringiensis var. aizawai, le XENTARI WG, est maintenant homologué contre le perceur de la courge dans toutes les cucurbitacées. Si vous avez eu des dommages par le passé, il est très utile d'implanter un piège Heliothis avec phéromone du perceur de la courge dans la parcelle. En production biologique, dans la courgette ou dans les autres courges buissonnantes, si vous avez eu des dommages par le passé, nous vous suggérons de faire un traitement lorsqu'au moins 5 papillons du perceur de la courge sont capturés par semaine. Vous pourriez donc avoir à traiter une fois par semaine pendant plusieurs semaines si la pression est grande sur votre entreprise. Pour les citrouilles et les autres courges qui ne sont pas buissonnantes, le seuil est de 12 papillons par semaine pour déclencher les premiers traitements. Un grand volume d'eau est nécessaire pour bien couvrir le pied du plant, où seront pondus les oeufs.
La chrysomèle rayée est moins présente dans les champs et on ne traite plus lorsque les cucurbitacées sont en fleurs.
Le flétrissement bactérien est cependant davantage signalé cette semaine.
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |


