VGOH : pic des captures et suivi au champ. Ver de l’épi : augmentation des captures de papillons dans la dernière semaine; le piégeage des papillons est recommandé dans les champs à risque. Légionnaire d’automne : les captures augmentent légèrement; quelques foyers d’infestation observés; dépistage recommandé dans les semis tardifs. Autres ravageurs et problèmes phytosanitaires : la situation demeure calme, mais en accroissement dans plusieurs cas.Les captures de papillons de VGOH ont atteint leur maximum dans les deux dernières semaines dans les réseaux de piégeage du maïs sucré et des grandes cultures. De nouvelles masses d’œufs et de jeunes larves ont été observées dans plusieurs semis la semaine dernière et sont en diminution cette semaine. Des traitements sont réalisés ou sont prévus par endroits. Si un traitement est requis, celui-ci doit être fait après l’émergence de la croix et l’émergence des œufs. Du parasitisme par des trichogrammes dans certaines parcelles est encore constaté. Pour connaître les traitements homologués, cliquez ici. Soyez donc vigilants dans l’ensemble des régions. Référez-vous à la fiche technique Le ver-gris occidental des haricots dans le maïs sucré.

1 : Coccinelle mangeant une masse d’œufs de VGOH partiellement parasitée par des trichogrammes.
2 : Masse d’œufs de VGOH avec trichogramme en ponte. 3 : Larves de VGOH dans une croix en émergence. 4 : Larves de VGOH dans un épi.
Photos : Y. Auger, agr. (MAPAQ)

Papillon du ver de l’épi
Photos : Y. Auger, agr. (MAPAQ)

Dommages et larves de légionnaire d’automne
Photos : Y. Auger, agr. (MAPAQ)
Dans les deux dernières semaines, des captures de papillons de pyrale bivoltine ont été enregistrées dans quelques régions. Le nombre de captures demeure toutefois assez faible. De la ponte et de jeunes larves sont observées sur peu de sites. Pour plus d’information sur la pyrale du maïs, consultez la fiche technique sur le sujet en cliquant ici.

Larves de la pyrale du maïs
Photos : Y. Auger, agr. (MAPAQ)
CHARBON
Des collaborateurs nous ont rapporté la présence de charbon commun dans certains champs de maïs sucré, au niveau des tiges, des croix et des épis. Le charbon commun est un champignon qui cause peu de dommages au maïs sucré en général et il n’y a aucun traitement fongicide homologué pour le contrôler. Pour plus de détails sur le charbon commun, consultez la fiche technique du RAP Grandes cultures.

Charbon commun dans une croix
Photo : Y. Auger, agr. (MAPAQ)
Quelques chrysomèles des racines du maïs adultes sont observées dans certains champs dans la plupart des régions, mais avec peu de dommages et sans risque important pour la pollinisation du maïs. Pour plus d’information sur ce ravageur et les moyens de lutte, consultez cette fiche technique.
ROUILLE
Des collaborateurs nous rapportent la présence faible et sporadique de symptômes de rouille sur le feuillage dans des champs de maïs sucré. Les symptômes sont en augmentation dans certains cas, mais aucun traitement n’est prévu pour l’instant. Rappelons qu’un traitement contre la rouille serait utile seulement s’il est fait avant la sortie des panicules. Pour plus d’information, consultez la fiche technique La rouille commune dans le maïs sucré.
PUCERONS
Des collaborateurs nous rapportent la présence et l’augmentation de pucerons dans plusieurs champs de maïs sucré. De la fumagine sur les plants est aussi constatée en lien avec le miellat produit par les pucerons, mais aussi à cause du mélange de pollen et de pluie collé sur les feuilles. Des ennemis naturels sont aussi rapportés en bon nombre dans les parcelles. Des interventions sont prévues dans quelques semis. Le seuil d’intervention recommandé en Ontario est de 10 % des épis portant plus de 20 pucerons, mais le niveau de tolérance peut être plus élevé selon l’entreprise, surtout lorsque les épis ne sont pas atteints. Maintenez la surveillance des pucerons lors de vos dépistages au champ. Pour plus d’information, consultez la fiche technique Les pucerons dans le maïs sucré.
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |


