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Des innovations en désherbage pour le secteur horticole

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Seule une poignée d’entreprises ont commencé à adopter de nouvelles technologies de désherbage dans le secteur horticole au Québec. Elles pourraient cependant devenir beaucoup plus nombreuses dans un proche avenir, car un réseau s’organise pour tenter de valider et de démocratiser certaines de ces innovations.
 
Démonstration de la technologie ARA, de Ecorobotix (Suisse), développée pour le désherbage chimique de précision - © Izmir Hernandez

Démonstration de la technologie ARA, de Ecorobotix (Suisse), développée pour le désherbage chimique de précision

© Izmir Hernandez


Quelques exemples 

D’après la dizaine de modèles ayant été présentés le 30 janvier dernier dans le cadre de la série de webinaires en gestion intégrée des ennemis des cultures (GIEC) du CRAAQ, ces innovations peuvent effectuer différents types de désherbage : mécanique avec ou sans intelligence artificielle (IA), mécanique avec un porte-outils, chimique de précision ou au laser. 

Certaines de ces technologies, comme Laserweeder de la compagnie Carbon Robotics (États-Unis), sont très coûteuses (1,585 M $ US plus 45 000 $ US dès la 2e année pour l’accès à la plateforme et au service technique, incluant les pièces). D’autres, comme Farmdroid de la compagnie du même nom (Danemark), sont plus abordables (à partir de 175 000 $). 

Laserweeder, qui utilise le laser et l’IA, doit être entraînée, explique Izmir Hernandez, conseillère en innovation au Réseau d’expertise en innovation horticole (REIH). « Cette machinerie est très lourde, mais efficace : elle tue même les mauvaises herbes encore non visibles à l’œil nu. Le producteur de betteraves qui l’a adoptée au Québec se dit satisfait ». Cet équipement, tiré par un tracteur, peut aussi être utilisé dans la carotte, la laitue, l’oignon, la bette à carde, la coriandre et l’épinard. 

Farmdroid fonctionne, quant à lui, à l’énergie solaire. « Ce robot autonome effectue du désherbage mécanique géolocalisé à l’aide d’un GPS, précise Mme Hernandez. On lui donne les limites du terrain. Il enregistre l’emplacement des semences au semis et s’en souvient au moment du désherbage. Il sera en démonstration au champ l’été prochain ». Cet appareil d’une précision de 8 mm a déjà été testé au Canada dans l’oignon, le rutabaga, la carotte, la betterave et l’épinard.

Aussi différentes qu’elles soient les unes des autres, « selon les fabricants et certains producteurs et productrices, les innovations en désherbage ont généralement été développées pour permettre un retour sur investissement en 2 à 5 ans », signale Izmir Hernandez. 

Un réseau

Pour favoriser l’adoption de technologies semblables au Québec, le REIH offre des services d’accompagnement aux producteurs et productrices horticoles. Il organise des démonstrations technologiques en champ, en verger ou en serre. De plus, il travaille au développement de protocoles visant à évaluer de façon neutre et objective certaines technologies choisies par les producteurs et productrices. Il est d’ailleurs prévu que des évaluations débuteront cette année pour les secteurs maraîcher et pomicole, et l’an prochain pour celui de la fraise. 

L’objectif est de réduire les besoins en main-d’œuvre et d’accroître l’efficacité des entreprises agricoles, rappelle la conseillère en innovation. Pour en apprendre davantage sur le REIH et savoir quelles associations horticoles en sont partenaires, visitez le https://zoneagtech.ca/accueil/reih/. 

Vous pouvez aussi découvrir une vaste sélection d’outils et voir certains d’entre eux en action en consultant gratuitement Fiches - Outils de désherbage physique en production maraîchère 
 
IRIIS Phytoprotection

IRIIS phytoprotection constitue une banque d’images et de connaissances unique pour le milieu agricole québécois. L’outil permet de visualiser et d’identifier des insectes et autres invertébrés, des maladies, des mauvaises herbes et des symptômes de problèmes parasitaires ou non parasitaires sur les plantes cultivées. Il s’appuie sur les compétences du Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection du MAPAQ et des experts en phytoprotection des secteurs public et privé. Destiné à soutenir le transfert de connaissances, IRIIS favorise la contribution de divers spécialistes et complète l’utilisation d’autres outils, comme SAgE pesticides.


Ce texte a été publié originalement dans le magazine La terre de chez nous en avril 2025.

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Organisation : Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ)
Date de publication : 19 mars 2025
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