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Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ)
Cultures maraîchères en serre, Avertissement No 10, 3 août 2020

Nouveau

03 août 2020
Présentation du réseau provincial des serres sentinelles du RAP. Les tétranyques sont en hausse dans toutes les cultures, particulièrement sur le concombre. Une année plutôt calme pour les thrips, mais n'oubliez pas qu'ils se déplacent massivement lorsque l'herbe n'est pas fauchée régulièrement, le long des serres. Voyez comment les températures extrêmes (tableau) peuvent jouer un rôle dans l'échec de certains agents de lutte biologique. Détection du sphinx de la tomate en Estrie et en Montérégie. Une punaise miride appelée Microtechnites (syn. Halticus) bractatus de plus en plus présente sur le concombre, le poivron, l'aubergine et même le céleri en serre.   NOUVEAUTÉ : RÉSEAU DE SERRES SENTINELLES   Le réseau des serres sentinelles est un nouveau réseau de surveillance phytosanitaire provincial dans les serres maraîchères. Il a été mis en place par le Réseau d'avertissements phytosanitaires (RAP), au début de l’été 2020, afin de dépister les ravageurs, les maladies et autres problèmes abiotiques (désordres, carences, phytotoxicités) dans des serres de différentes tailles, régies et cultures sur l’ensemble du territoire québécois. Ce réseau est coordonné par la chercheure-entomologiste Geneviève Labrie et la chargée de projet Catherine Sylvestre, du Centre de recherche agroalimentaire de Mirabel (CRAM), ainsi que par l'avertisseure et experte en serriculture au MAPAQ, Liette Lambert. Au total, une vingtaine d’agronomes et autres professionnels formant l’équipe de collaborateurs (MAPAQ, clubs, consultants) visitent une quarantaine d’entreprises serricoles dans 10 régions du Québec. Cette équipe se réunit virtuellement chaque semaine pour partager leurs observations, identifier les problématiques souvent validées par des diagnostics du Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection du MAPAQ, discuter des meilleures pistes de solution à utiliser par les producteurs et faire le point sur les projets de recherche en cours. Lire la suite
Cultures maraîchères en serre, Avertissement No 9, 22 juillet 2020
22 juillet 2020
On observe divers cas de désordres physiologiques et de carences surtout en lien avec l’irrigation et la transpiration des plants : carence en calcium (pourriture apicale sur tomate et poivron, brûlure de la pointe (tipburn) sur laitue et feuilles en cuillère, dans le concombre), maturation inégale des fruits, carence en magnésium, fentes de croissance, insolation ou collet vert, microfendillement ou « russeting ».   CARENCE EN CALCIUM Les symptômes d’une carence en calcium s’expriment différemment selon les cultures : de la pourriture apicale sur la tomate et le poivron, des jeunes feuilles en cuillère dans le concombre (avertissement No 5), ou encore de la brûlure de pointe (tipburn) dans la laitue.   Liette Lambert, agr. (MAPAQ) Julie Marcoux, t.p. (MAPAQ) La carence en calcium est reliée à l’absorption de l’eau par les racines, puis à son transport dans le plant. Le calcium voyage dans l’eau de transpiration, mais aussi grâce à la pression racinaire qui se produit surtout durant la nuit et le matin, avant que les plants ne transpirent activement.    Par son rôle direct dans la formation des parois cellulaires, le manque en calcium se verra d’abord au niveau des jeunes tissus à croissance rapide, particulièrement en temps de canicule et d’ensoleillement intense. Le calcium se dirige donc vers les organes qui transpirent le plus, soit les vieilles feuilles au détriment des fruits et des jeunes feuilles. Alors, trop de feuilles peuvent monopoliser le calcium au détriment des fruits qui, par ailleurs, doivent aussi être protégés des rayons du soleil. Il faut trouver le bon équilibre feuilles/fruits. Sachant que 50 % de tout le calcium est absorbé par l’extrémité racinaire, tout ce qui limite l’absorption d’eau par les racines peut causer cette carence : racines déficientes ou malades; excès d’eau qui asphyxie les racines; excès de sels dans le terreau ou dans la solution nutritive qui brûlent les racines; irrigations insuffisantes Lire la suite
13 juillet 2020
Virus de la tache nécrotique de l’impatiente (insv)
Cultures maraîchères en serre, Avertissement No 8, 26 juin 2020
26 juin 2020
La chaleur intense des 2 dernières semaines a causé bien des stress aux plants, une perte de vigueur, des brûlures foliaires parfois importantes et divers désordres aux cultures maraîchères en serre . À cela s’ajoutent des débuts de moisissure olive et une progression des tétranyques (avertissement Nº 6) et des thrips (avertissement Nº 2).   CANICULE ET GESTION CLIMATIQUE   La période de chaleur intense des 2 dernières semaines a laissé des traces : perte de vigueur, nouaison faible, feuilles flétries, brûlures, réduction de la qualité des fruits (fruits mous, fendillements, russetting…), perte de la couleur et de la quantité de racines. Dans tous les cas, il faut améliorer la consommation en eau de vos plants en favorisant la transpiration. La transpiration reste un mécanisme très important tout en servant de refroidisseur, quelle que soit la culture. Dès que l’humidité relative passe sous la barre du 55 %, la transpiration cesse parce que les stomates des feuilles se ferment pour se protéger de la déshydratation. L’absence de transpiration a plusieurs effets négatifs : augmentation de la température foliaire et ambiante, arrêt de fabrication des sucres que la plante brûle pour sa respiration et arrêt de transport de certains éléments nutritifs clés, comme le calcium, le bore et le potassium, des racines vers les organes en croissance. Souvent, le niveau des sucres baisse tellement que les feuilles les plus exposées au soleil, celles de l’apex, deviennent molles, flétries, noircissent ou sèchent (photos ci-dessous). Cela est un signal provenant de la plante qui indique qu’il faut faire attention de garder un niveau d’humidité relative plus grand que 55 % dans la serre. Lorsqu'il fait 28 ºC dans la serre, le taux d'humidité devrait se situer entre 55 et 65 %, et non pas à 80 % ! En visant ces valeurs, les plantes sont en mesure de bien « travailler » une bonne partie de la journée, lors d'une canicule.   Photo : Régis Larouche, Lire la suite
Cultures maraîchères en serre, Avertissement No 7, 23 juin 2020
23 juin 2020
État de la situation des cultures maraîchères en serre : avec la canicule viennent les pucerons. Beaucoup d'ennemis naturels viennent de l’extérieur des serres pour prêter main-forte à ceux déjà présents. Cependant, ce n’est pas suffisant pour contrôler les pucerons. Assurez-vous d'utiliser les bons agents de lutte biologique, surtout si vous avez de l’hyperparasitisme.   Actuellement, les principales espèces de pucerons sont présentes dans les serres. On rapporte également les premiers cas de puceron du melon sur concombre (Aphis gossypii). Restez alerte avec cet insecte et intervenez très rapidement pour éviter qu’il ne se répande comme une traînée de poudre dans les serres. Attention à l'hyperparasitisme (photo) si vous utilisez Aphidius. La meilleure solution consiste à utiliser un « cocktail » d’agents de lutte biologique : coccinelles, chrysopes, Aphidoletes, Aphelinus et Aphidius. Ne pas utiliser ce dernier s’il y a de l’hyperparasitisme. Par ce temps très chaud, pensez à ombrager les serres (chaux temporairement ou produit commercial) et à humidifier pour éviter que vos auxiliaires faillissent à la tâche. Comme nous, ils ont besoin d'eau et de fraîcheur!   Si vous utilisez déjà Aphidius, surveillez attentivement les hyperparasites qui les attaquent. Les momies de pucerons sont alors parasitées par l’hyperparasite qui a pris la place d'Aphidius en le tuant. C’est en regardant le trou d’émergence sur le dos du puceron momifié qu’on s’en rend compte. Le contour est alors très irrégulier au lieu d’être bien lisse parce que l’hyperparasite le mâchouille pour sortir de la momie (photo). Cet intrus détruit donc tout le travail réalisé par Aphidius et conduit souvent au dérapage insoupçonné du contrôle biologique. La stratégie doit donc changer en utilisant des prédateurs qui ne seront pas victimes de cette manœuvre : coccinelles, chrysopes (vendus sous forme d’œufs et de larves), syrphes et Aphidoletes.   Liette Lambert, Lire la suite
22 juin 2020
Spécial phytoprotection bio : Ce bulletin d’information présente la liste des produits phytosanitaires à usage agricole homologués au Canada et acceptés par les organismes de certification biologique. Les produits homologués pour usage domestique ne sont pas interdits pour l’utilisation commerciale, mais ils ne sont pas inclus dans cette liste. Lire la suite
Cultures maraîchères en serre, Avertissement No 6, 16 juin 2020
16 juin 2020
État de la situation des cultures maraîchères en serre : Augmentation des niveaux de tétranyques dans plusieurs cultures comme le concombre, la tomate, le poivron et l’aubergine. La chrysomèle rayée du concombre, associée au flétrissement bactérien, mortelle et irréversible, est de plus en plus présente dans les serres. Poursuivre la lutte préventive des thrips avec les agents de lutte biologique et suivre le marquage des fleurs de tomate pour la pollinisation. Premiers cas de chenilles (arpenteuse) sur tomate.   En raison de la crise de la COVID-19, le Québec pourrait faire face à une perturbation de son approvisionnement d’équipements de protection individuelle (EPI) au cours de l’été 2020, laquelle perturbation pourrait mener à une pénurie. En toute circonstance, le respect des étiquettes des pesticides et le port d’EPI approprié sont obligatoires (article 36 du Code de gestion des pesticides). La meilleure protection contre l’exposition aux pesticides est de porter un équipement de protection individuelle. Si vous n’êtes pas en mesure de vous procurer un EPI : Ne pas appliquer de pesticides sans les EPI appropriés. Assurez-vous de porter les protections prescrites sur l’étiquette. Si possible, retardez les applications jusqu’à l’obtention des bons EPI. Utilisez des produits à moindre risque pour la santé (consultez SAgE pesticides) pour connaître les IRS des produits) ou pensez aux solutions de rechange. Utilisez, s’il y a lieu, des pesticides qui pourraient être appliqués avec des EPI actuellement disponibles ou réutilisables, comme des gants lavables et réutilisables. Advenant un manque dans l’approvisionnement des EPI, veuillez contacter votre fédération régionale de l’UPA pour les informer de la situation. Des démarches sont en cours pour assurer la disponibilité des équipements.   TÉTRANYQUE À DEUX POINTS   L'acarien prédateur Phytoseiulus persimilis n'a besoin que de tétranyques et d'humidité pour bien travailler Liette Lambert, Lire la suite
03 juin 2020
En avril dernier, le ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques publiait le Bilan des ventes de pesticides au Québec pour l'année 2018. Les résultats sont au rendez-vous grâce aux efforts déployés par l'ensemble des acteurs du secteur agricole.
Cultures maraîchères en serre, Avertissement No 5, 15 mai 2020
15 mai 2020
État de la situation. En raison du climat particulièrement froid et du manque de chauffage, on rapporte des cas isolés de mildiou dans le basilic, une augmentation des cas de Botrytis de tige et de microfendillement (russeting). Ces conditions défavorables à la transpiration causent également l’apparition de désordres comme les points dorés (gold specks) dans la tomate rose et des feuilles en cuillère (ou en béret) dans le concombre. Mildiou du basilic Nos collaborateurs rapportent des cas isolés de mildiou (Peronospora belbahrii) dans le basilic.     Évidemment, une variété sensible et exposée à une température de nuit trop fraîche risque d’être affectée en premier. C’est la raison pour laquelle il faut chauffer davantage pour déshumidifier, particulièrement avant la levée du soleil pour limiter les risques de condensation ou de point de rosée sur les plants. Quelques articles font état de l’efficacité de certains biofongicides pour le mildiou du basilic ou d'autres espèces de mildiou : 1) Efficacy of Organic Fungicides for Vegetable Deseases (Cornell Cooperative Extension, avril 2017); 2) IR4 Project - Hornamental Horticulture Program - Mildew Efficacy Report (Rutgers University, 2010); 3) Évaluation de biofongicides utilisés contre le mildiou du basilic en serre (IQDHO). Pour plus d’information, veuillez vous référer au bulletin d’information Mildiou du basilic en serre. Botrytis (moisissure grise) de tige Même si déshumidifier s’avère plus difficile, il faut permettre à l’air de bien circuler autour des plants et ne pas laisser de moignons de feuilles. L’effeuillage au couteau au ras de la tige est de mise. Encore mieux, on peut appliquer immédiatement un biofongicide en micropulvérisation sur la plaie fraîchement ouverte. Il faut éviter les retards d’effeuillage. S'il y a trop de feuilles dans le bas des plants, cela empêchera l’assèchement des tiges. Il faut dégager en général Lire la suite
07 mai 2020
Présentation PowerPoint présentée par Amélie Lachapelle, consultante horticole pour INNOVTERRA dans le cadre du Webinaire sur la salubrité des fruits et des légumes frais ayant pour thème Être bien préparé pour le prochain audit. Ce webinaire est également disponible en vidéo. En 2020, des modifications seront apportées au programme Canada GAP. Obtenez des réponses à vos interrogations au sujet des analyses d’eau ainsi que sur les pré-audits. Consultez également : La présentation de Mises à jour du programme Canada GAP pour l'année 2020 par Heather Gale, directrice général Canada GAP. Lire la suite
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