Stades « débourrement » à « fin pointe verte » selon les régions pour la framboise d'été en champ et la framboise hors-sol sous abri. Chiendent au stade sensible. Brûlure des dards à surveiller. Régions au stade « gonflement des bourgeons » : encore le moment de traiter à la CHAUX SOUFRÉE.
MÉTÉO ET AVANCEMENT DES TRAVAUX
La dernière semaine a été caractérisée par des conditions chaudes et ensoleillées qui ont accéléré le développement des plants. Pratiquement aucune précipitation n'a été reçue durant cette période, excepté au Bas-Saint-Laurent où de la neige est tombée le 23 avril. Ces conditions ont favorisé l'assèchement des sols qui a permis d'effectuer des interventions au champ dans la plupart des régions. De nouvelles implantations sont d'ailleurs en cours ou terminées en Montérégie.
De façon générale, peu de gel ou de dégâts hivernaux sont rapportés jusqu'à maintenant. On mentionne quelques cas mineurs de gel de bourgeons ou d'écorce soulevée (voir photos plus bas). Le soulèvement de l'écorce peut avoir différentes causes, mais il est souvent dû à une alternance rapide de froid et de chaud lors de redoux hivernaux, ce qui amène une tension dans l'écorce et un fendillement, surtout à la base des cannes.
Selon le cumul de degrés-jours base 5, la saison 2026 serait légèrement en avance par rapport à 2025. Le détail de la météo de la dernière semaine se trouve dans le
sommaire agrométéorologique du 22 au 28 avril 2026.
Bourgeon gelé ayant une coloration brunâtre (photo à gauche) et écorce soulevée (photos à droite)
Photos : Julie Street, agr. (Club Durasol Drummond) et François Demers, agr. (Club Les Productions Écolo-Max)
Les
framboisiers d'été en champ sont au stade « débourrement » dans les régions de l'Outaouais, de la Capitale-Nationale, de la Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent. Les stades « début pointe verte » à « fin pointe verte » ont été atteints en Mauricie, en Montérégie, en Estrie et au Centre-du-Québec.
Stade de développement du cultivar 'Nova' au Bas-Saint-Laurent (à gauche) et du cultivar 'Killarney' en Chaudière-Appalaches (au centre) et au Centre-du-Québec (à droite) le 28 avril 2026
Photos : Caroline Dionne (Groupe Pousse-Vert), William Laforge, agr. (Fertior) et Julie Street, agr. (Club Durasol Drummond)
Peu de repousses sont observées pour la framboise d'été et la
framboise d'automne en champ, sauf au Centre-du-Québec et en Montérégie, où un tout début de croissance s'observe.
Repousses du framboisier d'automne 'Pathfinder' le 28 avril 2026 au Centre-du-Québec
Photo : Julie Street, agr. (Club Durasol Drummond)
Un premier lot de framboisiers hors-sol a été installé en zone de production sous abri dans la majorité des régions. La plupart d'entre eux proviennent de plants ayant hiverné à l'extérieur. Ces plants sont généralement au stade « pointe verte ». Selon le mode d'hivernation, le moment de sortie, le cultivar et le type d'abri utilisés, des différences de développement vont s'observer et s'accentuer en saison. Il deviendra alors plus difficile de donner un stade de développement moyen pour la framboise hors-sol.
Stade « pointe verte » du cultivar 'Tulameen' en hors-sol et sous tunnel, le 28 avril 2026 en Montérégie
Photos : Véronique Gagné, agr. (Dura-Club)
GESTION PRINTANIÈRE DES MAUVAISES HERBES
Le réchauffement des températures a favorisé le développement des mauvaises herbes, notamment du chiendent qui est maintenant au stade 2 à 4 feuilles dans la majorité des régions. On rappelle que c'est au stade 2 à 5 feuilles que le chiendent est le plus sensible aux herbicides antigraminées. Des traitements herbicides, avec ou sans antigerminatif, ont d'ailleurs été faits ou sont prévus prochainement dans plusieurs régions. Pour en savoir plus sur le contrôle des mauvaises herbes en début de saison, veuillez consulter le bulletin d'information : Les applications printanières d'herbicides et le site Web SAgE pesticides.
Stade 2 à 3 feuilles du chiendent en Mauricie, le 28 avril 2026
Photo : Nicole Heer, agr. (Club Lavi-Eau-Champ)
BRÛLURE DES DARDS : À SURVEILLER
Quelques collaborateurs nous mentionnent des symptômes de
brûlure des dards sur les tiges fructifères, bien que les symptômes semblent moins importants qu'en 2025. Il est donc important de dépister les sites avec historique et prévoir des traitements fongicides aux bons stades, s'il y a lieu. On rappelle que les symptômes observés à ce temps-ci de l'année se situent principalement au niveau des bourgeons et se caractérisent par des plages grisonnantes ponctuées de points noirs (pycnides). Ce sont les structures de survie du champignon. Les spores sont libérées d'avril à août, mais le pic d'éjection a lieu en mai. Il est donc important de protéger les nouvelles tiges. Les spores se dispersent par l’eau (la pluie et les éclaboussures d’eau) et le vent. Les conditions favorables au développement du champignon sont une humidité élevée, des pluies fréquentes et une température chaude.
Toutes les pratiques préventives favorisant l'aération et le séchage rapide des plants sont à préconiser.
Si des traitements fongicides sont prévus, des stades de développement précis du framboisier doivent être respectés, soit une première intervention au stade « débourrement » jusqu’au stade « pointe verte » de la tige fructifère et une deuxième intervention lorsque les nouvelles tiges végétatives ont entre 25 et 30 cm de hauteur. Pour en savoir plus, consultez la fiche technique
Brûlure des dards.
Quelques symptômes de brûlure des dards sur les tiges fructifères observables au printemps (photos 2024)
Photos à gauche et au centre : William Laforge, agr. (Fertior); Photo à droite : François Demers, agr. (Club Les Productions Écolo-Max)
TRAITEMENTS À LA CHAUX SOUFRÉE : C'EST ENCORE LE MOMENT POUR CERTAINES RÉGIONS
Des traitements à la CHAUX SOUFRÉE ont été effectués sur plusieurs sites avec un historique de maladies la semaine dernière. Pour les framboisières qui sont encore au
stade « gonflement des bourgeons », il est toujours temps de faire un traitement à la
CHAUX SOUFRÉE qui permet de baisser l'inoculum de plusieurs maladies, dont l'anthracnose, la brûlure des dards et la rouille.
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |
Cet avertissement a été rédigé par Stéphanie Patenaude, agr., M. Sc. et révisé par Stéphanie Tellier, agr., M. Sc. (MAPAQ). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter l’avertisseure du sous-réseau Framboise ou le secrétariat du RAP. Édition : Marie-Eve Bérubé, agr., M. Sc. et Cindy Ouellet (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d’en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.
