STADES DE DÉVELOPPEMENT
| Régions | 'Patriot' | |
| Bourgeons à fruits | Bourgeons à feuilles | |
| Montérégie | Chute corolles à début fruit vert (< 5 mm) | Expansion des pousses |
| Laurentides, Lanaudière et Outaouais | Floraison à nouaison | Expansion des pousses |
| Estrie, Centre-du-Québec et Mauricie | Floraison à début chute corolles | Expansion des pousses |
| Chaudière-Appalaches et Capitale-Nationale | Floraison | Expansion des pousses |
| Bas-Saint-Laurent | Boutons dégagés à début floraison | Expansion des pousses |
Les températures de la dernière semaine ont de nouveau été sous les normales de saison. Sans surprise, la coloration rougeâtre des bleuetiers perdure encore. Un court, mais intense épisode de grêle est survenu dimanche dernier dans plusieurs régions du Québec, essentiellement sur la rive sud du Saint-Laurent, de la Montérégie jusqu'en Chaudière-Appalaches. Les dommages semblent limités, mais dans le pire cas rapporté, il est question de feuillage déchiqueté et de près de 75 % de fleurs rabattues au sol (Montérégie). Sur une note positive, le soleil prédomine depuis le début de la semaine avec des températures qui dépassent maintenant les 25 °C. Les bleuetiers sont en fleur partout et ce temps est plus que favorable à l'activité des pollinisateurs.
En moyenne, la saison est en avance d'environ une journée sur la normale, mais en retard de deux jours sur l'année dernière. Vous pouvez consulter les plus récentes données de température, de précipitations et de chaleur accumulée (DJ5) de la dernière semaine dans le sommaire agrométéorologique du 2 juin dernier.
Une bleuetière quelque part dans Lanaudière, 2 juin 2026
Photo : Marie-Justine Thouin-Léveillé, agr. (Cultiv'Conseil)
ANTHRACNOSE
Le temps sec actuel n'est pas favorable aux infections. Toutefois, le retour de la pluie prévu vers la fin de la semaine pourrait changer la donne. Les bleuetiers qui sont au stade « floraison à fruit vert grosseur d'un petit pois (5 mm) » sont sensibles aux infections. Si la maladie est historiquement présente chez un ou plusieurs de vos cultivars, des interventions fongicides sont fortement recommandées. Deux traitements fongicides peuvent être envisagés :
- Un premier traitement à la pleine floraison;
- Un deuxième traitement au début des fruits verts (nouaison à fruit vert 5 mm).
Le moment exact des traitements peut être ajusté en fonction de la météo et des risques d'infection. Pour vous aider à déterminer si les conditions météorologiques sont propices aux infections, consulter ce lien :
Pour en savoir davantage sur la maladie, vous pouvez également consulter la fiche technique L'anthracnose dans le bleuet en corymbe.
AUTRES INSECTES RAPPORTÉS
La chaleur actuelle réveille les fourmis. Des nids et des colonies sont actuellement très actifs. Pour en savoir plus, consultez la fiche technique Le contrôle des fourmis dans les bleuetières.
Livrée d'Amérique
La livrée d'Amérique est rapportée dans certaines bleuetières (Montérégie). Le problème semble négligeable pour l'instant, mais ouvrez l'oeil. Pour en savoir davantage, consultez la fiche technique Les chenilles forestières dans le bleuet en corymbe.
Liseron des haies
La plante est en croissance rapide actuellement. Elle commence à s'agripper aux plants dans les bleuetières infestées. Le stade le plus sensible aux herbicides, notamment au glyphosate, se situe sur des pousses bien développées, au début de la floraison du liseron. Selon certaines observations, la floraison correspond au maximum de flux descendant des assimilats foliaires, ce qui augmente l'efficacité des herbicides. Attention cependant, car le début de la floraison du liseron survient environ 25 à 30 jours avant le début de la récolte du 'Patriot'. Des herbicides comme le 2,4-D et le glyphosate ont des délais d'application avant la récolte de 30 jours.
Le liseron sera quand même sensible à ces herbicides avant la floraison (donc en ce moment). Toutefois, si le traitement est réalisé trop tôt, il pourra repousser à partir de son réseau de rhizômes qui est généralement très étendu et vigoureux. Il vaut mieux attendre encore une ou deux semaines avant d'intervenir, à moins que vous soyez déjà à la limite du délai récolte de 30 jours.
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |






