
Poursuite des semis et plantations malgré des conditions parfois difficiles. Interventions contre le charançon dans la carotte et les punaises dans le céleri. Tache cercosporéenne en augmentation dans la carotte en Montérégie et dans Lanaudière. Cœur noir dans le céleri en Montérégie.
Pour la période du au 23 au 30 juin, les températures ont été généralement dans les moyennes de saison pour la première partie de la période. Certaines régions ont connu une journée plus froide avant un réchauffement des températures pour finalement dépasser les normales en fin de période. Les températures de nuit ont été stables près des normales de saison, mais quelques régions ont connu des nuits sous la barre des 10 °C.
Les précipitations ont été variables : voir la carte des précipitations. Les précipitations fortes de la semaine précédente jumelées aux précipitations reçues par endroits cette semaine ont maintenu les sols humides. Certaines plantations ont été retardées ou déplacées en raison de l’humidité du sol. Les traitements phytosanitaires sont généralement à jour mais certains ont été réalisés plus tard que prévu. Le dépistage de certains champs n’a pas pu être réalisé lorsque le sol était trop humide lors de la visite du dépisteur.
L’ensoleillement a été généralement bon. L’humidité relative est restée élevée pendant de longues périodes pour plusieurs régions. Les conditions chaudes et humides devraient perdurer encore quelques jours pour plusieurs régions.
Carottes
Les semis se poursuivent dans toutes les régions. Les semis ont été plus difficiles dans certaines régions à cause du sol crouté et/ou trop humide. La levée des derniers semis est de qualité variable.
Tableau 1 : Stade d’avancement des cultures pour les régions où l’information est disponible
|
Région |
Stade d’avancement le plus avancé |
|---|---|
|
Capitale-Nationale |
4 à 5 feuilles |
|
Chaudière-Appalaches |
6 à 8 feuilles |
|
Lanaudière |
7 à 10 feuilles |
|
Montérégie |
Cello : 8 feuilles (rang fermé) Nantaises : récolte |
|
Saguenay–Lac-Saint-Jean |
4 feuilles |
Céleris
Les plantations de céleri-branche se poursuivent en Montérégie. Les champs les plus avancés de céleri-branche étaient au stade 8 branches (35 cm) et la rave des céleris-raves les plus avancés mesurait jusqu’à 4 cm de diamètre. Des champs de céleri-branche inondés le 20 juin semblent encore bien se porter.
Dans la Capitale-Nationale, le céleri-branche poursuit son développement normalement.
Charançon de la carotte
Dans les champs avec piégeage en Montérégie-Ouest et dans Lanaudière, les captures sont faibles. Des traitements insecticides continuent d’être effectués au stade 3-4 feuilles lorsque le seuil d’intervention est atteint, et au stade 5-6 feuilles lorsque les captures de charançons se poursuivent après le premier traitement.
Les pièges sont retirés dans les champs les plus avancés où le feuillage ne permet plus aux insecticides d’atteindre la base des plants.
Veuillez consulter la fiche technique pour plus d’information.
Mouche de la carotte (première génération)
Les résultats du piégeage des adultes de la première génération de la mouche de la carotte sont présentés au tableau 2.
Cet avertissement (pages 2 et 3) fournit davantage d’information sur la stratégie de lutte contre la mouche de la carotte.
Punaise terne
En Montérégie, les populations de punaise terne ont parfois nécessité des traitements dans les céleris-branches. Dans la Capitale-Nationale, la présence de la punaise terne adulte ne justifie toujours pas d’intervention.
Tableau 3 : Seuils d'intervention en fonction du stade du céleri-branche
| Moins de 10 cm | 1 individu par plant |
| De 10 à 45 cm | 1 individu par 5 plants |
| Plus de 45 cm | 1 individu par 10 plants |
Autres insectes dans la carotte
Des altises, des cicadelles et des vers gris sont toujours observés dans certains champs, sans être problématiques. Aucun nouveau symptôme du phytoplasme de la jaunisse de l’aster n’a été rapporté.
Autres insectes dans les céleris
En Montérégie, des altises, des chenilles, des limaces, des pucerons, des thrips et des vers gris sont observés dans certains champs, sans nécessiter d’intervention.
Tache cercosporéenne (Cercospora carotae)
La tache cercosporéenne augmente faiblement en Montérégie-Ouest, particulièrement sur les feuilles basses, et des traitements ont été effectués dans la carotte récoltée avec feuilles. La maladie est aussi plus présente dans Lanaudière, mais avec une incidence faible. Dans les champs de carotte hâtive, des traitements contre les maladies foliaires ne sont généralement pas requis à moins que les carottes soient vendues en bottes avec le feuillage.
Les traitements débutent dès l’apparition des premières taches étant donné que le marché exige un feuillage parfait.
Carottes hâtives vendues en cellophane (sans feuillage)
Il peut être justifié d’intervenir au besoin selon l’intensité de l’infestation. La plupart du temps, la maladie ne se répand pas suffisamment pour nuire à la croissance de la carotte ou à la récolte.
DÉSORDRES
Cœur noir
Une faible présence de cœur noir est rapportée dans le céleri-branche en Montérégie.
Des interventions (irrigation, apports foliaires) peuvent été effectuées afin de limiter les dommages. Pour plus de détails sur les symptômes, les causes et la prévention du cœur noir, consultez la « Stratégie d’intervention contre la nécrose marginale (brûlure de la pointe) dans la laitue et le cœur noir dans le céleri » présentée dans les pages 4 et 5 de l'avertissement N° 4 du 2 juin 2005.
En cas d’inefficacité des herbicides, il est important de d’abord vérifier si d’autres facteurs peuvent avoir nuit au contrôle de la mauvaise herbe. Si une résistance aux herbicides est soupçonnée, nous vous invitons à faire parvenir des échantillons au Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP), afin de confirmer la présence de résistance.
Le guide Stratégies de désherbage alternatives pour les légumes-racines en terres minérales pourra vous aider à choisir les bonnes méthodes de désherbage afin de diminuer les risques d’apparition de mauvaises herbes résistantes.
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |
Cet avertissement a été rédigé par Carl Dion-Laplante, agr. (PRISME) et Eve Abel, agr. (MAPAQ). Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter l'avertisseure du sous-réseau Carotte et céleri ou le secrétariat du RAP. Édition : Marianne St-Laurent, agr., M. Sc. et Sophie Bélisle (MAPAQ). La reproduction de ce document ou de l’une de ses parties est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite.

