Le bulletin d'information Spécial phytoprotection bio 2026 présente la liste des produits phytosanitaires à usage agricole homologués dans les cultures horticoles au Canada et acceptés par les organismes de certification biologique.
Les températures chaudes et humides qui se sont installées à partir du 28 juin ont favorisé le développement des cultures, mais aussi les maladies fongiques et bactériennes et les stress abiotiques.
Les précipitations ont été variables (de 4 à 35 mm), faibles en général, mais parfois élevées localement, s’ajoutant aux accumulations importantes survenues dernièrement. Ainsi, on a pu observer des zones où l’excès d’eau nuit à la croissance des plants dans les baissières ou des sites imparfaitement drainés.
Le sommaire agrométéorologique Solanacées vous informe des précipitations et du cumul des degrés-jours entre le 24 et le 30 juin 2026 :
La canicule se poursuivra jeudi et vendredi, suivie d’une baisse des températures qui seront plus proches des normales de saison. Des averses sont possibles jeudi et vendredi, mais le reste de la semaine sera sec et ensoleillé, ce qui devrait aider à ralentir le développement des maladies.
Un premier foyer de P. Capsici a été signalé dans les cucurbitacées en Montérégie et dans Lanaudière, mais aucun dans le poivron pour l’instant. L'avertissement N° 12 du 8 août 2004 résume les conditions d'apparition et les phases du développement de cette maladie dans le poivron.
Les symptômes de chancre et de moucheture bactérienne dans la tomate sont plus présents cette semaine en Montérégie, avec quelques premières observations de chancre sur fruit. Plusieurs cas de chancre en serre ont été signalés la semaine dernière. Cet avertissement fait le point sur les différences entre les symptômes en champ et en serre, et l’importance de la biosécurité pour éviter la propagation entre les sites de culture.
Des symptômes de moisissure grise sont signalés en Montérégie sur la tomate de champ. Cette maladie est plus fréquente sous abri et se manifeste en champ lorsque l’humidité est élevée pour une longue période. La tache fantôme est un symptôme caractéristique sur le fruit et n’est pas nécessairement accompagnée de sporulation ou autres symptômes sur le reste du plant.
INSECTES
Quelques adultes et nymphes de punaise terne et pentatomide sont signalés dans la tomate et le poivron, sans que des traitements soient justifiés pour l’instant.
Les éclosions de doryphores sont en cours dans l’aubergine dans la plupart des régions et les traitements sont effectués lorsqu’indiqué. Pour un rappel des seuils d'intervention et des techniques de dépistage, veuillez consulter l'avertissement N° 4 du 18 juin 2026.
Les pucerons sont en augmentation dans plusieurs régions, mais demeurent sous contrôle, bien souvent avec les prédateurs naturellement présents.
Les cicadelles sont signalées dans le poivron et l’aubergine en Montérégie et dans Lanaudière. Les traitements ne sont habituellement pas indiqués, surtout s’il n’y a aucun symptôme (jaunissement de la bordure des feuilles dû aux toxines injectées par l’insecte lorsqu’il s’alimente).
Quelques foyers de tétranyques sont signalés dans l’aubergine sous tunnel et dans la cerise de terre; cet acarien sera à surveiller, puisque la chaleur et la sécheresse favorisent son développement.
DÉSORDRES PHYSIOLOGIQUES
Les collaborateurs signalent de l’insolation, un blanchiment, puis un brunissement des zones de fruit exposées au soleil ou sous le fruit lorsque le reflet du soleil sur le plastique chauffe suffisamment l’épiderme du fruit.
Effet de la canicule sur le développement des fruits
Des températures de jour autour de 35 °C et de nuit au-dessus de 25 °C, ainsi que l’humidité élevée, ont un effet sur la pollinisation et la mise à fruit dans la tomate. Ces conditions réduisent la production de pollen et nuisent à la pollinisation. On peut donc s'attendre à des chutes de fleur et une réduction du nombre et de la grosseur des fruits initiés pendant la canicule (source : Tomato Pollination and Excessive Heat | Weekly Crop Update).
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |


