La semaine a été de nouveau chaude et humide et sans précipitations importantes dans la plupart des régions. Des précipitations significatives autour du 9 juillet dans certaines régions (notamment l’Estrie et la Mauricie) n’ont pas permis d’accumulations notables. Pour la plupart des régions, on se trouve en dessous du cumul de 2025 à la même date.
Les températures ont été encore une fois au-dessus des moyennes, mais les nuits un peu plus fraîches, ce qui devrait permettre de diminuer les éventuels problèmes de pollinisation. Encore cette semaine, très peu de désordres physiologiques sont signalés, et le grossissement des fruits se poursuit.
Le sommaire agrométéorologique solanacées vous informe des précipitations et du cumul des degrés-jours entre le 8 et le 14 juillet 2026 :
Pour la semaine qui vient, les températures seront un peu plus basses et certaines régions devraient recevoir une quantité appréciable de précipitations.
Tomate
Si la semaine dernière les collaborateurs rapportaient des taches fantômes dues à la moisissure grise, on a pu constater cette semaine, dans les Laurentides, la présence d’une sporulation grise sur les fruits et le début des symptômes sur les feuilles. Cette manifestation de la maladie est plus rare en champ et indique des conditions d’humidité prolongée.
Tout comme la semaine dernière, les autres maladies (alternariose, moucheture et chancre) sont stables et se retrouvent surtout sur les vieilles feuilles, bien que des fruits soient affectés par endroits. On note quand même une augmentation des symptômes de moucheture et de chancre sur fruit sur quelques sites.
Aubergine
Cerise de terre
Aucune nouvelle maladie signalée et la tache cercosporéenne, présente la semaine dernière en Montérégie, est stable.
Les punaises ternes et pentatomides sont généralement peu actives, mais les seuils sont atteints à certains endroits, notamment en Montérégie, dans le poivron et la tomate.
- Pour un rappel de la différence entre la chute physiologique des fleurs et les boutons coupés causés par la punaise, veuillez consulter l’avertissement N° 7 du 9 juillet 2026.
- Pour un rappel des techniques de dépistage et des seuils dans les différentes cultures, veuillez consulter l’avertissement N° 5 du 20 juin 2024.
Le scarabée japonais se manifeste un peu plus que la semaine dernière, dans l’aubergine et dans le poivron, causant des dommages d’alimentation dans les Laurentides, en Estrie et en Montérégie.
La cicadelle est en augmentation un peu partout, les symptômes d’alimentation seront à surveiller (une décoloration jaune du pourtour des feuilles, causée par la toxine injectée par la cicadelle).
Le doryphore (dans l’aubergine), les tétranyques et les pucerons sont présents, mais à des niveaux tolérables.
DÉSORDRES PHYSIOLOGIQUES
Certains champs de tomates montrent des symptômes d’enroulement physiologique des feuilles. Ce symptôme affecte surtout les vieilles feuilles et une grande partie du champ, ce qui permet de le différencier de symptômes viraux. La plante enroule ses feuilles pour limiter l’évapotranspiration. Ce symptôme temporaire peut être dû à une irrigation insuffisante ou inconsistante ou encore à une taille agressive durant une période de chaleur et de sécheresse intense. Il peut aussi survenir lorsque l’irrigation est adéquate, mais que la croissance foliaire dépasse ce que les racines peuvent fournir en eau, lors de périodes très chaudes.
Quelques collaborateurs signalent des symptômes de face de chat. Plus présent chez certaines variétés, ce désordre peut être dû à des fluctuations extrêmes de température entre le jour et la nuit. Pour voir des images de ce désordre : LIcultures Ontario - Tomates.
Les cas de fruits déformés ou de « zipper » (cicatrices longitudinales allant du pédoncule à l’extrémité apicale) sont signalés en Montérégie. Certains cultivars sont plus sensibles à cette déformation causée par des conditions difficiles lors de la pollinisation (ex. : chaleur, froid ou toute autre condition pouvant perturber les pollinisateurs, ce dont nous n’avons pas manqué dans les dernières semaines!).
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |


