On peut résumer la période du 15 au 21 juillet par une journée chaude suivie d'autres plus fraîches avec des précipitations sous forme d'orages et/ou d'averses, accompagnées parfois de vents forts. Selon les secteurs, de la pluie est tombée les 16, 18 et 21 juillet, en quantité variable. Dans certaines régions, ces précipitations sont insuffisantes pour refaire les réserves d'eau du sol ou remplir de façon significative les étangs d'irrigation dont le niveau est déjà bas.
Le sommaire agrométéorologique cucurbitacées vous présente le tableau des précipitations et des degrés-jours cumulés pour chacune des régions.
Dans les champs non irrigués où le sol est particulièrement sec, on nous rapporte beaucoup de jaunissement des vieilles feuilles et la présence de taches foliaires de nature abiotique. Les nouvelles feuilles sont toutefois épargnées. Le manque d'eau et les fortes chaleurs que nous avons eu peuvent être à l'origine de ces symptômes, causant un dépérissement accéléré des vieilles feuilles.
Le programme de détection des spores de mildiou de l'Université d'État du Michigan continue de signaler des échantillons d'air positifs dans plusieurs de ses comtés. Toutefois, aucune infection active en plein champ n'a été signalée à ce jour. Pour qu’il y ait infection, les spores doivent d’abord tomber sur une plante hôte, puis, pour germer, nécessitent un temps de mouillure de feuille suffisant pour pouvoir pénétrer dans la feuille et infecter la plante.
Selon le site Web IPMPipe website for CDM, consacré à la surveillance du mildiou dans les cucurbitacées aux États-Unis, le dernier cas de la maladie a été détecté en Caroline du nord sur des concombres le 20 juillet.
Si la maladie venait à arriver au Québec, ce sont les concombres et les melons brodés qui sont les plus à risque, car les spores qui arrivent au Québec sont généralement du clade 2, c'est-à-dire le groupe de la maladie qui infecte ces cultures. Nous gardons l'oeil ouvert!
Pour en savoir davantage sur le mildiou et connaître les produits phytosanitaires reconnus efficaces contre la maladie, consulter la fiche technique Mildiou des cucurbitacées.
Stratégies de traitement contre le blanc
Pour les courgettes et les concombres
Dès que la récolte est terminée, détruisez les vieux plants pour qu’ils ne deviennent pas une source de contamination pour les champs plus jeunes ou pour les autres cucurbitacées. Dans les autres semis, commencez les traitements dès l’apparition des premiers symptômes.
Pour les autres cucurbitacées
Selon les résultats d’essais d’efficacité menés par l’Université Ohio en 2021, il est suggéré de commencer les pulvérisations contre le blanc dès l’apparition des premiers symptômes. Commencez les traitements avec des fongicides à sites d’actions spécifiques comme le VIVANDO (metrafénone), l’APROVIA TOP (benzovindiflupyr + difénoconazole), et le LUNA SENSATION (fluopyram + trifloxystrobine), qui ont montré une bonne efficacité en 2021. Selon d’autres essais menés par l’Université d’État du Michigan en 2025, le VIVANDO ET L’APPROVIA TOP restent encore de bonnes options. Le pathogène peut cependant rapidement développer de la résistance si l’on ne fait pas de rotation parmi les différents groupes chimiques de ces fongicides.
En production biologique, le MICROTHIOL DISPERSS offre une excellente efficacité contre le blanc, mais il n’est pas toujours facile de se procurer le produit. Parmi les quelques biofongicides testés par l'Université Ohio en 2021, les résultats montrent que le MILSTOP (bicarbonate de potassium) ainsi que le REGALIA MAXX (extrait de la plante Reynoutria sachalinensis) peuvent réprimer le pathogène.
En conformité avec plusieurs études ontariennes et américaines, le CABRIO EG (pyraclostrobine) a perdu de son efficacité contre le blanc. Cependant, il peut toutefois supprimer les autres maladies telles que la tache alternarienne, la pourriture noire et l’anthracnose. Plusieurs fongicides ont été homologués contre le blanc ces dernières années.
Vous pouvez consulter le bulletin d’information N° 2 du 10 juin 2026 pour les fongicides homologués contre cette maladie en production biologique et conventionnelle.
On nous signale un nouveau petit foyer de tache plectosporienne (Plectosphaerella cucumerina/Plectosporium tabacinum) dans la courgette en Montérégie. La maladie est particulièrement à surveiller dans cette culture et dans la citrouille.
Pour en savoir davantage sur la tache plectosporienne, consulter la fiche technique Tache plectosporienne.
INSECTES ET ACARIENS
Surveillez les tétranyques à deux points : on signale leur présence en Montérégie, dans Lanaudière et en Chaudière-Appalaches, dans les concombres et les melons. Le développement des tétranyques est très rapide et les générations se succèdent à un rythme élevé par temps chaud.
Pour connaître les seuils d'intervention utilisés au Québec, en Ontario ou dans des États américains, consultez le Recueil des seuils d’intervention contre les insectes et les maladies en cultures maraîchères.
Vous pouvez aussi consulter le bulletin d’information N° 2 du 10 juin 2026 pour connaître les insecticides et les acaricides homologués dans les cucurbitacées en production biologique et conventionnelle.
Les premiers dommages du perceur de la courge (Melittia cucurbitae) ont été observés dans les Laurentides dans la courge d'hiver. Les plants montraient des signes de flétrissement. Les plants infestés présentent des trous d'entrée; ceux-ci sont souvent entourés d'excréments orangés semblables à de la sciure. Consulter le tableau des captures du perceur de la courge pour avoir un aperçu global des captures obtenues au sein du réseau de surveillance du perceur de la courge.
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |




