La période du 22 au 28 juillet a débuté par deux journées fraîches et venteuses. Dès le 24 juillet, le mercure a monté de façon significative, tout comme l’humidité ambiante. Selon les secteurs, des averses et orages ont laissé des quantités d’eau très variables les 22, 27 et 28 juillet. Des régions ont reçu beaucoup d’eau, même trop, bien que dans l’ensemble, ces précipitations étaient attendues, car le sol était très sec, des stress hydriques étaient apparents le jour et les niveaux des étangs d’irrigation étaient au plus bas.
Le sommaire agrométéorologique cucurbitacées vous présente le tableau des précipitations et des degrés-jours cumulés pour chacune des régions.
Les fruits des courges et citrouilles grossissent. Dans bien des cas, les courges poivrées ont déjà atteint leur calibre et leur couleur verte, mais doivent encore murir sur le plant pour obtenir un bon taux de sucre. Les fruits de courges spaghetti progressent bien.
Le programme de détection des spores de mildiou de l'Université de l'État du Michigan continue de signaler des échantillons d'air positifs, mais dans quelques comtés uniquement. Toutefois, aucune infection active en plein champ n'a été signalée à ce jour. Pour qu’il y ait infection, les spores doivent d’abord se trouver sur une plante hôte, puis, pour germer, elles nécessitent un temps de mouillure des feuille suffisant pour pouvoir y pénétrer et infecter la plante.
Selon le site Web IPMPipe website for CDM, consacré à la surveillance du mildiou dans les cucurbitacées aux États-Unis, le dernier cas de la maladie a été détecté en Caroline du nord sur des concombres, le 20 juillet 2026.
Si la maladie venait à arriver au Québec, ce sont les concombres et les melons brodés qui sont les plus à risque, car les spores qui arrivent au Québec sont généralement du clade 2, c'est-à-dire le groupe de la maladie qui infecte ces cultures. Nous gardons l'oeil ouvert!
Pour en savoir davantage sur le mildiou et connaître les produits phytosanitaires reconnus efficaces contre la maladie, consulter la fiche technique Mildiou des cucurbitacées.
Bien que très difficile à contrôler, l’application de fongicides AVANT l’apparition de la maladie dans les champs à risque et qui ont un historique de maladie peut aider à freiner le développement de l'agent pathogène. Les fongicides suivants ont démontré une capacité à freiner le développement de la maladie lorsqu'appliqués préventivement : ORONDIS ULTRA (groupes de résistance 40 et 49), ZAMPRO (groupes 40 et 45), PRESIDIO (groupe 43) et REVUS (groupe 40). Plus récemment, le fongicide XIVANA PRIME, dont la matière active est le fluoxapiproline (groupe 49), a également été homologué contre Phytophthora capsici et le mildiou.
Consulter le bulletin d'information N° 2 du 10 juin 2026 afin de connaître l'ensemble des produits biologiques et conventionnels homologués contre la maladie qui pourront exercer une répression ou une répression partielle du pathogène.
Pour en savoir davantage sur la tache plectosporienne, consulter la fiche technique Tache plectosporienne.
On nous rapporte la présence de quelques foyers de gale (Cladosporium cucumerinum) sur fruits de courge spaghetti en Montérégie. Les lésions sont rondes, souvent surélevées, sèches et liégeuses. La maladie apparait sur les fruits sans nécessairement causer de taches foliaires.
INSECTES ET ACARIENS
On observe encore la présence de quelques foyers de tétranyques à deux points, mais dans des vieux champs qui seront détruits sous peu.
Dans plusieurs régions, on nous indique la présence d'altise à tête rouge dans les champs. Celles-ci sont souvent sur les mauvaises herbes et causent habituellement peu de dommage aux cucurbitacées.
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |




