La chaleur a été de nouveau au rendez-vous la semaine dernière, avec des maximums au-dessus de 30 °C atteints au moins une fois dans toutes les régions et des nuits un peu plus chaudes que la semaine précédente.
En ce qui concerne les précipitations, la plupart des régions ont reçu entre 10 et 43 mm de pluie, avec beaucoup de disparité entre les régions.
Pour la prochaine semaine, Environnement Canada prévoit quelques épisodes de pluie jeudi et en début de semaine, ainsi que des températures un peu plus fraîches.
Voici les sommaires Agrométéo de la semaine du 5 au 11 août :
Le développement des cultures, la qualité et le volume des récoltes sont bons, selon les collaborateurs. La pression des maladies se stabilise, même si l'humidité et les rosées contribuent au maintien des niveaux de risque.
Les désordres physiologiques (pourriture apicale, insolation, "zipper" ou face de chat) sont toujours présents cette semaine, mais modérément.
MALADIES
Mildiou
Encore cette semaine, il n'y a aucun cas de mildiou de la pomme de terre (Phytophthora infestans) rapporté en Amérique du Nord, tant dans la tomate que dans la pomme de terre. Consulter l'avertissement N° 11 du 6 août 2026 pour accéder à des ressources afin de mieux planifier le dépistage et les interventions préventives.
Anthracnose
L'anthracnose est signalée dans la tomate et le poivron. Le premier symptôme de la maladie est une dépression ronde dans le fruit qui évolue en cercles bruns concentriques. Lorsque l’humidité relative est élevée, une sporulation de couleur saumon ou grise peut également se former.
Les espèces d’anthracnose présentes au Québec jusqu’à maintenant s’attaquent seulement aux fruits mûrs. Le développement de la maladie est favorisé par de longues périodes de mouillure des feuilles et des fruits. Une espèce plus rare, Colletotrichum scovillei, occasionnelle en Ontario, est plus agressive et s'attaque aux fruits verts qui n'ont pas de blessures ou de dommages. Si vous observez ces symptômes, n'hésitez pas à en parler à votre conseiller ou à faire un envoi au Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) du MAPAQ.
Phytophthora capsici
Dans le poivron, les cas de P. capsici restent limités. Un cas de "buckeye rot'' (mildiou zoné) causé par P. capsici a été signalé dans la tomate de champ non tuteurée dans les Laurentides, dans un site avec historique.
Les fruits des plants de tomates non tuteurés sont plus sensibles aux infections causées par P. capsici étant donné qu’ils peuvent être en contact direct avec le sol ou recevoir des éclaboussures de terre contaminée par le champignon.
Pyrales
Une pyrale a été rapportée dans un fruit de poivron par une collaboratrice, sur une entreprise où une pyrale avait également été capturée. Les populations de pyrales sont en diminution au Québec depuis plusieurs années, et les dommages sont rares, tant dans le poivron que dans le maïs sucré. Cependant, il arrive que des fruits soient endommagés par des chenilles, et dans certains cas, il s'agit de la pyrale. La surveillance se poursuit dans le maïs sucré et le poivron, mais pour l'instant, les seuils de traitement pour cet insecte ne sont pas atteints. Pour plus d'information sur les seuils et le piégeage de cet insecte, vous pouvez consulter la fiche technique La pyrale du maïs dans le poivron : Stratégies d’intervention pour les champs à risque.
Punaises
Il y a encore peu d’observations de punaises ternes, mais il y en a un peu plus que la semaine dernière. Les dommages d’alimentation aux fruits par les punaises pentatomides sont encore signalés dans les tomates et des traitements sont en cours dans certains cas. Pour un rappel des seuils et de la technique de dépistage, veuillez consulter l'avertissement N° 3 du 11 juin 2026.
Pucerons
Dans le poivron et l’aubergine, les populations de pucerons sont en légère hausse, à surveiller. Des traitements ont parfois été recommandés lorsque les seuils étaient atteints. Lors du dépistage, noter la présence d'ennemis naturels, qui suffisent souvent à assurer le contrôle des populations.
Le seuil d'intervention pour le poivron au Québec pour les plants bien développés est d'une moyenne de :
- Cinq pucerons par feuille dépistée OU;
- Une colonie par plant, sur 25 plants dépistés.
Il n'y a pas de seuil établi dans l'aubergine.
Aleurodes
Des populations importantes d’aleurodes sont signalées sous tunnel dans les Laurentides. Il s’agit d’un ravageur de serre, occasionnel dans les abris froids. Comme les pucerons, les aleurodes produisent du miellat qui favorise la formation de fumagine noire sur les feuilles et les fruits. L’aleurode peut également transmettre des virus dans la tomate. Pour plus d’information sur la gestion de cet insecte, veuillez consulter la fiche technique Aleurodes dans la tomate de serre. Pour les produits homologués, veuillez consulter SAgE pesticides - recherche Globale.
Tétranyques
Les populations de tétranyques sont sous surveillance puisqu'elles ont augmenté depuis la semaine dernière dans la tomate, l'aubergine et la cerise de terre. Le temps plus sec prévu la semaine prochaine pourrait favoriser une augmentation des populations.
Doryphores
Sous contrôle dans la plupart des régions, on note une augmentation des populations et des larves en Montérégie, justifiant parfois des traitements.
Pour un rappel des seuils d'intervention et des techniques de dépistage, veuillez consulter l'avertissement N° 4 du 18 juin 2026.
| Tous les seuils d'intervention sont tirés du Recueil des seuils d'intervention contre les insectes et maladies en cultures maraîchères (Nadia Surdek). |
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |


