Pour la période du 19 au 25 août, les températures ont été généralement dans les normales de saison. Comme pour la période précédente, les précipitations ont été fréquentes, mais les quantités d'eau tombées sont très variables d'un secteur à l'autre. On rapporte également de la grêle en Chaudière-Appalaches, ayant causé des dommages aux cultures.
Le sommaire agrométéorologique cucurbitacées vous présente le tableau des précipitations et des degrés-jours cumulés pour chacune des régions.
Les récoltes des courges plus hâtives, comme la spaghetti, la buttercup, la poivrée et la délicata, ont débuté. Les citrouilles grossissent, et d'autres sont déjà colorées. Les champs de courges butternuts sont à des stades plus variables. Certains ont des fruits sur le point d'être récoltés et d'autres sont au stade grossissement des fruits.
Afin de minimiser les risques d'apparition de mildiou, détruisez rapidement les champs de concombres et de melons brodés qui ne sont plus en récolte.
Pour en savoir davantage sur la tache plectosporienne, consulter la fiche technique Tache plectosporienne.
On nous rapporte la présence de foyers de tétranyques dans le concombre et le melon. Ces foyers sont souvent présents en bordure de champ, où les récoltes sont déjà passablement avancées. Détruisez ces champs dès que les récoltes sont terminées.
On signale également une augmentation de pucerons ailés et de colonies de pucerons dans plusieurs cucurbitacées. À cette période-ci de l'année, il est rare que l'on ait à traiter contre ce ravageur étant donné l'état d'avancement des cultures. Par contre, si les insectes auxiliaires sont trop peu nombreux et que les plants sont en début de récolte, un traitement insecticide est parfois nécessaire pour contrôler ces colonies importantes qui produisent un stress important aux plants et beaucoup de miellat.
Pour connaître les seuils d'intervention utilisés au Québec, en Ontario ou dans des États américains, consultez le Recueil des seuils d’intervention contre les insectes et les maladies en cultures maraîchères.
Vous pouvez aussi consulter le bulletin d’information N° 2 du 10 juin 2026 pour connaître les insecticides et les acaricides homologués dans les cucurbitacées, en production biologique et conventionnelle.
Des dommages causés par le perceur de la courge (Melittia cucurbitae) sur des fruits de courge spaghetti et de citrouille sont signalés en Estrie.
IMPLANTATION DE CULTURES DE COUVERTURE
Après la destruction des résidus de culture, il est aussi recommandé de couvrir les sols en semant des plantes de couverture (culture simple ou mélange de plusieurs espèces de plantes). En plus d'améliorer la santé et la conservation des sols, leur implantation contribue à la valorisation des éléments fertilisants et à la bonne gestion des ennemis des cultures, notamment en compétitionnant avec les mauvaises herbes et en interférant dans le cycle de développement de certains ravageurs et de certaines maladies. Il faut toutefois attendre les bonnes conditions de sol et météorologiques pour semer les cultures de couverture afin qu'elles germent rapidement et puissent croître de manière optimale. Plus l’implantation se fait tôt dans la saison, plus grand est le choix d’espèces qu'il est possible d'utiliser.
Référence utile : Cultures de couverture en productions maraîchères
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |


