Pour la période du 26 août au 1er septembre, les températures ont été généralement dans les normales de saison, sauf en début de période, avec quelques journées plus chaudes. Les nuits ont été davantage fraîches et les rosées matinales bien présentes. Les précipitations ont été fréquentes, mais les quantités d'eau tombées ont été très variables d'un secteur à l'autre et moindres que pour la période précédente.
Le sommaire agrométéorologique cucurbitacées vous présente le tableau des précipitations et des degrés-jours cumulés pour chacune des régions.
Les récoltes de concombres, de cornichons, de courgettes, de melons brodés et de melons d'eau achèvent. La qualité est généralement bonne.
Les récoltes des courges plus hâtives, comme la spaghetti, la buttercup, la poivrée et la délicata se poursuivent. Les citrouilles prennent leur belle couleur. Les champs de courges butternuts sont à des stades plus variables. Certains présentent des fruits sur le point d'être récoltés et d'autres sont au stade de la maturation. Dans l'ensemble, peu de maladies sur les fruits sont rapportées.
En Ontario, les premiers cas de mildiou (Pseudoperonospora cubensis) dans le concombre ont été confirmés le 27 août. Bien que les récoltes de concombres et de melons brodés achèvent, si vous prévoyez récolter encore quelques semaines, des pulvérisations préventives de fongicides peuvent être utiles.
Afin de minimiser les risques d'apparition de mildiou dans les champs encore en production, détruisez rapidement les champs de concombres et de melons brodés qui ne sont plus en récolte.
Pour suivre l'évolution du mildiou en Amérique, consulter le site Web IPMPipe website for CDM.
Afin d'en savoir davantage sur le mildiou et connaître les produits phytosanitaires reconnus efficaces contre la maladie, consulter la fiche technique Mildiou des cucurbitacées.
De façon générale, peu de maladies sur les fruits sont observées au champ. La qualité semble être au rendez-vous. Ici, on vous rapporte quelques cas de maladies dépistées au champ cette semaine, mais sachez que le nombre de fruits malades reste faible.
On rapporte de la gale (Cladosporium cucumerinum) sur fruits de courges spaghetti, de citrouilles et de courgettes. Les lésions sont peu nombreuses et plutôt sèches. Le fruit demeure généralement commercialisable. On rapporte quelques cas de pourriture noire (Stagonosporopsis cucurbitacearum, anciennement Didymella bryoniae) dans la courge spaghetti et la courge butternut.
Afin de minimiser tout risque d’infection, dès que la maturité des fruits est atteinte, il est important de sortir rapidement les fruits d’apparence saine des champs. Il faut aussi attendre que les fruits soient secs avant de débuter la récolte, puisqu'en absence d'une pellicule d’eau, les champignons pathogènes ont moins de risque de se développer lors de l'entreposage.
La présence de taches concentriques à la surface de fruits de melon d'eau est rapportée par quelques collaboratrices. Chaque année, on peut observer un faible nombre de fruits avec ces taches qui se nomme « Target Cluster » en anglais. Le phénomène n'est pas nouveau, on l'observe aux États-Unis depuis les années 1990. Ces lésions peuvent se retrouver autant sur les hybrides que sur des variétés ancestrales. Plusieurs ont longtemps cru qu'il s'agissait de virus, comme le virus de la mosaïque de la pastèque (WMV) ou encore le virus des taches en anneaux du papayer (PRSV). Cependant, aucune étude n'a établi de lien, de façon définitive, entre la présence de virus et le symptôme. L'origine de ces marques reste donc inconnue pour l'instant. Il n'y a pas de pourriture ou de bactéries associées à ces taches.
INSECTES SUR LES FRUITS
Surveillez les chrysomèles rayées du concombre, car s'il n'y a plus de fleurs dans vos champs, elles pourraient s'attaquer aux fruits. Le grignotement par les chrysomèles est rapporté sur les fruits de melon d'eau. On voit également davantage de chrysomèles des racines du maïs du nord et de chrysomèles des racines du maïs de l'ouest dans les fleurs de cucurbitacées. Les chrysomèles des racines du maïs peuvent également s'attaquer à l'épiderme des fruits en l'absence de fleurs.
La punaise de la courge peut aussi être présente de façon abondante sur les fruits, mais le nombre de fruits attaqués reste généralement faible, dans l'ensemble du champ.
Des dommages causés par le perceur de la courge (Melittia cucurbitae) sur des fruits de courge spaghetti et de citrouille sont signalés en Estrie. Consulter le tableau des captures du perceur de la courge pour avoir un aperçu global des captures obtenues au sein du réseau de surveillance du perceur de la courge.
IMPLANTATION DE CULTURES DE COUVERTURE
Après la destruction des résidus de culture, il est aussi recommandé de couvrir les sols en semant des plantes de couverture (culture simple ou mélange de plusieurs espèces de plantes). En plus d'améliorer la santé et la conservation des sols, leur implantation contribue à la valorisation des éléments fertilisants et à la bonne gestion des ennemis des cultures, notamment en compétitionnant avec les mauvaises herbes et en interférant dans le cycle de développement de certains ravageurs et de certaines maladies. Il faut toutefois attendre les bonnes conditions de sol et météorologiques pour semer les cultures de couverture afin qu'elles germent rapidement et puissent croître de manière optimale. Plus l’implantation se fait tôt dans la saison, plus grand est le choix d’espèces qu'il est possible d'utiliser.
Référence utile : Cultures de couverture en productions maraîchères
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |



